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Fusillades à Vienne : ce que l'on sait de l'attaque terroriste survenue en Autriche

Plusieurs hommes armés ont semé la terreur ce lundi 2 novembre au soir en plein centre de Vienne, faisant quatre morts, dont un suspect, et plusieurs blessés. "Une attaque terroriste répugnante", selon le chancelier autrichien.

Des passants fuient les rues de Vienne visée par des fusillades le 2 novembre 2020
Des passants fuient les rues de Vienne visée par des fusillades le 2 novembre 2020
Crédit : Joe Klamar / AFP
Fusillades à Vienne : ce que l'on sait de l'attaque terroriste survenue en Autriche
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Sarah Ugolini & AFP

"Au moins un suspect se trouve en fuite" après les fusillades qui ont fait cinq morts, dont un des assaillants, dans le centre de Vienne ce lundi 2 novembre au soir, a déclaré devant la presse le ministre autrichien de l'Intérieur. Un des assaillants voire plusieurs autres sont toujours en fuite.

À ses côtés, le directeur général de la Sécurité publique, Franz Ruf, a annoncé "un renforcement des contrôles aux frontières" et la mise en place de barrages dans la ville. "Une attaque terroriste répugnante", selon le chancelier autrichien. Les fusillades sont survenues en tout début de soirée, à quelques heures de l'entrée en vigueur d'un reconfinement de l'Autriche pour lutter contre la pandémie de Covid-19. 

Le drame s'est déroulé en plein coeur de la ville, près d'une importante synanogue et de l'Opéra. "Six différents lieux" ont été visés, a précisé la police. "À ce stade, il n'est pas possible de dire si la synagogue" était la cible des tireurs, a réagi Oskar Deutsch, le président de la Communauté israélite de Vienne (IKG).

Les hommes étaient lourdement armés, notamment d'armes automatiques et ont tiré sans discernement sur les clients de bars et cafés. "Ils ont agi de façon professionnelle", a précisé le chancelier autrichien. Ils auraient tiré des centaines de fois. 


L'assaillant tué par la police était "un sympathisant" du groupe jihadiste État islamique (EI), a annoncé mardi matin le ministre autrichien de l'Intérieur. "C'est une personne radicalisée qui se sentait proche de l'EI", a déclaré Karl Nehammer lors d'une conférence de presse.

15 personnes hospitalisées, dont 7 dans un état grave

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Un des agresseurs a été abattu par la police, intervenue rapidement sur les lieux et dont l'un des membres a été blessé. Aucun détail n'a été fourni sur l'identité de la personne décédée. Le maire de la ville a par ailleurs fait état de 15 personnes hospitalisées, dont 7 dans un état grave.

Sur place, les forces de police se sont mobilisées en nombre pour sécuriser les lieux, tandis que des passants prenaient la fuite. Peu de temps après, les spectateurs de l'Opéra quittaient sous escorte la représentation, la dernière avant le confinement. Le ministre a appelé les habitants à faire montre de prudence et à rester chez eux. "Restez à la maison ! Si vous êtes dehors, réfugiez-vous quelque part ! Restez loin des lieux publics, n'utilisez pas les transports !", a lancé la police sur son compte Twitter.

Un témoin, interrogé sur une chaîne de télévision, a dit avoir vu "courir une personne avec une arme automatique, qui tirait sauvagement", un autre témoin faisant état "d'au moins 50 coups de feu". Selon le témoignage d'une jeune femme recueilli par l'AFP, le quartier a été aussitôt bouclé. Les clients des restaurants et bars du quartier se trouvaient toujours confinés à l'intérieur en milieu de nuit.

Nous ne nous laisserons jamais intimider par le terrorisme et nous combattrons ces attaques

Le chancelier autrichien Sebastian Kurz.

"Tout à coup, les serveurs ont éteint la lumière et demandé aux gens de s'éloigner des fenêtres", a-t-elle confié. Le chancelier Sebastian Kurz a vivement condamné ces attentats. "Nous ne nous laisserons jamais intimider par le terrorisme et nous combattrons ces attaques avec tous nos moyens", a-t-il affirmé, disant ses pensées pour "les victimes, les blessés et leurs proches".

L'Union européenne a elle aussi fustigé "avec force" cette "horrible attaque", selon les mots du président du Conseil européen Charles Michel, évoquant "un acte lâche" qui "viole la vie et nos valeurs humaines". Pour sa part, la présidente de la Commission européenne, écrit, également sur Twitter: "L'Europe est totalement solidaire de l'Autriche. Nous sommes plus forts que la haine et la terreur".

"Nos ennemis doivent savoir à qui ils ont affaire. Nous ne céderons rien", a réagi de son côté le président français Emmanuel Macron. L'Allemagne a aussi dit fait part de sa solidarité. "Nous ne devons pas céder à la haine qui cherche à diviser nos sociétés", a affirmé son ministère des Affaires étrangères.

Les pays voisins renforcent leurs frontières

Dès le lendemain de l'attaque, deux pays frontaliers, l'Allemagne et la République Tchèque, ont eux aussi annoncé un renforcement des contrôles aux frontières. Un porte-parole de la police fédérale allemande a indiqué auprès de l'AFP qu'il s'agissait d'une "priorité tactique".  

De son côté, la police tchèque a indiqué dès le 2 novembre au soir mener "des contrôles des véhicules et des passagers aux postes frontière avec l'Autriche", décrivant ceci comme une "mesure préventive à la suite de l'attaque terroriste à Vienne". La République Tchèque a également précisé avoir renforcé la sécurité "des principaux sites juifs" du pays.

Une attaque qui intervient dans un climat tendu

Cette nouvelle attaque, dans une ville où la criminalité est habituellement très faible, intervient dans un climat très tendu en Europe. En France, trois personnes ont été tuées jeudi dans une attaque au couteau à la basilique Notre-Dame-de-l'Assomption de Nice par un jeune Tunisien fraîchement arrivé en Europe. 

Le plan de sécurité "vigipirate" a été porté au niveau "urgence attentat" sur l'ensemble du territoire. Quelques jours auparavant, la décapitation de Samuel Paty, professeur d'histoire qui avait montré des caricatures de Mahomet à ses élèves dans un cours sur la liberté d'expression, avait choqué au-delà de la France et plongé le monde enseignant dans l'effroi et la sidération.

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