2 min de lecture Coronavirus France

Coronavirus : "Pas de transferts de patients comme au printemps", dit Martin Hirsch

INVITE RTL - Le directeur général de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris explique que les hôpitaux ne peuvent pas mettre en œuvre les mêmes réponses qu'au printemps face à une deuxième vague qui touche l'ensemble du territoire.

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Martin Hirsch, invité du 23 octobre de RTL Matin Crédit Image : JOHN MOORE / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP | Crédit Média : RTL | Date :
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Alba Ventura et Benjamin Hue

Les transferts de patients entre régions ne sont pas à l'ordre du jour. Invité de RTL ce vendredi 23 octobre, le directeur général de l'AP-HP, Martin Hirsch a confirmé que les autorités sanitaires ne pouvaient pas mettre en œuvre de réponses interrégionales comme ce fut le cas entre mars et avril lors que des centaines de patients atteints de la Covid-19 avaient été évacués par train ou par avion. 

"C'est une question qui se pose dans des termes très différents du printemps où il y avait des régions beaucoup plus impactées que les autres, explique Martin Hirsch au micro d'Alba Ventura. Aujourd'hui, en tout cas pour ce qui concerne la région Île-de-France, on n'imagine pas être conduit à transférer dans les mêmes conditions qu'on l'a fait au printemps".

En cause, la deuxième vague, beaucoup plus uniforme, touche l'intégralité du territoire, ce qui empêche les hôpitaux de prendre en charge des patients venus d'établissements lointains. 

Comment gérer l'épidémie dans les hôpitaux ?

"Aujourd'hui, la réponse est plutôt dans les comportements, les mesures restrictives et la lutte contre la circulation du virus", dit Martin Hirsch, qui enjoint les Français à "restreindre spontanément leurs interactions sociales" pour faire face à une situation qu'il décrit comme "redoutable". 

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Les hôpitaux peuvent aussi activer le levier des déprogrammations, en reportant les opérations et les examens classiques pour éviter de saturer les services de réanimation. "Les priorisations vont devoir augmenter. Pas seulement à Paris. Beaucoup de régions déprogramment, en Auvergne-Rhône-Alpes notamment", explique Martin Hirsch, qui précise que ces décisions relèvent des médecins qui "se réunissent entre eux pour déterminer les soins que l'on considère pouvant être reportés".

Le directeur de l'AP-HP a également rappelé qu'il avait été demandé à une partie du personnel soignant de renoncer à tout ou partie de leurs vacances pour faire face à la deuxième vague. 

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