14 min de lecture Présidentielle 2017

Revivez "Présidentielle 2017, 15 minutes pour convaincre"

Les onze candidats à la présidentielle se sont retrouvés pour la dernière fois avant le premier tour de l'élection. Ils ont chacun passé un oral de 15 minutes dans l'émission de France 2.

Les 11 candidats à la présidentielle 2017
Les 11 candidats à la présidentielle 2017 Crédit : AFP et Montage RTLNET
MariePierreHaddad75
Marie-Pierre Haddad
Journaliste RTL

C'était le dernier rendez-vous médiatique avant le premier tour de l'élection présidentielle. Les onze prétendants à l'Élysée se sont succédé ce jeudi 20 avril sur le plateau de France pour une série d'entretiens de 15 minutes menés par Léa Salamé et David Pujadas. Outre l'habituel jeu des questions-réponses avec les journalistes, les candidats ont disposé d'une "carte blanche" pendant laquelle ils ont pu aborder le sujet de leur choix. 

L'émission s'est terminée par une séquence au cours de laquelle chacun est revenu sur l'essence de son projet. Une émission qui s'est déroulée dans un contexte particulier en raison de la fusillade qui a eu lieu sur les Champs-Élysées jeudi soir, lors de laquelle un policier a été tué et un autre grièvement blessé par un homme abattu par les forces de l'ordre.

Revivez la soirée

23h26 - L'heure de la conclusion pour les 11 candidats
Jean-Luc Mélenchon rend hommage aux policiers touchés lors de la fusillade sur les Champs-Élysées. "Les violents n'auront pas le dernier mot contre les Républicains". Il livre ensuite un message d'union et de solidarité, rappelant la devise de la patrie, "liberté, égalité, fraternité.

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Benoît Hamon a une pensée pour les victimes de la fusillade à Paris. "Cet événement nous rappelle que nous sommes au coeur d'une crise", attaqués par des forces qui "nous détestent". Il met l'accent sur le besoin de "faire des choix" et estime que la campagne "n'a pas été à la hauteur", affirmant "ne rien avoir caché" de son côté.

François Fillon annonce qu'il "n'y a pas lieur de poursuivre une campagne électorale" jusqu'au premier tour de l'élection présidentielle. La lutte contre le fondamentalisme islamique doit pour lui être une priorité.

Philippe Poutou, s'il est attristé par ce qui s'est passé à Paris jeudi soir, met en cause la politique internationale française, d'intervention et de vente d'armes à certains pays soupçonnés de liens avec le terrorisme. Au sujet de l'émission du soir, il regrette qu'il n'y ait pas eu de vrai débat et souhaite que la population française puisse "relever la tête" face aux puissants.

Jean Lassalle se déclare heureux de vivre des moments de liberté démocratique dans cette campagne en des moments difficiles. Il faudra cependant "se poser des questions" selon lui sur les instituts de sondage et le rôle de la presse.

Jacques Cheminade déplore que cette campagne se soit souvent déroulée "hors-sol". Il parle des ouvriers exploités, des jeunes des quartiers non respectés et souhaite être "la voix des sans-voix". Il faut selon lui en priorité lutter contre la dictature des marchés financiers.

François Asselineau présente ses condoléances au policier tué à Paris. Il veut être le porte-voix des Français qui ne sont pas entendus, notamment en reconnaissant le vote blanc, et en redonnant du pouvoir aux citoyens, en particulier avec une sortie de l'Union européenne.

Nicolas Dupont-Aignan a quelques mots pour les forces de l'ordre. Il compare le choix que vont faire les Français dimanche à un choix "historique" et croit qu'une "autre politique est possible" en contrôlant les frontières nationales, refonder l'école, réduire la misère... Un projet qui ne peut se faire selon lui qu'en se libérant de la tutelle de Bruxelles.

Nathalie Arthaud, comme les autres candidats, a une pensée pour les policiers mais estime que la politique du gouvernement français ne fait que favoriser la montée du terrorisme. Elle appelle également à un respect de la dignité de la personne, à tous points de vue.

