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Mineurs isolés : pourquoi les départements portent plainte contre Zemmour ?

Huit départements ont déposé plainte contre le chroniqueur controversé Eric Zemmour, contestant ses propos lors de l'émission "Face à l'info" diffusée sur Cnews.

Éric Zemmour
Éric Zemmour
Crédit : JOEL SAGET / AFP
Sarah Belien

Après avoir été condamné la semaine dernière pour les mêmes motifs à 10.000 euros d'amende, Eric Zemmour est désormais visé par une enquête pour "provocation à la haine raciale", ouverte jeudi 1er octobre par le parquet de Paris. À ce jour, huit départements ont porté plainte contre le polémiste pour ses propos tenus durant l'émission Face à l'Info diffusée quotidiennement sur Cnews.

Lors d'un débat animé avec la journaliste Christine Kelly sur la question des mineurs isolés, Eric Zemmour a asséné mercredi soir que "tous" les mineurs migrants sont "voleurs", "assassins" et "violeurs", après l'attentat perpétré la semaine dernière devant les ex-locaux de Charlie Hebdo.

Suite à ces propos décrit comme "abjectes et racistes, le président de Loire-Atlantique Philippe Grosvalet (PS) a décidé de porter plainte. Dans un communiqué, ce dernier témoigne "que les mineurs non accompagnés pris en charge par le département de Loire-Atlantique manifestent une forte volonté d'insertion," a-t-il écrit.

Dès vendredi, sept autres départements ont suivi le pas en annonçant porter plainte contre le chroniqueur : les présidents PS des départements du Gers, Philippe Martin, de la Haute-Garonne, Georges Meric, des Landes, Xavier Fortinon, des Pyrénées-Orientales Hermeline Malherbe, de la Gironde, Jean-Luc Gleyze, du Finistère et de l'Aude.

"Une incitation à la haine"

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Samedi 3 octobre, les plaintes continuent de tomber. La présidente du conseil départemental du Finistère Nathalie Sarrabezolles a notamment déclaré : "ces propos racistes, tout simplement abjectes, constituent une incitation à la haine et portent atteinte non seulement aux mineurs accueillis, mais à notre République et à nos valeurs, qui fondent la cohésion nationale", a-t-elle indiqué.

Le conseil départemental de l'Aude, présidé par Hélène Sandragné, a également déclaré son intention de porter plainte. "Ses victimes cette fois, ce sont des enfants, les mineurs isolés sur notre territoire. Victimes du racisme d’un journaliste qui bafoue en permanence la déontologie de son métier. Victimes d’une généralisation abusive qui jette l’opprobre sur tous les mineurs non accompagnés", a-t-elle écrit sur compte Facebook.

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