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EN DIRECT - Budget 2026 : pour Sébastien Lecornu, le "pouvoir n'a pas été confisqué" et il est "toujours" aux mains des députés

En déclenchant l'article 49.3 pour faire adopter sans vote le volet "recettes" du budget pour 2026, Sébastien Lecornu engage la responsabilité de son gouvernement. Deux motions de censure ont été déposées par la gauche, hors PS, et l'extrême-droite. Elles sont examinées à partir de 9h ce vendredi à l'Assemblée nationale.

Sébastien Lecornu à l'Assemblée nationale le 20 janvier 2026

Crédit : STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

La rédaction numérique de RTL & AFP

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Le 49.3 ne "pourra plus être utilisé demain comme avant" conclut sébastien lecornu

"Quand le débat ne permet plus de conclure, quelqu'un doit assumer" a conclu le Premier ministre. En ajoutant que le 49.3 ne "pourra plus être utilisé demain comme avant".

"ce n'est pas un budget parfait, ni celui d'un camp mais un budget de responsabilité" qualifie sébastien lecornu

Le Premier ministre a fustigé : "Plus personne ne veut endosser ce budget, ni répondre, ni ce qu'il soutient." 

"Dans un courage politique, il ne suffit pas de dénoncer mais d'assume". Par ailleurs, il a ajouté : "la responsabilité du gouvernement est de ne pas se laisser entrainer dans des récits qui déforment le réel. On prête à ce budget des intentions qu'il n'a pas, on le caricature".


Il a tenu à clarifier, dans ce sens : "Aucune augmentation de l'impôt n'aura lieu, aucune. En 2026 on payera moins d'impôts qu'en 2019, pourquoi propager des mensonges ?". D'autres mettent à mal la confiance en évoquant des éléments qui ne figurent pas dans le mot, a-t-il assuré.  "Ne pas mentir aux Français c'est dire ce qu'est vraiment ce budget, ce n'est pas le budget d'un camp mais un budget de responsabilité". 

"le dernier mot vous revient" rappelle sébastien lecornu

"La responsabilité du gouvernement est un instrument de dernier recours" a-t-il exprimé. 

Il a ajouté à cela : "Si le gouvernement a engagé sa responsabilité, ce n'est pas pour décider seul mais trop nombreux sur ses bancs se sont retrouvés ceux qui ne voulaient pas décider du tout. (...) Le dernier mot ne revient pas au gouvernement, il vous revient par les deux motions de censure et les scrutins qui suivront"

sébastien lecornu exhorte de "faire confiance au débat parlementaire"

Le Premier ministre prend la parole. Il a assuré que depuis l'automne, "le gouvernement a fait le choix de faire confiance au débat parlementaire". 

"Ce n'était pas une tactique, mais une conviction", a-t-il affirmé, citant le vote sur le projet de loi de financement de la sécurité sociale.

"Des compromis ont été trouvés, cela a fonctionné" a-t-il ajouté.

selon sébastien lecornu, "le pouvoir n'a pas été confisqué", il est "toujours" aux mains des députés

Pour Sébastien Lecornu, le "pouvoir n'a pas été confisqué" et il est "toujours" aux mains des députés, selon son entourage. 

Le Premier ministre qui doit s'exprimer un peu plus tard avant le vote de deux motions de censure, a finalement décidé de passer par le 49.3 pour faire adopter le budget sans vote, "insistera sur un point essentiel : le pouvoir n'a pas été confisqué, il est désormais toujours pleinement entre les mains des députés. Les motions de censure sont, à ses yeux, un moment de clarté démocratique, où chacun doit dire s'il veut que le pays avance ou seulement empêcher", a rapporté son entourage dans un message à la presse.

"le pire ce serait de ne pas avoir de budget" lance le député modem bruno fuchs

Le groupe démocrate votera contre ces motions de censure a annoncé le député MoDem Bruno Fuchs. "Le pire serait de ne pas avoir de budget" a-t-il lancé. 

"Ce qui compte pour vous est de maintenir Macron au pouvoir" lance benjamin lucas, député écologiste

"C'est le 29e recours au 49.3 depuis qu'Emmanuel Macron est président de la République" a rappelé Benjamin Lucas, député écologiste de s'exprimer. 

"Ce qui compte pour vous est de maintenir Macron au pouvoir" a martelé le député.

