3 min de lecture Coronavirus

Confinement : quels problèmes pose un télétravail à long terme ?

À long terme, le télétravail comporte plusieurs inconvénients : vous consommez plus de chauffage et d'électricité ou vous risquez des troubles musculo-squelettiques.

Eco_245x300 L'éco and You Martial You iTunes RSS
>
Confinement : quels problèmes pose un télétravail à long terme ? Crédit Image : Photo de Anastasia Shuraeva provenant de Pexels | Crédit Média : RTL | Date :
La page de l'émission
L'Eco and You - Martial You
Martial You édité par William Vuillez

Dernière réunion entre partenaires sociaux autour du télétravail ce lundi 23 novembre, une visio-conférence est prévue dans la soirée entre Jean Castex et les leaders syndicaux. A priori, le télétravail va se poursuivre jusqu'à la fin de l'année et il va donc falloir trouver un cadre à cette nouvelle organisation du travail. La ministre Elisabeth Borne a vu les partenaires sociaux la semaine dernière et elle leur a dit qu'on poursuivrait le télétravail jusqu'aux vacances de Noël. Voire qu'on le remettrait en place en février si jamais l'épidémie devait repartir après nos réveillons de Noël et du Nouvel An.

Élisabeth Borne veut clarifier la liste des métiers télétravaillables, ce qui est complexe. Ça se joue sur chaque poste. Un peu comme la pénibilité. C'est lié à la situation intime de chaque salarié. Ça doit aussi reposer sur le volontariat. Une des solutions pourrait être de revoir chaque année la possibilité de télétravailler lors de l'entretien annuel avec les managers. Si ça devient la norme, il va aussi falloir gérer des questions de pouvoir d'achat ou de pénibilité. Il y a encore beaucoup de questions en suspens. C'est même ça le véritable enjeu.

Vous avez un problème de pouvoir d'achat qui se profile. Quand vous télétravaillez, vous déjeunez à la maison sans que ce soit pris en charge par votre employeur. Les syndicats ont calculé que ça pouvait représenter 100 à 120 euros par mois. Pendant cet hiver, vous chauffez un peu plus votre logement puisque vous y passez la journée. Vous dépensez aussi plus d'électricité. Tout ça n'est pas réglé car on a géré le confinement et le télétravail en urgence, mais il va falloir l'encadrer.

Un plafond de verre sur les salaires ?

Même chose avec les maladies professionnelles et en particulier les troubles musculo-squelettiques. Au travail, l'employeur s'assure que vous soyez bien installé, avec un bon fauteuil. Qu'en est-il quand vous travaillez depuis le canapé, recroquevillé toute la journée à taper des mails avec l'ordinateur sur la table basse du salon.

À lire aussi
Un bateau de pêche (illustration) coronavirus
Les infos de 8h - Coronavirus : 400.000 marins bloqués en mer depuis des mois

Enfin, sur la question de l'évolution salariale, on peut craindre un plafond de verre.
Si on permet aux employés de travailler de chez eux, d'habiter dans des villes secondaires où les loyers sont moins chers et si on leur fait économiser des transports, la tentation peut être de plafonner aussi la rémunération.

Un risque psychologique

Visiblement, le télétravail pèse sur le moral des salariés et c'est sans doute l'un des terrains d'entente entre le patronat et les salariés. On s'oriente vers une forme hybride de télétravaillable, où 30 à 40% du personnel sera toujours absent. Mais ça peut freiner l'émulation et l'intelligence collective qui nuit à la productivité parce qu'on lance moins de nouveaux projets. Et ça peut isoler les salariés.

Il va donc falloir réinventer le travail en commun avec des temps ensemble physiquement et laisser se recréer des groupes semi-pro/semi-perso, des groupes Whatsapp, des boucles de mails entre collègues mais en marge de l'entreprise. C'est une vraie révolution avec aussi des risques pour la confidentialité et le risque de piratage pour les entreprises. En fait, le télétravail va beaucoup plus loin qu'un aménagement du travail et du temps de travail, il révolutionne totalement le rapport à l'entreprise

Le plus

Incertitudes autour du financement du championnat de football. Mediapro doit encore verser une échéance en décembre. Le groupe espagnol n'a pas honoré celle d'octobre et souhaite renégocier l'accord. Certains clubs commencent à tirer la langue et l'État ne volera pas à la rescousse, a prévenu Jean-Michel Blanquer, dimanche soir sur RTL. Ce contrat révèle une "forme de cupidité et d'irréalisme" de la part du foot français selon lui.

La note : 15/20

15/20 au vaccin, car la course pour se procurer des doses de vaccin le plus vite possible a déjà commencé. Selon Agnès Pannier-Runacher, la France aura 15% des stocks achetés par l'Union Européenne.

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Coronavirus Travail Confinement
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants