11 min de lecture Attentats à Paris

Les organisations musulmanes condamnent l'attentat sur les Champs-Élysées

MINUTE PAR MINUTE - L'assaillant semble relié de plus en plus à l'État islamique, au lendemain de son attentat contre des policiers.

Des touristes sur les Champs-Élysées, vendredi 21 avril 2017, au lendemain de l'attentat qui a coûté la vie à un policier sur la "plus belle avenue du monde".
Des touristes sur les Champs-Élysées, vendredi 21 avril 2017, au lendemain de l'attentat qui a coûté la vie à un policier sur la "plus belle avenue du monde". Crédit : Philippe LOPEZ / AFP
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Clémence Bauduin
avec Eléanor Douet et AFP

Les forces de l'ordre ont encore été la cible d'une attaque terroriste sur le sol français. Après l'attaque de militaires à l'aéroport d'Orly le 18 mars, ce sont cette fois-ci des policiers qui ont été la cible d'un terroriste jeudi 20 avril sur l'avenue des Champs-Élysées, à Paris. Un homme armé d'un fusil d'assaut a ouvert le feu, aux alentours de 21 heures, sur un fourgon de police stationné sur l'artère parisienne. Un policier a été tué, deux autres ont été blessés. Une touriste a quant à elle été légèrement touchée par une balle. L'agresseur a été abattu par les forces de l'ordre tandis qu'il essayait de prendre la fuite. 

Fait rare, l'attaque a été presque aussitôt revendiquée par Daesh. Le groupe terroriste est à l'origine de la plupart des attentats, parfois de masse, qui ont fait 238 autres morts depuis 2015 en France. "L'auteur de l'attaque des Champs-Élysées dans le centre de Paris est Abu Yussef le Belge, et c'est un des combattants de l'État islamique", clame Daesh un communiqué publié par son organe de propagande, Amaq. 

L'assaillant, abattu, est un Français âgé de 39 ans déjà connu des services de police. "L'identité de l'attaquant est connue et a été vérifiée", a indiqué devant la presse, près du lieu de l'attaque, le procureur de la République de Paris, François Molins, qui a toutefois refusé de la dévoiler en raison des nécessités de l'enquête ouverte par le parquet antiterroriste. Le ministre de l'Intérieur Matthias Fekl a pour sa part salué "le professionnalisme immense, le dévouement, le sens du devoir des policiers" qui "a permis d'éviter un carnage sur les Champs-Élysées". 

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Suivez l'évolution de la situation

14h40 - Les Champs-Élysées ont été ouverts à nouveau à la circulation à la mi-journée.

14h05 - Les grandes organisations musulmanes condamnent l'attaque sur les Champs-Elysées, tout en réaffirmant leur soutien aux forces de l'ordre et en appelant à "l'unité" de la Nation. 

13h46 - La maire de Paris Anne Hidalgo annonce qu'elle a "réuni ce matin les présidents des groupes politiques du Conseil de Paris pour un travail collectif sur la sécurité". 

13h30 - François Fillon persiste et signe : il y a eu "d'autres attaques" jeudi soir. Le candidat de la droite fait allusion, selon son entourage, à l'agression d'un militaire de l'opération Sentinelle à la station de métro Etienne Marcel. Mais le porte-parole du gouverneur de Paris affirme qu'il s'agissait là d'un "non-événement" : "un SDF en état d'ébriété avancé a voulu s'en prendre physiquement à une patrouille. Il a été maîtrisé rapidement, s'est retrouvé au sol, des menottes dans le dos", a-t-il précisé.

13h06 - Bernard Cazeneuve accuse Marine Le Pen et François Fillon d'avoir fait "le choix de l'outrance et de la division"  à la suite de leurs sorties médiatiques au lendemain de l'attaque. 

12h57 - L'attentat de Paris "aura un gros effet sur l'élection présidentielle", a déclaré Donald Trump.

12h48 - Des sources proches de l'enquête relayées par l'AFP indiquent qu'un mot manuscrit dans lequel il défend Daesh, a été retrouvé près de l'assaillant. 

