3 min de lecture Europe

Coronavirus : quels vaccins sont encore dans la course ?

ÉCLAIRAGE - Si la vaccination a déjà débuté en Europe, d'autres candidats attendent encore une validation des autorités.

 Une infirmière vaccine une personne âgée contre la Covid-19 le 20 janvier 2021, dans un centre de vaccination à Quimper, dans l'ouest de la France.
Une infirmière vaccine une personne âgée contre la Covid-19 le 20 janvier 2021, dans un centre de vaccination à Quimper, dans l'ouest de la France. Crédit : FRED TANNEAU / AFP
Coline Daclin Journaliste

La vaccination a commencé depuis maintenant un mois en France. Dans le reste du monde, certains pays comme le Royaume-Uni et les États-Unis ont commencé encore quelques semaines avant. Pour l'heure, en Europe, seuls les vaccins de Pfizer/BioNTech et de Moderna ont été autorisés.

Si ces deux vaccins novateurs, qui utilisent la technique de l'ARN messager, ont été les premiers à être commercialisés, la course au vaccin n'est pas terminée pour autant. Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), 63 vaccins sont encore en cours d'essais cliniques, en 173 en phase de développement préclinique (c'est-à-dire qu'ils sont testés sur des cellules ou des animaux en laboratoire).

Parmi les prochains qui pourraient être autorisés, on compte notamment le vaccin d'AstraZeneca et de l'université d'Oxford. Le feu vert des autorités européennes devrait intervenir vendredi 29 janvier, et Bruxelles a demandé au laboratoire de lui livrer comme convenu des vaccins produits dans deux usines situées au Royaume-Uni. Il s'agit d'un vaccin dit "à vecteur viral" : il prend appui sur un autre virus, un adénovirus de chimpanzé totalement inoffensif pour l'être humain, qui a été génétiquement modifié afin de ressembler au coronavirus. 

Vaccins chinois, russe...

L'efficacité annoncée pour ce vaccin est de 70%, mais son taux d'efficacité sur les personnes âgées est encore incertain. L'avantage de la formule d'AstraZeneca et de l'université d'Oxford est qu'elle serait moins coûteuse, et qu'il serait possible de la stocker pendant six mois à une température de réfrigérateur, entre 2 et 8 degrés Celsius, alors que les vaccins Pfizer/BioNTech et Moderna doivent être conservés à des températures beaucoup plus basses.

À lire aussi
santé
Coronavirus : la vaccination, "un devoir déontologique" selon les ordres de santé

Des vaccins chinois sont aussi en développement, et ont atteint la phase 3 des essais cliniques, soit le test à grande échelle du vaccin. Il s'agit des vaccins de Sinovac, de deux formules développées par le laboratoire Sinopharm, et d'un autre de CanSino Biologics. Certains de ces vaccins sont d'ailleurs déjà utilisés dans certains pays : en Chine, ou encore en Égypte ou en Serbie, par exemple.

Un autre vaccin fait beaucoup parler de lui : celui développé en Russie par l'institut de recherche Gamaleya. Son nom : Spoutnik V. Les autorités russes ont déposé le 20 janvier une demande d'enregistrement dans l'UE du vaccin, efficace à plus de 90% d'après Moscou, mais l'Agence européenne du médicament n'a pas encore entamé la procédure d'examen. Cela n'a pas empêché la Hongrie de conclure un accord avec la Russie pour acheter de "larges quantités" de vaccin.

Sanofi en retard, mais toujours dans la course

Le vaccin Johnson & Johnson, développé par sa filiale belge Janssen Pharmaceuticals, est aussi attendu. Il fonctionne aussi grâce à la technique du vecteur viral. L'Agence européenne du médicament a commencé une évaluation en continu début décembre. 

En tout, la Commission européenne a négocié six contrats avec des laboratoires pharmaceutiques, et elle est en discussion avec deux autres. Il s'agit de Novavax (en phase 3) et de la biotech franco-autrichienne Valneva. Le vaccin de cette dernière n'en est encore qu'entre les phases 1 et 2 de ses essais cliniques, mais l'entreprise a d'ores et déjà annoncé jeudi 28 janvier avoir initié la production. Les premiers résultats de l'étude sont attendus en avril 2021. 

En France, l'institut Pasteur a annoncé le 25 janvier l'arrêt de son principal projet de vaccin avec le laboratoire Merck, en raison d'une efficacité trop faible. Le vaccin de Sanofi a également pris du retard, et ne devrait pas arriver sur le marché avant la fin de l'année. Le laboratoire développe également un vaccin fondé sur la technologie de l'ARN messager, en partenariat avec une biotech américaine. 

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Europe Virus Épidémie
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants