3 min de lecture Consommation

Coronavirus : comment notre consommation a évolué en 2020

Le rapport annuel du groupement Cartes Bancaires révèle comment la pandémie a influé sur notre consommation. Premier enseignement : quand on a payé avec sa carte, le montant moyen est plus élevé qu'avant.

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Covid-19 : comment notre consommation a évolué en 2020 Crédit Image : AFP / Archives, Rémy Gabalda | Crédit Média : RTL | Date :
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Martial You édité par Jérémy Billault

Nos paiements carte bancaire sont l'empreinte de notre consommation courante. Ils représentent près de 2/3 de nos achats. Et selon le bilan de la consommation des Français en 2020 établi dans le rapport annuel du groupement Cartes Bancaires, nos comportements d'achat ont beaucoup changé l'an dernier.

Évidemment, l'année 2020 a été marquée par les gestes barrières et par les confinements et ça se retrouve dans nos choix de consommation. Grande nouveauté, quand on a payé avec sa carte, le montant moyen est plus élevé qu'avant.

Le panier moyen était de 47 euros en avril, 41 euros sur l'ensemble de l'année alors que, depuis 2012, ce montant diminuait tous les ans. Cela signifie qu'on a changé notre façon de faire les courses : on est allé moins souvent au magasin et, du coup, on a rempli un peu plus son charriot.

Concentration sur les produits de première nécessité

Si on regarde l'ensemble de nos achats, nous n'avons pourtant pas consommé plus de produits du quotidien. Les dépenses des ménages ont baissé de 7% en 2020 selon l'INSEE. l'ensemble des transactions de cartes bancaires est en repli de 5%.

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Mais ce chiffre global ne veut pas dire grand-chose, car des secteurs entiers ont disparu de notre consommation, des secteurs où le montant d'achat était parmi les plus élevés : les loisirs (parc d'attraction, cinéma, théâtre), les voyages et l'hôtellerie et, bien entendu la restauration. Cela tire la moyenne vers le bas, mais nos achats alimentaires, eux, sont en hausse.
Un peu contraint et forcé, on s'est donc concentré sur les produits de première nécessité. Mais les changements de façon de consommer pendant cette pandémie vont sans doute occasionner des transformations plus profondes, plus durables qu'on pense.

Les commerces à l'ère numérique

Un tiers seulement de nos boutiques étaient capables d'offrir un service en ligne et des achats par Internet avant le confinement. Face à l'évolution de nos achats, les magasins se sont digitalisés en quelques mois pour répondre à la demande. Les ventes à distance ont progressé de 12% en 2020, on frôle les 2 milliards de transactions sur l'année.

Et quand on regarde le palmarès des magasins qui en ont le plus profité, vous avez essentiellement des commerces de proximité : la restauration (même si le Click & Collect n'a pas compensé l'activité normale en salle) ainsi que les librairies.

Le drive qui a profité aux supermarchés et aux supérettes (+46,5% de ventes en 2020 selon l'institut IRI), l'électro-ménager et le bricolage. On s'est vraiment replié sur les achats cocooning puisqu'on était contraint de rester à la maison.

Explosion du paiement sans contact

Le paiement sans contact explose également, grâce au plafond qui est passé de 30 à 50 euros. 60% des achats dans les magasins se font de cette façon désormais. D'ailleurs, le baromètre CB/Kantar montre qu'un consommateur sur 5 a découvert ce mode de paiement sans contact à la faveur de la pandémie, car c'était devenu un geste barrière.

Depuis 2017, il y avait en moyenne 1 milliard de paiements sans contact de plus chaque année. En 2020, on a progressé d'1 milliard 6 pour approcher des 5 milliards de transactions. C'est pratique, et ça se fait au détriment du cash qui devrait encore perdre du terrain.

Le plus : l'Elysée se réjouit de l'avancée des vaccins

Lors d'un entretien entre le patron de Sanofi et Emmanuel Macron, Sanofi a confirmé que son vaccin aux côtés de GSK arrivait en phase 2 et se rapprochait d'une mise sur le marché pour la fin d'année.

Et le laboratoire pharmaceutique français a aussi indiqué, qu'en attendant, il produirait les vaccins de Pfizer/BioNTech et ceux d'un autre concurrent Johnson & Johnson à Marcy l'Étoile, près de Lyon au 3ème trimestre.

La note : 9/20 à la prime pour les demandeurs d'emploi

Vous vous souvenez que cette prime pouvant aller jusqu'à 900 euros avait subi un retard de paiement de deux mois (novembre et décembre). Ça s'est réglé début février.
Et bien nouveau couac. Plus de 40.000 chômeurs ont touché cette prime alors qu'il n'y avait pas droit. Mais les syndicats demandent, pour le coup, qu'on ne leur réclame pas les sommes dans la mesure où il s'agit d'un public fragile.

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