11h55 - La cellule d'urgence médico-psychologique de Paris (CUMP) a mis en place un numéro d'urgence pour les personnes choquées par l'attaque de la veille.

11h43 - François Hollande s'est rendu à la Préfecture de police de Paris aux alentours de 11h15. "Il s'agit de rencontrer les policiers et les forces de sécurité qui ont fait preuve d'un courage exemplaire hier mais qui ont perdu l'un des leurs", précise l'Élysée.

11h19 - Au tour de François Fillon de s'exprimer en conférence de presse. Le candidat de la droite prévoit de "faire le ménage contre l'intégrisme et l'obscurantisme". Il propose pour ce faire d'élever le niveau de protection des frontières "en renégociant le traité de Schengen", de maintenir l'état d'urgence et de renforcer les moyens des forces de l'ordre. Le candidat a par ailleurs fait une proposition inédite : placer "les fichés S en détention dans un cadre judiciaire". Comme Marine Le Pen, il fait état d'"une guerre" qui selon lui "sera longue" et impute des failles de sécurité à l'exécutif. 

10h56 - François Hollande, Bernard Cazeneuve et Matthias Fekl se sont rendus au chevet de l'un des policiers blessés. Le chef de l'État s'est "entretenu pendant quelques minutes avec le policier", rencontrant également le personnel soignant.

10h44 - Invité de RTL ce vendredi matin, Emmanuel Macron a réitéré sa proposition de créer une "task-force anti-Daesh", une force d'intervention "qui 7j/7, 24h/24, auprès du président de la République en charge de la coordination des services de renseignement". 

10h15 - "Tout a été fait pour que nous perdions la guerre." En conférence de presse, Marine Le Pen dénonce l'islamisme radical, qu'elle décrit comme une "idéologie totalitaire monstrueuse". Elle dépeint une France victime d'une "guerre révolutionnaire", "menée sans pitié et sans répit'" et appelle François Hollande à "l'ultime sursaut avant de quitter le pouvoir".

09h52 - L'heure est désormais à l'enquête, mais également aux hommages au policier tué jeudi soir. Le maire de Bordeaux Alain Juppé appelle à une minute de silence dans la cour de sa mairie ce midi.

09h46 - Christophe Rouget, commandant de police et porte-parole du syndicat majoritaire des cadres de la sécurité intérieure, appelle sur RTL à une réelle "prise de conscience" après l'attaque d'hier soir.

09h30 - Trois proches de l'assaillant sont actuellement interrogés en garde à vue, selon une source judiciaire. Les trois personnes se trouvaient aux domiciles perquisitionnés par les enquêteurs dans la nuit de jeudi à vendredi.

09h20 - À la sortie du Conseil de défense, Bernard Cazeneuve a confirmé qu'un important dispositif de sécurité allait être mis en place pour le premier tour de la présidentielle. Plus de 50.000 policiers et gendarmes et quelque 7.000 militaires de l’opération Sentinelle seront déployés.

09h13 - "L'homme faisant l'objet d'un avis de recherche diffusé par les autorités belges s'est présenté dans un commissariat d'Anvers", a déclaré le porte-parole de Beauvau, Pierre-Henry Brandet.

09h05 - "Il nous appartient de ne jamais céder à la division", a déclaré Bernard Cazeneuve à la sortie du Conseil de défense. Selon lui, "rien ne doit entraver (le) rendez-vous démocratique" de la présidentielle qui aura lieu ce dimanche 23 avril pour le premier tour du scrutin.

08h59 - Le candidat du NPA, Philippe Poutou, a suscité la polémique jeudi 20 avril en insistant sur sa volonté de désarmer les policiers, quelques secondes après avoir appris la mort d'un fonctionnaire de police dans l'attaque des Champs-Élysées. 

08h46 - Un avis de recherche visant un homme signalé par la Belgique a été transmis à la France "hier", selon les informations de Pierre-Henry Brandet, porte-parole du ministère de l'Intérieur. Toutefois, celui-ci n'est pas en mesure, pour l'heure, de confirmer avec certitude un lien avec l'attentat de jeudi soir. "Il est trop tôt pour le dire, il y a un certain nombre d'informations à vérifier", a-t-il affirmé au micro d'Europe 1 ce 21 avril.

