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Air France : pourquoi l'État va verser 5 milliards d'euros à la compagnie aérienne

En 2020, Air France a bénéficié d'une aide de 7 milliards d'euros pour pallier les pertes liées à la crise du coronavirus. Une opération renouvelée cette année.

Une photo prise le 25 novembre 2020 montre des avions d’Air France stationnés à l’aéroport de Roissy, au nord de Paris.
Une photo prise le 25 novembre 2020 montre des avions d’Air France stationnés à l’aéroport de Roissy, au nord de Paris.
Crédit : THOMAS COEX / AFP
Il faut encore aider Air France
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Air France : pourquoi l'État va verser 5 milliards d'euros à la compagnie aérienne
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Martial You

Semaine décisive : Bruno Le Maire l'a dit dimanche 4 avril au Grand Jury sur RTL, l'État va de nouveau voler au secours d'Air France. Un accord a été trouvé avec Bruxelles, il doit être entériné lundi et mardi par la compagnie... Une nouvelle enveloppe de plusieurs milliards après une aide de 7 milliards l'an dernier.


Après des semaines de négociations, l'État a obtenu le feu vert de Bruxelles pour recapitaliser Air France. Ceci devient une habitude : c'est la deuxième fois en un an. 7 milliards côté français, il y a un an. Et on va sans doute devoir remettre encore 5 milliards environ cette année.


Air France est un symbole, c'est le pavillon tricolore. Mais, à l'image du pays, la France attend le vaccin pour redécoller. Air France aussi. On voit bien qu'aux États-Unis, une compagnie comme United Airlines vient d'annoncer qu'elle allait recruter 300 pilotes parce que les vols vers le Mexique ou les Caraïbes reprennent. Alors, c'est vrai qu'en Amérique, on détruit et on reconstruit des emplois en une nuit, mais, c'est surtout l'exemple que le trafic aérien de loisirs peut repartir très vite quand la population est vaccinée.

La situation d'Air France s'est fortement dégradée l'an dernier

Martial You

La situation d'Air France s'est fortement dégradée l'an dernier. Air France-KLM a perdu les deux-tiers de ses clients, un chiffre d'affaires en chute libre de 60%, l'argent de l'État français et de l'État hollandais, les deux actionnaires de la compagnie, n'ont permis que de renflouer les pertes accumulées en quelques mois. Il faut, de nouveau, remettre quelques milliards.

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Or un point coinçait avec Bruxelles : elle ne voulait pas que ces milliards faussent la concurrence entre les compagnies aériennes. En gros, que ce soit des subventions qui évitent la faillite des compagnies nationales alors que d'autres restent sur le tarmac. La commission a donc demandé à ce que l'État cède 24 créneaux de vols sur Orly en échange du soutien financier que Bercy apportait à la compagnie.

 
Le gouvernement était opposé à cette solution, tout comme la compagnie et les syndicats : 24 créneaux par jour, cela représente 7% des capacités de la compagnie à Orly où elle souhaite développer une activité low-cost. Donc, cela revenait à renflouer Air France mais en lui coupant une partie des ailes. On était sûr de perdre deux fois de l'argent.

RyanAir fait office d'apatride quand Air France est un symbole national

Martial You

Aussi, des compagnies concurrentes faisaient pression sur Bruxelles pour obtenir ces créneaux, RyanAir notamment. Et on peut comprendre ses dirigeants. Ils avaient déjà obtenu gain de cause en Allemagne. Berlin a renfloué la Lufthansa en échange de créneaux à Munich et Francfort.

Orly a une spécificité par rapport à d'autres aéroports, c'est que son nombre de "slots", d'horaires de vols disponibles, est limité. Pas plus de 250.000. Donc pour entrer ou se développer à Orly, il faut récupérer des créneaux abandonnés par d'autres compagnies.

Quand Aigle Azur a fait faillite, il y a quelques mois, elle a remis 9.500 slots sur le marché. Air France a été une des grandes gagnantes de cette redistribution. RyanAir avait été oubliée. La compagnie low-cost espérait donc prendre sa revanche cette fois-ci. Finalement Paris a obtenu de rendre moins de créneaux... peut-être de partager entre Orly et Roissy. RyanAir fait office d'apatride quand Air France est un symbole national.

Le plus : le trafic est rétabli sur le Canal de Suez

Il y a une semaine, c'était le feuilleton du week-end... ce porte-containeurs qui bloquait la principale route de la marine marchande. Et bien, c'est fini, tout est revenu à la normale.

La note : 11/20 à Patrick Pouyanné, patron de Total

Je lui mets un peu plus que la moyenne car il a expliqué ouvertement ce week-end pourquoi il maintenait son activité en Birmanie, en proie à un coup d'État. Un choix difficile et qu'on peut critiquer. Il souhaite continuer à alimenter la population en énergie et protéger ses salariés. Ce sont ses arguments et il a le mérite de les exposer. Chacun se fait ensuite son opinion.

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