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Coronavirus en France : pourquoi le nombre de contaminations s'envole ?

60.000 nouveaux cas ont été dépistés vendredi 6 novembre, alors que l'épidémie a déjà fait plus de 39.000 morts. Les hôpitaux ont commencé les transferts entre régions et en Allemagne.

Un patient en service de réanimation, pendant la crise sanitaire (illustration)
Un patient en service de réanimation, pendant la crise sanitaire (illustration) Crédit : PATRICK HERTZOG / AFP
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Louis Chahuneau et AFP

C'est un symbole qui en dit long sur la catastrophe en cours. Dès jeudi 6 novembre, les malades du Covid-19 ont été transférés de la région Grand-Est à l'Allemagne pour soulager les capacités de réanimation, notamment.

C'est un souvenir qui rappelle la situation de crise connue pendant le premier confinement. Mais la deuxième vague de contaminations est déjà en passe d'être plus grande que la première. Selon l'agence sanitaire Santé publique France (SpF), au moins 60.486 cas positifs au Covid-19 ont été enregistrés entre jeudi et vendredi, un nouveau record pour la France. 

En outre, 405 personnes sont mortes dans les dernières 24 heures selon SpF, portant à 39.865 le nombre de victimes du Covid-19 en France. Pour faire face à cette seconde vague, les capacités en réanimation ont été portées à 5.000 à 6.400 lits, avec un objectif à 7.500, qui pourrait encore être relevée à 10.500 lits. 
Vendredi 6 septembre, la France comptait 4.321 patients en réanimation contre 3.721 en début de semaine. Cette flambée inquiétante des chiffres s'inscrit dans un contexte particulièrement anxiogène entre le confinement imposé depuis vendredi 1er novembre et le débat sur le projet de loi sur l'état d'urgence sanitaire, qui a commencé ce samedi. Il s'agit de la dernière étape avant son adoption définitive par le Parlement.

Le confinement est moins respecté

Le caractère moins strict du deuxième confinement se traduit par une plus grande mobilité des Français, qui se déplacent deux à trois fois plus depuis le 30 octobre que lors du premier confinement, selon les données de plusieurs opérateurs. Sur Apple Plan, les demandes d'itinéraires pour les trajets en voiture étaient en baisse de 38% mercredi, par rapport à la normale et de 55% pour les trajets à pied. En avril dernier, ces deux statistiques avaient atteint 80%.

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Pour autant, le gouvernement s'est retenu d'imposer de nouvelles restrictions. Le ministre de la Santé a notamment exclu vendredi l'idée d'imposer un confinement aux plus vulnérables, notamment les personnes âgées.

Les salles de classe pointées du doigt

Alors que la poursuite de nombreuses activités dont les cours dans les écoles sont critiqués, Jean-Michel Blanquer, a encouragé davantage de cours à distance pour les lycéens, tout en conservant un minimum de 50% en présentiel.

De plus, à Paris, pour limiter les concentrations de personnes, la livraison et la vente à emporter par les restaurants et bars, ainsi que la vente et la consommation d'alcool sur la voie publique sont désormais interdites de 22h00 à 06h00 depuis vendredi.

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