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Coronavirus : qu'est-ce que l'organisation de crise, déclenchée dans les hôpitaux ?

ÉCLAIRAGE - Une circulaire détaille les dispositions que doivent prendre les établissements de santé en prévision d'une augmentation rapide du nombre de contaminations.

Les soignants prennent en charge un patient infecté par le coronavirus à l'hôpital Tenon à Paris, le 26 janvier 2021.
Les soignants prennent en charge un patient infecté par le coronavirus à l'hôpital Tenon à Paris, le 26 janvier 2021.
Crédit : ALAIN JOCARD / AFP
Victor Goury-Laffont

Les hôpitaux doivent se préparer au pire. Dans une circulaire, révélée par le Journal du Dimanche ce 14 février, le ministère de la Santé appelle tous les établissements de santé français à basculer "en organisation de crise", et ce dès le 18 février.

L’inquiétude est résumée dans le titre de cette circulaire transmise par la Direction générale de la santé (DGS) et la Direction générale de l’offre de soins (DGOS) : "Organisation de l’offre de soins en prévision d’une nouvelle vague épidémique". En somme, un pic des contaminations au nouveau coronavirus ne pouvant pas être exclu, les hôpitaux, cliniques et Agences régionales de santé (ARS) sont appelés à basculer sur un mode opératoire similaire à ceux de mars ou novembre 2020.

Cela résulte en une "déprogrammation graduée et adaptée" des opérations prévues qui ne présentent pas un caractère urgent, la mise en place d’un "suivi des lits disponibles" en réanimation par les ARS ou encore la priorisation de l’hospitalisation à domicile ou de l’ambulatoire pour "fluidifier la sortie des patients".

Des conséquences pour les soignants

Souvent présentés comme étant "en première ligne" du combat contre l’épidémie de Covid-19, les soignants risquent de subir de plein fouet les conséquences de cette nouvelle circulaire. Le courrier enjoint de mettre à disposition la "réserve sanitaire", décrite par Santé Publique France comme étant "une communauté de professionnels de santé volontaires et mobilisables par l’État (médecins, soignants, techniciens de laboratoire, manipulateurs radio...)". Le JDD précise par ailleurs que les "dispositifs facilitant l’augmentation du temps de travail des soignants" devront être "reconduits".

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Autre conséquence pour le corps médical : l’évolution du protocole sanitaire en cas de contaminations. N’importe quelle personne qui travaille dans un établissement de santé devra impérativement cesser de travailler et s’isoler, a minima sept jours, après un test positif. Si la personne est porteuse d’un des variants identifiés en Afrique du Sud ou au Brésil, cette indisponibilité sera poussée à 10 jours.

Fin 2020, plusieurs soignants ont assuré avoir dû continuer à travailler malgré un test positif, dès lors qu’ils étaient faiblement symptomatiques. Une situation qu’avait nié, au micro de RTL, Martin Hirsch, directeur général de l'Assistance publique - Hôpitaux de Paris.

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