8 min de lecture Islamisme

Hommage à Samuel Paty : Macron dénonce "les lâches qui ont commis cet attentat"

ÉCLAIRAGE - Emmanuel Macron a assuré que la France continuerait "le combat pour la liberté", lors de l'hommage national rendu à Samuel Paty à Paris. "Nous continuerons ce combat (...) pour la raison dont vous êtes désormais le visage", a-t-il ajouté.

Emmanuel Macron, lors de l'hommage national rendu à Samuel Paty
Emmanuel Macron, lors de l'hommage national rendu à Samuel Paty Crédit : Francois Mori / POOL / AFP
Marie-Pierre Haddad
Journaliste RTL

"Le combat pour la liberté. Les mots d'Emmanuel Macron ont résonné dans le cour d'honneur de la Sorbonne, lors de l'hommage national rendu au professeur d'histoire-géographie assassiné, ce 21 octobre. "Samuel Paty fut tué parce que les islamistes veulent notre futur et ils savent qu'avec des héros tranquilles, comme lui, ils ne l'auront jamais", a ajouté le chef de l'État. 

Le président de la République a ainsi salué la mémoire de cet enseignant qui "aimait les livres". "Samuel Paty est devenu vendredi le visage de la République, a-t-il déclaré. Nous avons tous ancré dans nos cœurs le souvenir d’un professeur qui a changé le cours de notre existence". 

En rappelant les valeurs de la République, Emmanuel Macron a insisté sur le fait que "nous continuerons, professeur. Nous défendrons la liberté que vous enseigniez si bien et nous porterons la laïcité, nous ne renoncerons pas aux caricatures, aux dessins, même si d'autres reculent". 

Le président de la République a aussi dénoncé la "conspiration funeste" et "tous les lâches qui ont commis et rendu possible cet attentat".

Retrouvez l'hommage à Samuel Paty

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20h51 - C'est la fin de ce live consacré à l'hommage national à Samuel Paty. 

20h40 - Gilles Langlois, secrétaire national du syndicat des Enseignants Unsa et directeur d'une école primaire à Paris estime "qu'il faudra tirer les enseignements de ce qui est arrivé. Mais aujourd'hui, ce n'est pas le jour". "Il y a un sentiment d'angoisse qu'il ne faut pas minimiser", a-t-il ajouté au micro de Thomas Sotto.

20h34 - Comment expliquer aux enfants l'indicible ? Marie-Estelle Dupont, psychologue clinicienne et psychothérapeute explique au micro de RTL que pour les enfants de moins 6 ans, il est préférable "d'éteindre la télévision et de ne pas en parler devant eux. C'est une réalité psychique ingérable". 

Entre 6 et 12 ans, "attendez de voir ce que votre enfant vous amène (...) C'est important de ne pas projeter sur votre enfant, vos propres angoisses. Toujours resituer, donner la réalité concrète". 

 Pour les adolescents, "on en parle, on anticipe. C'est le moment dans lequel ils se projettent. Il faut en parler parce que les réseaux sociaux font qu'ils sont au courant et il fuat les décoller du traumatisme. Limitez les réseaux sociaux avec vos ados et ouvrez le débat à table", explique Marie-Estelle Dupont.

Emmanuel Macron appelle à l'unité nationale

Benjamin Sportouch, chef du service politique de RTL
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20h29 - Sur le plan politique, "Emmanuel Macron appelle à l'unité nationale (...) On sent bien qu'il y a un message politique très clair. À la fin de son discours, il rappelle les valeurs de la République. On l'a senti très ému et la fonction présidentielle habite aujourd'hui Emmanuel Macron", analyse Benjamin Sportouch, chef du service politique de RTL.

20h23 - Virginie est venue assister à la cérémonie d'hommage national. "C'était la nécessité d'être en communion républicains. J'aime mon pays, mon continent, je suis fière de ce que la France porte comme valeurs et il ne faut pas avoir peur", explique-t-elle au micro de RTL à la fin de l'hommage.

Jean-Christophe Alquier, communiquant, explique au micro de RTL : "Emmanuel Macron a parlé au cœur, a parlé à l'homme. On a senti aussi que pour lui, quelque chose de très intime se jouait (...) Il a une proximité, une familiarité et une intimité avec l'école de la République. Ce discours avait pour objectif de donner un sens à la barbarie en convoquant les pères fondateurs de la République françaises, Jean Jaurès et Ferdinand Buisson, le penseur de l'école républicaine".

20h20 - Suivez l'édition spéciale de RTL, présentée par Thomas Sotto.

20h02 - La Marseillaise est jouée par l'Orchestre à cordes de la Garde Républicaine. Après une minute de silence et de recueillement, le cercueil de Samuel Paty quitte la cour d'honneur de la Sorbonne. La Symphonie n3 de Mozart, interprétée par l'Orchestre à cordes de la Garde Républicains résonne.

