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Lait infantile : pourquoi il sera difficile de prouver la présence de céréulide, toxine soupçonnée d'être à l'origine de la mort de deux bébés

Après le rappel massif de laits infantiles en France et l’ouverture de deux enquêtes à la suite du décès de nourrissons, les scientifiques font face à des recherches complexes. Si des analyses sont en cours, la nature même de la toxine suspectée rend toute preuve formelle difficile à établir.

Boites de lait infantile en poudre pour nourrissons et jeunes enfants Guigoz et Nidal produites par Nestle, dans un rayon d'un supermarché Leclerc, à Auch, le 21 janvier 2026.

Crédit : Jean-Marc Barrère / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

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Agathe Landais - édité par Jérémy Descours

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La ministre de la Santé tente de rassurer les parents, ce vendredi 23 janvier, après le rappel massifs de lait infantile partout en France. Tous les lots concernés ont été retirés assure Stéphanie Rist et pour l'instant aucun lien n'est avéré entre ces laits et les vomissements observés chez plusieurs nourrissons.

Pour rappel, deux enquêtes ont été ouvertes en France après le décès de deux nourrissons, l'un à Angers, l'autre à Bordeaux, ayant consommé un lait infantile rappelé par Nestlé pour cause de "possible contamination" par une substance d'origine bactérienne. Des analyses sont en cours mais selon Quentin Guillemain, de l'association pour la santé des enfants, on ne pourra rien prouver.

Contacté par RTL, l'Institut Pasteur, qui a l'habitude d'analyser ce type de bactéries, a expliqué que cette toxine, la céréulide, peut facilement être détectée dans les vomissements des bébés, mais qu'elle ne peut pas passer la barrière intestinale. Autrement dit, on ne pourra jamais la retrouver en analysant les selles des nourrissons.

En revanche, l'Institut a bien confirmé que cette toxine, libérée par une bactérie, pouvait engendrer des vomissements et des diarrhées. Une bactérie détectable par les chercheurs, notamment dans les selles des nourrissons.

Pour résumer, les scientifiques ne pourront jamais factuellement affirmer que ces bébés sont morts à cause de la toxine mais ils pourront quand même le déduire, s'ils retrouvent la bactérie dans des échantillons humains, et dans les boites de lait. 

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