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Coronavirus : comment écouler les invendus des petits commerces ?

Le gouvernement devrait trancher mardi 30 mars sur la question des stocks d'invendus des commerçants affectés par la crise. Selon nos informations, la piste de soldes exceptionnels est écartée.

Une boutique de vêtements (illustration)
Une boutique de vêtements (illustration)
Crédit : Alain JOCARD / AFP
Le gouvernement renonce à organiser des soldes exceptionnelles pour les commerces fermés
03:25
Le gouvernement renonce a organiser des soldes exceptionnels pour les commerces fermés
03:25
Martial You

C'est le casse-tête des stocks ! Mardi 30 mars, Bruno Le Maire, Alain Griset et Olivier Dussopt se réunissent pour prendre des décisions sur cette délicate question des stocks des magasins fermés administrativement. 

Cela concerne environ 100.000 commerces dans le pays quand on regarde les 19 départements sous restrictions. Mais ce sont, en premier lieu, les commerces d'habillement et de chaussures qui ne peuvent pas écouler leurs stocks invendus, qui accumulent les collections et qui voient passer les mois comme une vache regarde un train de marchandise.
 
Bruno Le Maire avait annoncé sur notre antenne, la semaine dernière, qu'il imaginait organiser des soldes exceptionnels pour écouler ces stocks, mais cette solution n'est plus d'actualité. Cette hypothèse devrait être écartée à l'issue de la réunion de mardi après-midi. Elle était défendue par les grandes enseignes qui commandent des collections spécialement pour les soldes et qui ont des collections de demi-saison pour le début de printemps sur les bras.

Ces grandes enseignes doivent écouler la marchandise car elles sont présentes sur tout le territoire et elles ont donc des magasins fermés dans les 19 départements sous cloche et des magasins ouverts ailleurs. Cela déséquilibre leurs budgets car la région parisienne et les Hauts-de-France représentent à elles seules un tiers du chiffre d'affaire national des grandes marques de prêt-à-porter.

Les petits commerçants ne veulent pas de soldes en plus

Martial You

Les petits commerçants, eux, ne veulent pas de soldes en plus. La précédente période de soldes allongée n'a pas marché, on a affiché des performances en baisse de 20%. Le secteur de l'habillement n'est pas reparti depuis un an. Et les petits commerces indépendants ne veulent plus alterner des périodes de fermeture et des périodes où ils vendent à perte quand ils sont ouverts.

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La difficulté pour ces commerces, c'est ce qu'on appelle le Besoin en Fonds de Roulement, c'est-à-dire l'avance de trésorerie que représente l'achat du stock. Pour avoir des petits prix, il faut commander longtemps à l'avance. Seulement, si vous êtes fermés, vous n'écoulez pas votre marchandise, vous encombrez votre réserve et vous remboursez quand même ce stock.

On passe du "prêt-à-porter" au "quoi qu'il en coud" !

Martial You

Mais alors que peut faire le gouvernement ? La solution qui tient la corde, c'est une prise en compte de la dépréciation des invendus. En gros, au moment de la réouverture, le gouvernement demandera à un expert-comptable ou un commissaire au compte d'évaluer le sur-stock par rapport à l'année dernière à la même date. Une fédération de commerçants l'évalue à 15% environ par rapport à une année normale. 

Cette différence pourrait être prise en charge totalement ou en partie par le gouvernement. Soit sous forme d'une avance remboursable ou d'un prêt garanti. La modalité n'est pas encore arrêtée. Une chose est sûre : pour l'habillement, on passe du "prêt-à-porter" au "quoi qu'il en coud" !!!

Le Plus : coup de chapeau pour Volvo

Une belle initiative en matière d'égalité femmes-hommes. Le constructeur automobile suédois Volvo Cars va proposer un congé parental de six mois indemnisé à 80% à ses quelque 40.000 employés à travers le monde. Ils pourront répartir ces 24 semaines de congés comme ils le souhaitent au cours des 3 premières années de l'enfant. Cela débutera le 1er avril (et ce n'est pas une blague !)

La Note : 8/20 au fonds Archegos Capital

Ce fonds fait trembler le monde de la finance. Il gère la fortune d'un homme d'affaires, Bill Hwang et au cours des derniers jours il a vendu des paquets d'actions qu'il détenait dans des grandes banques mondiales : 20 milliards à 30 milliards de dollars de titres pour se renflouer. Apparemment, le fonds a fait quelques investissements malheureux.

Des banques comme Crédit Suisse ou Nomura se sont effondrées à la bourse. On a redouté des réactions en chaîne dans toutes les banques car la somme vendue déséquilibre les marchés boursiers. Cela a tangué mais apparemment on s'est un peu ressaisi en fin de journée à Wall Street. Si on peut éviter une crise de type subprimes après la pandémie, c'est bien ! 

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