En France, les lumières ne s'éteignent jamais. Vive la République et vive la France

Emmanuel Macron
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19h56 - "Samuel Paty est devenu vendredi le visage de la République, de notre volonté de briser les terroristes, ajoute Emmanuel Macron. Nous continuerons, professeur". "En France, les lumières ne s'éteignent jamais. Vive la République et vive la France", a conclu le chef de l'État qui a expliqué que "nous ne renoncerons pas aux caricatures, aux dessins".

19h48 - "Samuel Paty aimait les livres, plus que tout. Il aimait les livres pour transmettre à ses élèves et à ses proches, la passion de la connaissance et le goût de la liberté", poursuit le président de la République. 

Il était de ces professeurs que l'on n' oublie pas

Emmanuel Macron
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"Il était de ces professeurs que l'on n'oublie pas", déclare Emmanuel Macron. Et d'ajouter : "'Je voudrais que ma vie et ma mort servent à quelque chose', avait-il un jour. Alors pourquoi Samuel fut-il tué. Vendredi soir, j'ai d'abord cru à la folie aléatoire (...) Une victime de plus du terrorisme gratuit (...) Il ne faisait qu'enseigner. Il n'était pas l'ennemi de la religion dont ils se servent. il avait lu le Coran (...) Samuel Paty fut tué parce que les islamistes veulent notre futur et ils savent qu'avec des héros tranquilles, comme lui, ils ne l'auront jamais"

19h44 - Emmanuel Macron s'avance à son tour à la tribune faisant face au cercueil de Samuel Paty. 

"Ce soir, je ne parlerai pas du cortège de terroristes, de leurs complices et de tous les lâches qui ont commis et rendu possible cet attentat. Je ne parlerai pas de ceux qui ont livré son nom. Je ne parlerai pas de ceux qui ont livré son nom aux barbares. Ce soir, je veux parler de votre fils. Je veux parler de votre frère, de votre oncle, de celui que vous avez aimé, de ton père. Ce soir, je veux parler de votre collègue, de votre professeur, tombé parce qu'il avait fait le choix d'enseigner, assassiné parce qu'il avait décidé d'apprendre à ses élèves à être citoyen", déclare Emmanuel Macron.

19h41 - Marie Cuirot, enseignante, lit à son tour un poème À Samuel de Gauvain Sers, à la demande de la famille. "L'innocent que l'on tue, on ne s'habitue pas", dit-elle. 

C'est désormais au tour d'une élève de 2nd au lycée Massillon à Paris dans le IVème arrondissement de lire la lettre de Camus à son instituteur, Louis Germain.

19h37 - "Nous te saluons, camarade". Le texte "aux instituteurs et institutrices" de Jean Jaurès est lu par Christophe Capuano, un ami de Samuel Paty, aussi enseignant. "Les enfants qui vous sont confiés n'auront pas seulement à écrire et à déchiffrer une lettre, à lire une enseigne au coin d'une rue, à faire une addition et une multiplication", dit-il.

Il termine sa lecture par ces mots : "Adieu Samuel". Le silence règne toujours dans l'enceinte de la cour de la Sorbonne.

19h31 - Le cercueil de Samuel Paty fait son entrée dans la cour d'honneur de la Sorbonne, alors que la chanson One du groupe irlandais U2 est diffusée. Il s'agissait d'une demande de la famille du professeur d'histoire-géographie.

19h30 - La cérémonie d'hommage à Samuel Paty débute. Emmanuel Macron entre dans la cour d'honneur de la Sorbonne où règne le silence et s'installe au premier rang à côté de son premier ministre Jean Castex et du président du Sénat Gérard Larcher.

Quelques minutes avant, le président était avec la famille de Samuel Paty pour la remise de la Légion d'honneur à titre posthume.

19h14 - La cour d'honneur de la Sorbonne se remplie peu à peu. 400 personnes assisteront à l'hommage national à Samuel Paty.

18h54 - Brigitte Macron a écrit une lettre d'hommage à Samuel Paty. "Aujourd'hui avec vous nous sommes tous Profs", écrit l'ancienne enseignante. "Être prof (...) C'est transmettre et anticiper (...) C'est entrer dans une classe et s'y sentir à sa juste place (...) C'est développer l'esprit critique (des élèves) pour les rendre libres", poursuit-elle. 

Brigitte Macron "a été bouleversée", confie Valérie Trierweiler. Une chronique à réécouter ici.

