1 min de lecture Recherche

Vaccins : comment le manque de moyens a précipité l'échec des laboratoires français

INVITÉ RTL - Frédéric Bizard, économiste de la santé, estime que "derrière la recherche, il faut voir les moyens" à disposition de la recherche française, qui n'a pu s'offrir l'ARN Messager.

Julien Sellier L'invité de RTL Petit Matin Julien Sellier
>
Vaccins : comment le manque de moyens a précipité l'échec des laboratoires français Crédit Image : FRANCK FIFE / AFP | Crédit Média : RTL | Durée : | Date : La page de l'émission
RTL Petit Matin - Julien Sellier
Julien Sellier et Ryad Ouslimani

Depuis plusieurs jours, les annonces de retards de livraisons des vaccins anti-Covid se succèdent, provoquant la colère des clients : les gouvernements européens. Autre coup dur, le pays de Pasteur est pour le moment absent dans le domaine du vaccin. L'Institut Pasteur a annoncé lundi 25 janvier l'abandon des recherches, et Sanofi est loin de pouvoir fournir son vaccin pour le moment. 

Les deux laboratoires français ont échoué (ou sont en retard), et cela semble être lié à la technique utilisée, classique, contrairement aux vaccins déjà mis au point et qui utilisent l'ARN Messager. "La France a utilisé les technologies qu'elle maîtrisait, à savoir les vecteurs viraux", explique sur RTL Frédéric Bizard, économiste de la santé. "L'Institut Pasteur a fait avec ses moyens. Derrière la recherche, il faut voir les moyens dont ont disposé les différents acteurs", relève-t-il. 

Mettre en place un "Airbus de l'ARN Messager"

Ainsi, le spécialiste évoque la possibilité que l'Institut Pasteur n'avait pas les moyens d'utiliser la technique de l'ARN messager, qui "nécessitait des centaines de millions d'investissements". "Clairement c'est l'ARN Messager qui est vainqueur, et qui met un standard, un niveau étalon très haut", pointe-t-il. Ainsi, même si des vaccins à vecteurs viraux étaient développés, "il ne sert à rien de sortir des produits moins bons", face à un ARN Messager aussi efficace. 

Frédéric Bizard, face à la montée des variants qui vont nécessiter "une deuxième génération de vaccins", pense que l'État français pourrait avoir "une stratégie industrielle plus audacieuse en matière de cette technologie d'ARN Messager". "Nous avons proposé un 'Airbus de l'ARN Messager'. C'est-à-dire réunir un consortium pour la recherche, le développement, la production et le conditionnement", confie le fondateur de l'Institut de santé. Sinon, "il ne faut pas parler de souveraineté sanitaire". D'autant que l'ARN Messager est utilisable dans d'autres domaines. 

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Recherche Sciences Médecine
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants