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Coronavirus : de Wuhan à l'espoir d'un vaccin, les dates clés de la pandémie

ÉCLAIRAGE - En décembre 2019, les premiers cas d'infections dûs à un virus inconnu faisaient leur apparition en Chine. Un an, et près d'un million et demi de morts, plus tard, le monde attend avec impatience le vaccin qui le délivrera de la crise sanitaire.

Le 12 juillet 2020, des habitants de Wuhan, berceau de l'épidémie de Covid-19, observent la crue du fleuve Yangtze
Le 12 juillet 2020, des habitants de Wuhan, berceau de l'épidémie de Covid-19, observent la crue du fleuve Yangtze Crédit : STR / AFP
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Thomas Pierre et AFP

Un an, et quasiment aucune réponse. Un an déjà qu'un mystérieux virus a plongé le monde dans une crise pandémique hors norme et que l'on s'interroge toujours sur son origine. "Nous voulons connaître l'origine et nous ferons tout pour la connaître", a assuré mardi 1er décembre l'OMS qui espère envoyer rapidement une équipe scientifique dans la région chinoise de Wuhan. 

En 12 mois seulement, ce mal encore méconnu, venu d'Asie, aura frappé tous les continents lors de plusieurs vagues, au printemps puis à l'automne, faisant près d'un million et demi de morts, selon l'université John Hopkins. Une année sacrifiée et une planète mise sous cloche qui se tourne désormais, impatiente, vers les grands laboratoires qui pourraient la délivrer du coronavirus. 

De l'émergence d'une maladie inconnue en Chine fin 2019 aux premiers espoirs apportés par les vaccins fin 2020, retour sur la pandémie de Covid-19 en 13 dates clés.

Un virus "inconnu"

Le 31 décembre 2019, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) est informée de cas inquiétants de pneumonie "de cause inconnue" dans la ville chinoise de Wuhan. Le premier cas évoqué par l'OMS dans ses communications postérieures remonte au 8 décembre.  

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Le 7 janvier 2020, la cause est identifiée: il s'agit d'un nouveau virus de la famille des coronavirus. Quatre jours plus tard, Pékin annonce le premier mort officiel d'une maladie qui sera ensuite baptisée Covid-19.

Le 23 janvier, Wuhan est coupée du monde pour tenter de contenir l'épidémie. Des pays commencent à rapatrier leurs ressortissants de Chine. Le premier décès officiel hors d'Asie intervient le 15 février: un touriste chinois hospitalisé en France.

La France et l'Europe se barricadent

Le 6 mars, l'épidémie passe la barre des 100.000 cas dans le monde. Premier pays européen touché, l'Italie impose un confinement au nord, étendu ensuite à tout le territoire.

Le 11 mars, l'OMS qualifie le Covid-19 de pandémie. Les marchés boursiers plongent. Gouvernements et banques centrales annoncent des premières mesures massives de soutien à l'économie.

Le 16 mars, l'Allemagne appelle sa population à "rester à la maison" et le Royaume-Uni à éviter tout "contact social". La France est confinée à partir du 17 mars tandis que l'Union européenne annonce la fermeture de ses frontières extérieures.

Le 24 mars, les Jeux olympiques de Tokyo de juillet 2020 sont reportés à l'année suivante. Le lendemain, l'ONU avertit que la pandémie "menace l'humanité toute entière". Des mesures de confinement sont alors prises un peu partout dans le monde. 

La moitié de l'humanité confinée

Le 2 avril, plus de 3,9 milliards de personnes, soit la moitié de l'humanité, sont contraintes ou appelées à se confiner, selon un décompte de l'AFP. La barre du million de cas recensés est franchie.

Le 29 avril, l'avionneur américain Boeing supprime 16.000 emplois. Transport aérien, construction automobile, tourisme, grande distribution: de nombreux secteurs souffrent et annoncent de fortes réductions d'effectifs.

Le mirage de l'hydroxychloroquine

Publiée le 22 mai, une étude internationale retentissante classe l'hydroxychloroquine, promue par le professeur français Didier Raoult, soutenue par le président américain Donald Trump, comme inefficace. Mais cette publication comporte des erreurs et est retirée. Le 5 juin, un essai britannique conclut, lui aussi, à l'inefficacité du produit.

Le 7 juin, la pandémie dépasse les 400.000 morts et progresse fortement en Amérique latine. Le Brésil devient le deuxième pays le plus endeuillé, derrière les Etats-Unis, tandis que son président Jair Bolsonaro minimise la gravité de la maladie qu'il qualifie de "grippette". Lui-même sera infecté, tout comme Donald Trump après le Premier ministre britannique Boris Johnson.

Masques et deuxième vague

La recrudescence des cas conduit plusieurs pays européens à imposer le port du masque dans les transports, rues, écoles ou entreprises. A la fin de l'été, des manifestations anti-masques rassemblent quelques centaines de personnes à Berlin, Londres, Paris et Rome.

Le 28 septembre, le seuil du million de morts dans le monde est franchi. En Europe, les contaminations recommencent à flamber en octobre. De nombreux pays européens décrètent à nouveau confinements et couvre-feux. Les Etats-Unis, où la lutte contre l'épidémie a pris un tour politique en pleine campagne présidentielle, sont également confrontés à une nouvelle accélération de l'épidémie.

L'espoir d'un vaccin

Le 9 novembre, le géant phamaceutique américain Pfizer associé au laboratoire allemand BioNTechdévoile des résultats positifs pour son vaccin au moment où le nombre  officiel de cas officiels dépasse les 50 millions.

Annonce similaire une semaine plus tard de la biotech américaine Moderna. L'espoir est de commencer une campagne de vaccination à la fin de l'année aux Etats-Unis, début 2021 en Europe.

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