"donnons enfin un budget à la france" exprime nicolas ray, député lr

Le député LR, Nicolas Ray s'exprime à son tour. Le mot d'ordre qu'il a mis en avant est celui de la "responsabilité" pour "rassembler". Il a rappelé que "dès le départ", tout le monde avait connaissance que "ce budget serait imparfait". 

Il a salué des avancées, avant de nuancer le projet avec "un point noir" pour son groupe, le maintien de la surtaxe IS à 8 milliards et qu'il aurait préféré que l'on coupe dans les dépenses.

"La France a besoin en urgence d'un budget" a martelé le député en évoquant le contexte géopolitique et les dernières prises de parole de Donald Trump. "Donnez enfin un budget à la France". 

"un budget de compromis" qualifie le député ps

Le député PS a listé plusieurs avancées de son parti, même s'il a regretté que la taxation des hauts patrimoines n'ait pas été au bout. Il l'a qualifié de "un budget de compromis". 

"nous avons (déjà) fait tomber deux gouvernements" justifie le député ps

Laurent Baumel, député PS explique les raisons pour lesquelles son parti ne votera pas la censure. 

Il a justifié : "Dans la France de 2026, un gouvernement qui tombe c'est une crise politique, un traumatisme. Pour priver la France de gouvernement et de budget il faut des raisons sérieuses. Nous avons fait tomber deux gouvernements", ceux de Michel Barnier et François Bayrou. 

Pour lui, le moment n'est pas venu de faire "tomber" le gouvernement.

le député ps d'indre-et-loire, laurent baumel explique pourquoi il ne votera pas la censure

Laurent Baumel, député PS explique les raisons pour lesquelles son groupe ne votera pas la censure.  

"je vous exhorte à voter la censure" conclut marine le pen

"Je vous exhorte à voter la censure" conclut Marine Le Pen, sous les applaudissements. 

Précédemment, elle déclare : "Vous commettez un abus de Constitution. Votre projet est un Tchernobyl budgétaire. Tous ceux qui ne voteront pas la censure porteront la responsabilité politique de ce texte".

"les français vous voient et mettront la facture dans l'urne" fustige marine le pen

 "Les Français vous voient et mettront la facture dans l'urne", d'autant plus avec les "tensions internationales" actuelles. La députée RN a évoqué le Mercosur, mais aussi le "discrédit mondial", en citant les railleries faites par le président américain Trump.  Elle accuse Sébastien Lecornu de participer à "l'affaissement" des institutions françaises.

"Vous aggravez le discrédit de la parole publique", a-t-elle enfoncé, sous le regard circonspect du chef du gouvernement. "Tous ceux qui ne voteront pas la censure porteront la responsabilité de ce texte", ajoute-t-elle à l'intention des députés.

"macron ne veut pas admettre son naufrage" qualifie marine le pen le budget

Marine Le Pen a qualifié le budget de "parodie humiliante". 

Elle a ajouté à cela en s'adressant au président de la République : "Vous avez échoué sur tous les plans. Politiquement à trouver une majorité. Votre démarche est purement politicienne. Tout aurait dû vous conduire à démissionner. Votre démarche n'est pas de sauver un projet, ni une majorité, ni sauver un pays qui demande que de votre départ. Vous ne voulez pas admettre votre naufrage".  

marine le pen présente la motion de censure du rn

Marine Le Pen présente la motion de censure du Rassemblement national.

coquerel critique l'attitude des socialistes

Eric Coquerel fustige à présent l'attitude des socialistes qui ne censureront pas le gouvernement en assurant qu'ils ne sont pas "utiles", comme ils le clament, avec toutes les coupes budgétaires qu'il liste une à une (AESH, étudiants, prime d'activité, etc). 

"Votre budget aggrave tout et ne résout rien" fustige eric coquerel

Éric Coquerel fustige la politique budgétaire du gouvernement qui fait "des cadeaux fiscaux aux ultrariches".

Il a également exprimé : "Votre budget aggrave tout et ne résout rien mais vous dites il vaut mieux un budget que rien. Il sera mauvais pour le pays". 
Il a également qualifié la méthode d'"escroquerie". Il a résumé : "En octobre ou en janvier, le 49.3 demeure un coup de force. (...) J'ai toujours pensé que vous finiriez par un 49.3".