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Assassinat de Samuel Paty : Brigitte Macron "a été bouleversée", confie Valérie Trierweiler Crédit Média : RTL | Date :

18h42 - Invité de RTL Soir, le général d’armée Pierre de Villiers, auteur de L’Equilibre est un courage (Éditions Fayard) affirme qu'il y a "la guerre à mener maintenant". "Mais il y a aussi l'anticipation. C'est plus important (...) Comment on va construire la paix à l'issue", explique-t-il.

"Je ne comprends pas que l'on puisse confiner pendant huit semaines le peuple français et que pour des histoires de droits, on ne puisse pas renvoyer un imam qui prêche contre la France, qu'on ne puisse pas fermer une salle radicale où les prêches sont anti-Français", déclare le général d’Armée Pierre de Villiers qui estime qu'"il faut remettre de la fermeté" et "retrouver de l'humanité"

Y-a-t-il un risque de guerre civile en France ? "Évidemment", répond-il.

18h40 - Retrouvez et réécoutez l'interview de la philosophe Élisabeth Badinter.

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Elisabeth Badinter était l'invitée de RTL Soir Crédit Image : RTL | Crédit Média : RTL | Date :

18h38 - En pleine campagne présidentielle, François Fillon publiait le livre Vaincre le totalitarisme islamique. Dans un entretien à L'Express, l'ancien premier ministre brise le silence et se dit favorable à l'interdiction du voile dans l'espace public, "mais pas dans la rue".

18h34 - Depuis l'assassinat de Samuel Paty, les témoignages des professeurs se multiplient. Des mots de courage qui laissent échapper parfois de l'indignation. Ils partagent leur quotidien dans la crainte de la rentrée du 2 novembre et de la lourde tâche qui les attend.

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Samuel Paty : témoignage de Anne-Marie, professeure de lettres à Coulommiers Crédit Image : RTL | Crédit Média : RTL | Durée : | Date :

18h28 - "Je souhaite de tout cœur que le courage l'emporte, que les professeurs soient résistants. Mais personne d'autres qu'eux ne peuvent en juger", ajoute-t-elle au micro de Thomas Sotto.

18h25 - "Je comprends tout à fait que Samuel Paty ait proposé à ses élèves de quitter la salle. C'est une délicatesse, estime Élisabeth Badinter. Il a fait le maximum. Pour autant, ce maximum n'est pas conforme à l'école républicaine. Mais comment faire autrement ?"

Un livre de caricatures va être diffusé dans les lycées à la rentrée. Une bonne initiative, estime la philosphe.

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18h17 - La philosophe Élisabeth Badinter est l'invitée de RTL Soir.

"Je ressens cette colère et je la ressens depuis 30 ans. J'ai vu l'épisode de la crèche Baby-Lou, Charlie Hebdo (...) Cette colère ne m'a jamais quittée. Il fallait convaincre qu'il n'y avait pas là des attaques contre les musulmans mais des attaques contre l'islamisme politique. Malheureusement, les musulmans n'ont pas su faire la différence entre ce que l'on reprochait à l'islamisme politique, alors qu'on ne leur reprochait rien"

Il faut accepter d'être un combattant idéologique

Élisabeth Badinter
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Que faire pour apaiser la colère ? "Résister. on résiste en ne se laissant pas impressionner par des discours, notamment d'une partie de la gauche très culpabilisante (...) Il faut résister, il faut accepter d'être un combattant idéologique", explique la philosophe qui estime que "nous sommes en guerre idéologique" et qu'il faut "sortir du politiquement correcte".

Élisabeth Badinter "espère" la fin de l'anonymat sur les réseaux sociaux.


18h10 - La Nation s'apprête à rendre hommage à Samuel Paty, exécuté donc pour avoir enseigné la liberté d'expression.

C'est devant les statues de Victor Hugo et de Louis Pasteur, dans la Cour d'honneur de la Sorbonne à Paris, que cette cérémonie d'hommage national aura lieu. Elle commencera à 19h30, mais avant cela, Emmanuel Macron se recueillera avec la famille de Samuel Paty à qui il remettra la légion d'honneur à titre posthume.

 "Une séquence privée et à l'abris des regards", explique Vincent Derosier journaliste politique à RTL. "Les gardes républicains porteront ensuite le cercueil de l'enseignant assassiné dans la cour d'honneur de la Sorbonne (...) Une série de lectures et de témoignages sera aussi effectuée par des élèves (...) Le président prendra la parole un peu avant 20 heures pour une quinzaine de minutes, un éloge funèbre et un message à tous les enseignants de France", explique-t-il.

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Comment va se dérouler l'hommage à Samuel Paty à la Sorbonne Crédit Image : RTL | Crédit Média : Vincent Derosier | Durée : | Date :

18h - Bonsoir à tous. Ce live est consacré à la cérémonie en hommage à Samuel Paty, assassiné sauvagement le 16 octobre dernier.

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