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Coronavirus en Île-de-France : 30% des opérations déprogrammées

Afin de pallier la surcharge des hôpitaux due à l'épidémie du coronavirus, les hôpitaux d’Île-de-France ont été contraints de déprogrammer 30% des opérations.

Le personnel soignant de l'hôpital de Mulhouse le 24 avril 2020
Le personnel soignant de l'hôpital de Mulhouse le 24 avril 2020 Crédit : SEBASTIEN BOZON / AFP
Venantia
Venantia Petillault et AFP

Ne pas se laisser engorger. Les hôpitaux d’Île-de-France ont reçu pour instruction de déprogrammer "jusqu'à 30%" de leur activité pour faire place aux malades de la Covid, a indiqué jeudi 15 octobre le directeur de l'agence régionale de santé (ARS) francilienne Aurélien Rousseau sur France Inter.

"En Île-de-France, plus de 46% des lits de réanimation sont occupés par des patients Covid, c'est 531 malades, mais à la différence de la première vague, c'est tout l'hôpital qui est sous pression", a indiqué Aurélien Rousseau. "On a 1.628 malades dans des lits de médecine et on a aussi des malades du Covid dans des lits de soins de suite, dans des lits de psychiatrie, et donc c'est une forme de grande marée qui touche tout le monde simultanément".

Aussi, "depuis mardi nous avons donné l'instruction aux établissements de déprogrammer une partie de l'activité jusqu'à 30%", a-t-il précisé. "Cela veut dire que vous aviez peut-être une opération, une prothèse de la hanche du genou qui était prévue déjà en avril, qu'on va de nouveau reporter".

L'obsession de ne pas laisser d'angle mort

Le couvre-feu n'aura un impact que dans "15 jours à 3 semaines", a-t-il dit. "On sait que d'ici 15 jours, on aura entre 800 et 1.000 patients en Île-de-France en réanimation, notre capacité est de 1.200, donc on sait qu'on va déprogrammer encore plus, que les soignants vont être sur le pont, que les soignants vont se battre alors qu'ils sont pour beaucoup épuisés, donc c'est aussi pour eux que ces décisions sont prises." Le couvre-feu répond à "l'obsession de ne pas laisser d'angle mort : ce qu'on a constaté, avec l'incidence de 800 (cas positifs) sur 100.000 à Paris chez les 20-30 ans, c'est qu'on avait un angle mort dans nos politiques de repérage, c'était la sphère privée, les moments festifs".

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Les écoles, universités et entreprises représentent, selon lui, "60% des clusters, mais ces 60%, c'est seulement 10% des contaminations". "On identifie mieux les clusters dans une entreprise, dans une école ou à l'université et au fond, le fait qu'on en identifie peu dans les bars, ça veut dire qu'on n'arrive pas à trouver, à maîtriser et à passer les messages de prévention".

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