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Les infos de 18h - Procès du 13 novembre : Salah Abdeslam estime être "traité comme un chien"

Premiers débats et premiers coups d'éclat ce mercredi 8 septembre à l'ouverture du procès des attentats de Paris, où Salah Abdeslam dénonce ses conditions de détention.

Salah Abdeslam assiste à son procès à Bruxelles lundi 5 février 2018
Salah Abdeslam assiste à son procès à Bruxelles lundi 5 février 2018
Crédit : Emmanuel DUNAND / POOL / AFP
Les infos de 18h - Procès du 13 novembre : Salah Abdeslam estime être "traité comme un chien"
16:46
Le journal RTL de 18h du 08 septembre 2021
16:46
Cindy Hubert - édité par Sarah Belien

Il a été au cœur de cette première journée d'audience. À la cour d'assises spéciales de Paris, les regards sont tournés vers Salah Abdeslam, un des principaux accusés des attentats du 13 novembre 2015 qui a fait 130 morts. Un Salah Abdeslam qui a donné le ton dès les premières minutes du procès ce mercredi 8 septembre.

Le président lance l'appel : "Levez-vous M. Abdeslam". L'accusé se lève. Toute la salle le scrute à la recherche du moindre indice dans son apparence qui pourrait laisser espérer un changement d'attitude. Des cheveux mi-longs, une barbe fournie qui dépasse de son masque... La voix de Salah Abdeslam résonne soudain dans la cour : "Tout d'abord je tiens à témoigner qu'il n'y a pas d'autres divinités à part Allah".

La salle frémit, mais le président garde son calme. "Votre métier", interroge-t-il. "J'ai délaissé toute profession pour devenir un combattant de l'État islamique". Le président réplique : "J'avais noté intérimaire". Cette fois se sont des rires qui fusent dans la salle, mais ces quelques mots de Salah Abdeslam laissent un goût amer aux victimes. "J'avoue que l'ai un peu insulté du fond de la salle murmure l'une d'elle". Elle a perdu son enfant sur les terrasses.

"Traité comme un chien"

Après plusieurs interruptions d'audience, Salah Abdeslam est sorti de ses gonds en fin de journée sur ses conditions de détention. "Ici c'est très beau dans la salle, il y a des écrans plats. Mais il faut voir comment c'est derrière, hurle le principal accusé. Ça fait plus de 6 ans que je suis traité comme un chien et je dis rien, parce que je sais qu'après la mort je serai ressuscité". Ceux qui espéraient encore quelque chose d'Abdeslam, les familles de victimes et les rescapés, sortent sonnés.

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