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Vaccins contre le coronavirus : quels effets secondaires ?

ÉCLAIRAGE - La vaccination commencera en Europe le 27 décembre. On recense quelques effets secondaires sur les premiers vaccins, mais ils restent rares, ou bénins.

Un vaccin contre la maladie du coronavirus (illustration)
Un vaccin contre la maladie du coronavirus (illustration)
Crédit : JOEL SAGET / AFP
Coline Daclin & AFP

Les premières campagnes de vaccination commencent. Au Royaume-Uni, aux États-Unis ou encore en Russie, les premiers vaccins ont déjà été délivrés. En Europe, il faudra attendre le 27 décembre, a annoncé la présidente de la Commission européenne jeudi 16 décembre.

Au sujet de ces nouveaux vaccins, mis au point dans une situation de crise, le Premier ministre Jean Castex a promis de la "transparence" pour susciter la "confiance". Car un aspect en particulier inquiète les réticents à la vaccination : les effets secondaires. 

Il est vrai qu'il reste difficile d'évaluer les potentiels effets secondaires à long terme de ces vaccins. Mais il faut préciser que lorsqu'un vaccin est autorisé à la mise sur le marché, c'est que les autorités sanitaires ont considéré que le risque de ces effets secondaires était moins important que son bénéfice pour la santé. 

Des réactions allergiques au vaccin Pfizer

Pour l'heure, on connait donc seulement les effets secondaires immédiats des vaccins. Dans le cas de la formule du laboratoire américain Pfizer, des allergies ont notamment été constatées sur deux personnes. L'une d'entre elles a eu une réaction grave, mais les deux ont depuis été soignés. Les autorités sanitaires britanniques ont donc déconseillé aux personnes ayant eu dans le passé d'"importantes réactions allergiques".

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Quelques autres réactions sévères ont aussi été recensées, mais elles ne concernent que 0 à 4,6% des personnes vaccinées. On compte par exemple des gonflements des ganglions, et quatre cas (sur 18 000) de "paralysie de Bell", une paralysie brutale du visage qui disparaît généralement, sans traitement. Il n'est pas certain que les paralysies aient été provoquées par le vaccin, mais l'agence américaine du médicament (la FDA) a recommandé une surveillance accrue. 

En dehors de ces effets secondaires, la FDA rapporte des effets secondaires bénins comme de la fatigue (chez 62,9% des patients), des maux de tête (55,1%), des courbatures (38,3%), des frissons (31,9%), des douleurs articulaires (23,6%) et de la fièvre (14,2%). 

Des "réactions de courte durée"

Du côté du vaccin Moderna, qui pourrait aussi prochainement être autorisé, notamment aux États-Unis, les effets secondaires sont à peu près les mêmes : douleurs à l'endroit de l'injection, de la fatigue, des maux de tête, des douleurs musculaires ou articulaires et des frissons. 

Le vaccin utilisant la même technologie de l'ARN messager que celui de Pfizer, une surveillance sera aussi menée vis-à-vis d'éventuelles allergies.

"On sait que ces vaccins sont assez réactogènes [induisent de fortes réactions, NDLR] : leur niveau de sécurité est assez satisfaisant mais par contre, ils font mal au bras, entraînent un sentiment de fatigue. Il faut que ce soit clair pour les citoyens", a-t-elle indiqué la virologue Marie-Paule Kieny vendredi 11 décembre lors d'une audition parlementaire. "C'est désagréable, peut-être pendant une journée, mais ces réactions sont de courte durée et si elles sont associées à de forts niveaux de protection, je pense que ça doit être tolérable".

En France, un rapport toutes les semaines

D'autres vaccins que ceux à ARN messagers sont aussi en développement. Le vaccin  d'AstraZeneca et de l'université d'Oxford par exemple, au fonctionnement dit "à vecteur viral" : comme le vaccin à ARN messager, il transporte un morceau de matériel génétique pour "entraîner" le système immunitaire à résister face au virus, mais lui le fait grâce à un virus modifié. Selon des données publiées dans la revue médicale The Lancet, le vaccin est "sûr"

Début septembre, un cas de myélite transverse (une atteinte neurologique rare) avait motivé l'interruption temporaire de l'essai, qui a eu lieu sur 23 000 volontaires. Deux autres cas d'effets indésirables sérieux ont été détectés, sans qu'ils soient attribuables au vaccin. "Ces trois participants sont guéris ou en voie de l'être", selon les responsables de l'essai. 

En France, l'Agence du médicament (ANSM) sera chargée de la surveillance des effets secondaires. Un rapport sur les effets indésirables signalés sera publié chaque semaine et un "dispositif renforcé" sera mis en place pour faciliter leur déclaration, a-t-elle expliqué le 11 décembre.

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