08h35 - Invité des Petits Matins, le spécialiste du terrorisme Claude Moniquet a indiqué qu'au vu de la rapidité de la revendication du groupe État islamique, deux heures après les faits, "il y a eu coordination avant l’attentat", entre le terroriste et l'organisation. 

08h32 - Au lendemain de l'attentat sur les Champs-Élysées, nous faisons le point sur l'enquête.

08h29 - L'Élysée publie sur son compte Twitter des photos du Conseil de défense réuni depuis 30 minutes.

08h26 - "Des policiers ont évité un carnage sur les Champs-Élysées", a estimé hier soir Matthias Fekl, le ministre de l'Intérieur. 

08h23 - Selon Le Point, le policier dont le pronostic vital était engagé hier soir va un peu mieux. "C'est un miracle", confie un haut fonctionnaire de la préfecture de police de Paris à l'hebdomadaire.   

08h11 - Le conseil de défense convoqué par François Hollande s'ouvre à l'Élysée. Aux côtés du chef de l'État se trouvent le premier ministre Bernard Cazeneuve, le ministre de l'Intérieur Matthias Fekl, le ministre de la Justice Jean-Jacques Urvoas, celui des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault, ainsi que les chefs des services de renseignements, de sécurité et de l'armée, soit une quinzaine de personnes. 

08h07 - Critiqué pour avoir réclamé le désarmement de la police sur le plateau de France 2 hier soir, Philippe Poutou s'est justifié ce matin sur la même antenne. "On ne parle pas des même policiers, nous on parle des policiers qui encadrent les manifs". Le candidat NPA explique que "dans certains cas" les policiers doivent pouvoir être armés 

08h03 - Emmanuel Macron a justifié l'annulation de ses déplacements prévus aujourd'hui suite à l'attentat perpétré sur les Champs-Élysées. 

07h58 - Invité de RTL ce matin, Emmanuel Macron a estimé que contre le terrorisme "nous avons besoin de plus de coopération européenne" et a appelé à "ne céder en rien à la panique". 

07h55 - Hier soir, François Hollande a annoncé qu'un "hommage national" serait rendu au policier tué.

07h51 - Les journaux nationaux et internationaux reviennent sur cet attentat dans leurs unes ce matin. 

07h44 - "Nous devons toutes et tous avoir un esprit de responsabilité dans cette période extrême, c'est-à-dire ne céder en rien à la panique, ne céder en rien à l'instrumentalisation qui pourrait être tentée, qui serait d'utiliser la peur. Parce que ce que recherchent ces terroristes, c'est la peur, c'est de fracturer le pays, de le diviser. Ils ne peuvent pas nous vaincre, ils peuvent nous affaiblir", a affirmé Emmanuel Macron, interviewé par Elizabeth Martichoux ce vendredi 21 avril.

07h31 - Jeudi soir, la maire de Paris Anne Hidalgo s'est rendue sur les lieux de l'attaque aux côtés, notamment, du ministre de l'Intérieur Matthias Fekl. "Nous ne céderons rien", a-t-elle promis.

07h22 - L'acte terroriste de ce 20 avril a forcément un impact, quel qu'il soit, sur la campagne présidentielle. "On sait que ce premier tour va se dérouler sous la pression réelle - je dis bien réelle - d'un attentat, affirme notre éditorialiste politique Alba Ventura. On vient d'avoir un attentat déjoué avec l'arrestation de deux jihadistes à Marseille et hier un attentat perpétré. Est-ce que cela va se sentir dans les urnes ? En 2012, après le drame perpétré par Merah à Toulouse et à Montauban, (...) il n'y a pas eu vraiment d'impact sur le scrutin, rappelle-t-elle. On aurait pu penser que cela favorise Nicolas Sarkozy ou Marine Le Pen, c'est François Hollande qui a été élu. Mais maintenant, on n'est plus du tout dans la même situation. À cette époque, c'était la première attaque du terrorisme islamiste. On ne sait pas bien si les candidats vont être capables de ne pas perdre leurs nerfs, de ne pas basculer dans l'hystérie ou bien dans la récupération. On ne sait pas bien non plus si du côté des électeurs il va y avoir de la peur, ou bien un élan vers les bureaux de vote pour répondre aux terroristes", analyse Alba Ventura.

