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Coronavirus et confinement : "Le gouvernement a tardé à réagir", estime un médecin

INVITE RTL - "L’alerte d’urgence globale a été lancée par l’OMS le 30 janvier et nous on commande des respirateurs le 21 mars", déplore Jérôme Marty, médecin généraliste.

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Coronavirus et confinement : "Le gouvernement a tardé à réagir", estime un médecin Crédit Image : Isabelle Choquet | Crédit Média : RTL | Durée : | Date : La page de l'émission
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Yves Calvi édité par Camille Sarazin

Le Premier ministre et le ministre de la Santé sont entendus ce soir par une mission d’information à l’Assemblée nationale. L’occasion de s’expliquer sur les mesures prises pour lutter contre le coronavirus. Le gouvernement a-t-il tardé à agir face à la pandémie de coronavirus ?
 
La réponse est oui, pour Jérome Marty médecin généraliste et président de l’Union Française pour une Médecine Libre (UFML), l’un des syndicats de médecins libéraux. "Les médecins, les infirmières, les aides-soignants, enfin tout ce qui fait le corps médical à l’hôpital comme en ville, connaissent des difficultés", affirme-t-il, rappelant également les derniers chiffres des hôpitaux de Paris : 1.200 soignants ont déjà été contaminésdont 40% de médecins

Pour ce généraliste, le gouvernement aurait pu réagir beaucoup plus tôt. "L’alerte d’urgence globale a été lancée par l’OMS le 30 janvier et nous on commande des respirateurs le 21 mars", s'énerve-t-il. "Le gouvernement a tardé à réagir et les conséquences sont extrêmement dures pour l’ensemble des soignants puisqu’on manque de tout sur le territoire, on a encore bien trop de soignants qui n’ont pas de sur-blouse, de masques, de moyens de protection oculaires, de sur-chaussures..." énumère-t-il. 

Le temps n'est pas à la polémique

Thomas Mesnier, médecin urgentiste et député La République en marche de la Charente
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Mais pour, Thomas Mesnier, médecin urgentiste et député La République en marche de la Charente, le temps n'est pas à la polémique. "Je comprends tout à fait qu’on débatte et qu’on puisse s’interroger sur la gestion en temps de crise", assure-t-il. "Pour autant je ne pense pas que le temps soit à la polémique. Je crois que chacun doit retrousser ses manches, moi je le fais en renfilant la blouse en plus de mon mandat de député. Une fois qu’on en sera sorti, le temps politique arrivera et on pourra débattre de façon plus sereine." 
 
Le député rappelle que la mission d’information a justement pour objectif de suivre la gestion de cette crise sanitaire par le gouvernement. Elle aura vocation par la suite à se transformer en commission d’enquête pour tirer le bilan de l’action du gouvernement. "Le but est de pouvoir suivre de manière très régulière et rapprochée l’action du gouvernement, de pouvoir aussi donner des avis, des remontées de terrain et puis à l’issue de la crise de pouvoir tirer les conséquences dans tous les pans des politiques publiques", affirme Thomas Mesnier. 
 
"L’union nationale au niveau de la médecine est là", se défend Jérôme Marty. "Mais si on n'était pas lanceurs d’alerte, si on ne rappelait pas tout le temps les risques que prennent les soignants, le manque de matériel, les problèmes des maisons de retraite, nous ne serions pas aujourd’hui avec un gouvernement qui commande un milliard de masques et des respirateurs", conclut-il. 

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