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Michel Cymes alerte sur les conséquences du bruxisme

Le coronavirus fait grincer des dents et ce n'est pas une métaphore. Le bruxisme peut avoir des répercussions sur les muscles masticateurs, la mâchoire ou encore la qualité des dents de la personne qui en souffre.

Une personne qui dort (illustration)
Une personne qui dort (illustration)
Crédit : dima_sidelnikov
Michel Cymes alerte sur les conséquences du bruxisme
02:42
Michel Cymes - édité par Marie Gingault

Ce matin, penchons-nous sur une conséquence inattendue de l’épidémie de Covid-19 : elle fait grincer des dents, au sens propre. On appelle ça le bruxisme. Ce n’est pas le coronavirus qui fait directement grincer des dents, mais le stress et l’anxiété générés par la situation sanitaire qui favorisent le bruxisme et, par conséquent, les douleurs de la bouche, de la mâchoire et de la face. 

Ce phénomène concerne potentiellement tout le monde, même si les chercheurs notent une surreprésentation des femmes âgées de 35 à 55 ans. Je précise que l’étude dont je parle a été faite en Israël et en Pologne pendant le confinement. Mais il y a fort à parier que si on se penchait sur la question en France, on constaterait le même phénomène, c’est-à-dire une augmentation significative (de 10 à 35% selon les profils) des symptômes comme les douleurs et les craquements au niveau des tempes ou de la mâchoire. Il faut y voir la traduction d’un mauvais état psycho-émotionnel. On ne cesse de le répéter : la pandémie nous atteint aussi psychologiquement.

Déjà, en temps normal, le bruxisme affecte plus les femmes que les hommes. Mais il y a autre chose : les femmes de 35 à 55 ans appartiennent à ce qu’on appelle la "génération intermédiaire", autrement dit la génération dont la charge mentale explose en temps de confinement : interdiction de sortir, problèmes financiers accrus, obligation de gérer les enfants qui, pendant le premier confinement, n’allaient pas à l’école, impossibilité de bénéficier de l’aide des grands-parents qui, par ailleurs, constituent un motif d’inquiétude supplémentaire. Tout ça fait beaucoup pour une seule femme, du moins, c’est ce que traduisent les chiffres.

Agir vite pour limiter les dégâts dentaires

Cela peut prêter à sourire quand on contemple une personne qui dort et qui travaille de la mâchoire mais il ne faut pas prendre le bruxisme à la légère. Les conséquences peuvent être multiples. Ceux qui en souffrent ont souvent mal à la tête, leurs muscles masticateurs se détériorent, les articulations de leur mâchoire s’abiment, leurs dents sont prématurément usées. On constate même l’apparition de lésions dans les muqueuses buccales.

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Ainsi, si l'on est concerné par le bruxisme, il est préférable d'en parler à son dentiste. L’une des solutions consiste en la pose d’une gouttière en plastique. Vous ne la portez que la nuit. Le principe est assez simple : vous avez beau serrer la mâchoire, c’est la gouttière qui s’use, pas vos dents. 

Mais tout cela ne doit vous épargner de vous pencher sur le fond du problème, la raison de ce bruxisme, à savoir l’anxiété et le stress. Et ça, c’est plutôt avec un psychologue qu’il faut en discuter. Il existe des techniques efficaces comme la sophrologie, la méditation voire l’hypnose. Cette épidémie de Covid n’a pas fini de nous présenter sa facture.

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