3 min de lecture Attaque à Strasbourg

Attentat à Strasbourg : deux nouvelles gardes à vue, le point sur l'enquête

ÉCLAIRAGE - Chérif Chekatt, le terroriste présumé de l'attentat de Strasbourg, a été abattu par la police jeudi 13 décembre. Malgré tout, l'enquête se poursuit à la recherche d'éventuels complices.

Rémy Heitz, le procureur de la République de Paris le 12 décembre 2018
Rémy Heitz, le procureur de la République de Paris le 12 décembre 2018 Crédit : Patrick HERTZOG / AFP
ClaireGaveau
Claire Gaveau
et Clarisse Martin

Fin de la traque. L'homme le plus recherché de France, depuis l'attaque perpétrée à Strasbourg, a été neutralisé jeudi 13 décembre au cours de le soirée. Chérif Chekatt, qui s'était retranché dans le quartier du Neudorf, a été abattu par les forces de l'ordre après avoir ouvert le feu sur des policiers qui voulaient vérifier son identité.

48 heures plus tôt, mardi 11 décembre, ce dernier est suspecté d'avoir tiré à plusieurs reprises aux abords du marché de Noël de la ville alsacienne. Selon un dernier bilan, trois personnes ont été tuées et une quatrième se trouve en état de mort cérébrale. Treize personnes ont également été blessées.

La section antiterroriste du parquet de Paris s'est rapidement saisie de l'affaire et a ouvert une enquête pour "assassinats, tentatives d'assassinats en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs terroriste criminelle".

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Sept personnes en garde à vue

Sept personnes de l'entourage du terroriste présumé sont dorénavant placées en garde à vue. En effet, deux personnes de l'entourage ont été interpellées cette nuit et viennent s'ajouter aux cinq premières gardes à vue. 

Rémy Heitz, le procureur de Paris, a donné le détail de ces interpellations lors d'une conférence de presse ce vendredi 14 décembre. Il s'agit des "quatre membres de sa famille, placés en garde à vue dans la nuit de mardi à mercredi dernier, [ses parents et deux frères, NDLR] ainsi que trois membres de son entourage proche, dont un placé en garde à vue hier matin et deux cette nuit", a-t-il détaillé.

D'autres complices en liberté ?

Chérif Chekatt a-t-il bénéficié de complices pour mener à bien son attaque ? Cette question reste en suspens et est l'une des priorités des enquêteurs après la neutralisation du suspect. "L'enquête va désormais se poursuivre pour identifier d'éventuels complices ou coauteurs susceptibles de l'avoir aidé ou encouragé dans la préparation de son passage à l'acte", a expliqué Rémy Heitz, le procureur de Paris.

Le radicalisation du suspect était connue

Connu de la justice et des services de police pour des faits de droit commun, le suspect numéro 1 était également dans le radar des autorités pour radicalisation. Inscrit au Fichier des signalements pour la prévention et la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT), Chérif Chekatt faisait l'objet d'une fiche S et était suivi par la DGSI. L'homme devait même être interpellé par les gendarmes mardi matin, dans le cadre d'une enquête de droit commun, quelques heures avant la fusillade, mais a échappé à cette arrestation.

Pour le criminologue Alain Bauer, invité de RTL le 12 décembre, il pourrait s'agir d'un acte "improvisé". "On n'est pas du tout dans une affaire extraordinairement structurée", estime-t-il, étayant son propos en disant que l'arme la plus puissante dont disposait l'homme, une grenade, était restée à son domicile au moment des faits.

Un "soldat" de Daesh ?

Rapidement après la mort de l'assaillant, Daesh a annoncé que Chérif Chekatt était un "soldat" de l'organisation terroriste. "Il a mené cette opération en réponse à l'appel à viser les citoyens des pays de la coalition internationale", selon un communiqué diffusé par le media de propagande Amaq.

Une revendication jugée "totalement opportuniste" pour Christophe Castaner, le ministre de l'Intérieur. "Ce n'est pas la revendication totalement opportuniste de Daesh qui change quoi que ce soit. Il y avait ici un homme qui a nourri en son sein le mal", a déclaré Christophe Castaner. 

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