07h11 - Dans un contexte pesant lié à l'échéance présidentielle, ce nouvel acte de barbarie sur le sol français contribue à une morosité générale. Pour y remédier, du moins sur les réseaux sociaux, des internautes ont lancé, à la suite de l'attaque du 20 avril, le hashtag #BellesChoses : postant des photos de moments joyeux et de paysages français.

07h00 - Dans une heure, à 8 heures, François Hollande recevra à l'Élysée les ministres de l'Intérieur Matthias Fekl, de la Défense Jean-Yves Le Drian et le Premier ministre Bernard Cazeneuve pour un conseil spécial de Défense.

06h53 - Les réactions de la classe politique, françaises et internationales, ne se sont pas fait attendre à deux jours d'un rendez-vous crucial pour la démocratie française. François Hollande a promis de mettre en place tous les moyens nécessaires pour assurer la sécurité au cours de la journée du premier tour de la présidentielle. Quelques jours plus tôt, le ministre de l'Intérieur Matthias Fekl avait déjà promis le déploiement de quelque 50.000 policiers et gendarmes pour assurer la sécurité de l'événement.

06h45 - Certains candidats ont annulé leurs derniers déplacements de campagne mais maintiennent leur présence dans les médias ce 21 avril. D'autres, à l'instar de Jean-Luc Mélenchon, conservent leur programme du jour. Emmanuel Macron sera au micro d'Elizabeth Martichoux à 7h40.

06h20 - La confusion règne autour de l'identité de l'assaillant. Tandis que Daesh a évoqué, dans sa revendication, un acte commis par un dénommé "Abu Youssef le Belge", l'assaillant se prénommerait, d'après les premières informations, Karim C. et serait de nationalité française. Claude Moniquet, analyste en sécurité et terrorisme, donne plusieurs hypothèses pour expliquer cette confusion, dont une qui tend à affirmer que "Youssef le Belge est un complice de l'action et a échappé à la police. Et là, on a quelqu'un en liberté qui est dangereux", affirme-t-il au micro de RTL. 

06h04 - Les vies des deux policiers grièvement blessés ne sont plus en danger.

06h00 - L'attaque est survenue peu avant 21 heures, tandis que les onze candidats à la présidentielle se trouvaient sur le plateau de France 2 pour l'émission Présidentielle 2017 : quinze minutes pour convaincre. Les prétendants à l'Élysée ont réagi en direct, après avoir été informés de l'attaque peu avant 22 heures. Le candidat du NPA Philippe Poutou a pris la parole dans la foulée, sans réagir à la nouvelle et défendant au cours de sa prise de parole le désarmement des policiers. Premier à faire part de son émotion, Emmanuel Macron a joué la carte de la prudence. Ses deux successeurs en plateau, Jean Lassalle puis François Fillon, ont eux fait part d'informations semant le trouble : le premier évoquait un deuxième policier tué quand le second faisait état d'autres tirs entendus dans la capitale. Les deux informations ont été rapidement réfutées.

05h39 - François Hollande a pris la parole dans la soirée, peu après l'attaque. "Nous sommes convaincus que les pistes (...) sont d'ordre terroriste", a affirmé le président de la République, qui a précisé que le parquet antiterroriste avait été saisi. François Hollande réunit quant à lui un conseil de défense à 8 heures ce vendredi 21 avril.

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Fusillade sur les Champs-Élysées : "Les pistes sont d'ordre terroriste", annonce François Hollande Crédit Image : BFMTV | Crédit Média : BFMTV | Durée : | Date :

05h10 - Le ministre de l'Intérieur Matthias Fekl a salué "le professionnalisme immense, le dévouement, le sens du devoir des policiers" qui "a permis d'éviter un carnage sur les Champs-Élysées". 

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