"TOUT DANS CE BUDGET EST ESCROQUERIE" dénonce eric coquerel qui juge qu'il profite qu'aux riches

C'est Eric Coquerel, le président LFI de la commission des finances, qui s'exprime en premier pour défendre la motion de censure de la gauche, hors PS. Il a exprimé : "Tout dans ce budget est escroquerie, honte à ceux qui l'ont conçu et qui permettrait qu'il s'accomplisse. Début juillet 2024, dans quelle démocratie on peut décider que gouverne un camp minoritaire ? Macron est le premier responsable de la situation, c'est lui qui devrait risquer sa chute". 

"La fortune des ultras riches a doublé mais la richesse nationale, elle, n'a pas doublé (selon un sondage Oxfam) : je pense aux salariés, patrons de PME, agriculteurs, etc. Les 500 plus grandes entreprises payent moins de 2% d'impôts. Cela n'est pas tombé du ciel, c'est le résultat d'une politique". 

"une catastrophe, un budget d'austérité" estime éric coquerel qui présentera la motion de censure de lfi

L'une des deux motions de censure sera présentée par Eric Coquerel, du côté de la gauche, qui sera examinée en premier. Le  président LFI de la Commission des finances et député de Seine-Saint-Denis a jugé sur le plateau de TF1 ce vendredi : "La ligne d'arrivée n'est pas encore franchie", en précisant qu'il ne pensait pas le gouvernement va tomber. 

Avant d'ajouter : "Je crains que non, mais tant que le vote n'est pas fait, je vais utiliser ce temps pour en appeler aux socialistes. Ce budget est une catastrophe, c'est un budget d'austérité. (...) Vous avez très peu d'impôts sur les hautes fortunes. Tous les Français vont payer les coupes budgétaires et les cadeaux fiscaux de ces gens-là". 

La motion de censure du RN sera présentée par Marine Le Pen.

Le premier ministre attendu à Rosny-sous-bois cet après-midi

Le chef du gouvernement se rendra vendredi après-midi à Rosny-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, pour présenter un plan en faveur du logement, grâce notamment à des dernières mesures prévues dans le budget.

Quelles sont les prochaines étapes ?

Une fois les deux motions rejetées, le gouvernement devrait engager dans la foulée sa responsabilité sur la partie dépenses et l'ensemble du texte, suscitant deux nouvelles motions de censure, qui devraient être rejetées en début de semaine prochaine.


Après un bref passage au Sénat, le texte devrait revenir à l'Assemblée pour un troisième et dernier 49.3, et d'ultimes motions de censure à partir du 27 janvier.

le gouvernement devrait surmonter l'obstacle

Les socialistes ont promis de ne pas voter la censure, convaincus par les concessions faites par Sébastien Lecornu sur le pouvoir d'achat dans la dernière version du budget.

De leur côté, les députés LR devraient également voter contre la censure, malgré un budget jugé "imparfait" par Laurent Wauquiez, leur chef de file appelant à ne pas jouer les fauteurs de troubles dans le contexte international actuel.

deux motions de censure examinées ce vendredi

La France insoumise, le groupe GDR (communistes et ultra-marins) et les écologistes ont déposé dans la foulée une motion de censure commune, de même que le Rassemblement national et son allié le groupe ciottiste UDR.

Dans sa motion, la gauche hors PS accuse le Premier ministre de "renie(r) sa propre parole" et de mettre en oeuvre des "coupes budgétaires d'un niveau inégalé" pour atteindre l'objectif de 5% de déficit qu'il s'est fixé.

Le RN et l'UDR dénoncent eux aussi le "reniement de la parole" du Premier ministre. Et sur le fond un budget qui "ne répond pas à la crise du pouvoir d'achat", "n'offre aucune mesure de justice fiscale" ni "aucune économie structurelle", et "continue de creuser le déficit".

Sébastien lecornu engage la responsabilité du gouvernement sur le volet "recettes" du budget

Sébastien Lecornu est attendu à 9h à l'Assemblée nationale où il doit prendre la parole après le dépôt de deux motions de censure par la gauche, hors PS, et l'extrême-droite.

Après avoir constaté l'impossibilité de faire adopter le budget par un vote, le premier ministre a jugé que le 49.3 était le véhicule le plus adapté pour faire passer le texte, rompant la promesse formulée à son arrivée à Matignon.

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