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Résultats présidentielle américaine : les sondeurs se sont-ils encore trompés ?

Au niveau national, l'avance de Joe Biden semble se confirmer. Mais les principaux instituts de sondage ont peut-être, comme en 2016, échoué à prédire les résultats dans les États-clés.

Illustration vote anticipé à Miami, en Floride, le 21 octobre 2020
Illustration vote anticipé à Miami, en Floride, le 21 octobre 2020
Crédit : JOE RAEDLE / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP
Victor Goury-Laffont

"Une victoire de Donald Trump serait le plus grand loupé des instituts de sondage au XXIème siècle", affirmait un bookmaker important au magazine américain Newsweek, quelques heures seulement avant le début de la soirée électorale du 3 novembre 2020.

Et pourtant, le lendemain matin, le résultat de l'élection reste inconnu. Une victoire écrasante, décrite aux États-Unis comme un "landslide", de Joe Biden paraît désormais impossible, mais le candidat démocrate a encore des chances de s'imposer, malgré les cris de victoire de Donald Trump.

Dans leur ensemble, les instituts de sondages prévoyaient une victoire confortable pour l'ex vice-président. Le site RealClearPolitics, qui agglomère les différents sondages publiés, parlait d'une victoire avec un peu plus de 300 grands électeurs, contre un peu plus de 200 pour le président sortant. FiveThirtyEight, qui analyse également les enquêtes d'opinions, donnait Joe Biden vainqueur dans 89% des scénarios.

Une victoire du démocrate avec 290 grands électeurs, une hypothèse encore envisageable, tomberait "dans l'intervalle d'incertitude" des prévisions électorales, rassure George Elliot Smith, journaliste pour The Economist. Cela traduirait donc une erreur qui serait seulement marginale.

Des erreurs dans les "swing states"

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Au niveau national, Joe Biden remportera vraisemblablement le plus grand nombre de votes, une donnée prédite avec réussite par les sondeurs. Mais aux États-Unis, le vote populaire ne décide pas le vainqueur de l'élection. La clé réside dans la victoire dans quelques États-clés ou "swing states".

Comme en 2016, où Hillary Clinton avait déjà obtenu plus de voix que Donald Trump, c'est dans l'analyse dans ces États en particulier que les sondeurs semblent avoir commis des erreurs. En Floride, par exemple, un sondage réalisé fin octobre pour le New York Times donnait à Joe Biden une avance de 3%. La marge d'erreur indiquée était de 3,2%. À l'inverse, avec 96% des suffrages dépouillés, Donald Trump présente une avance de 4%.

Une "majorité silencieuse" ?

Le nombre important de votes qui n'ont pas encore été comptés rend difficile de déterminer dans quelle mesure les sondages ont fait fausse piste, pour la deuxième fois d'affilée. La course est en tout cas bien plus disputée que ce qui était prévu.

Fin août, le journaliste du New York Times Kevin Roose s’interrogeait sur la présence d'une "majorité silencieuse", identifiable via Facebook, qui pourrait réélire Donald Trump "malgré son retard dans les sondages", indiquant que les publications pro-Trump généraient un trafic particulièrement élevé sur le réseau social. "Observer les préférences, ce que les gens lisent, regardent et consultent quand personne ne les regarde, peut être un meilleur indicateur que ce qui est dit aux sondeurs".

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