Emmanuel Macron, solidaire avec les victimes de la fusillade. Il estime que le défi de notre génération est non seulement de répondre à la menace terroriste mais aussi de faire le choix de l'avenir avec un projet progressiste de réforme.

Marine Le Pen parle d'un "cauchemar qui recommence" après la fusillade de jeudi soir à Paris. Elle estime que "tout n'est pas fait" pour mettre les Français à l'abri. "Je ne veux pas que l'on s'habitue au terrorisme islamique", déclare-t-elle.

23h06 - François Fillon est le dernier à s'exprimer face aux journalistes
L'ancien Premier ministre commence en adressant un message de solidarité aux policiers et en répétant sa volonté de lutte contre le terrorisme et le fondamentalisme islamique. "Il faut que tous ceux qui représentent une dangerosité évidente soient interpellés et jugés" affirme-t-il, ajoutant que l'"on ne peut pas continuer à vivre dans cette crainte et cette terreur". Il faut selon lui dialoguer avec la Russie, "l'un des plus gros arsenaux nucléaires sur la planète", et qui assure la sécurité du régime syrien. "Il faut accepter un compromis", ce que les occidentaux n'ont toujours pas fait pour l'instant.

Dans sa carte blanche, François Fillon insiste sur la lutte contre le fondamentalisme par l'intermédiaire de la laïcité et de l'école. "Il faut une transparence absolue sur le financement du culte musulman" selon lui. François Fillon estime que la montée de la pression intégriste fait que "des femmes qui ne se voilaient pas il y a 20 ans se voilent aujourd'hui".

"On a dans la société française des blocages liés à un excès de bureaucratie", déclare François Fillon, qui veut réformer l'administration. Interrogé sur l'assurance maladie, il affirme que la répartition entre la sécurité sociale et les mutuelles n'est pas satisfaisante. Il rappelle son souhait de création d'une agence qui sera en charge de la répartition des remboursements, de façon à ce qu'elle soit plus efficace.

A-t-il un regret dans cette campagne ? Le candidat ne souhaite pas parler du passé et n'a qu'un objectif, sa candidature à la présidence de la République.

22h48 - Jean Lassalle prend la parole
Les deux objets qui symboliseraient le mandat de Jean Lassalle seraient deux ouvrages, des rapports pour être plus précis, notamment celui intitulé "La Marche". Il souhaite également faire part de sa solidarité avec les policiers, touchés jeudi soir lors d'une fusillade sur les Champs-Élysées à Paris.

"Je veux redonner à la France un espace politique, économique et financier qu'elle n'a plus", déclare Jean  Lassalle. Il souhaite notamment redonner son prestige à la diplomatie française, lui qui est allé personnellement rencontrer le président syrien Bachar al-Assad. Il estime avoir fait "un travail de député" en allant voir de plus près ce qui se passait sur le terrain. "Je ne dois rien à Bachar al-Assad et il ne me doit rien", s'exclame-t-il.

La carte blanche de Jean Lassalle porte sur les campagnes de France. "Nous ne trouvons pas de solutions à un problème civilisationnel" dans un pays où de nombreuses exploitations agricoles, commerçants et artisans connaissent de grandes difficultés. "Je mettrai 3 à 4 milliards par an" pour commencer à faire évoluer cette situation.

Jean Lassalle revendique une campagne présidentielle "solennelle et joyeuse" de sa part, citant ensuite l'un de ses modèles, Gandhi. "Je veux reconstruire un État qui soit capable de rassembler liberté, égalité et fraternité sur tout le territoire", ajoute-t-il.

A-t-il un regret ? "J'aurais pu être meilleur, j'aurais pu être plus mauvais", déclare-t-il.

22h29 - Au tour de Jacques Cheminade d'arriver sur le plateau
Son objet de prédilection en cas d'entrée à l'Élysée serait une paire de silex datant de le préhistoire, symbole selon lui d'une humanité qui s'est éveillée grâce au travail et à des outils, qui sont à la base de tout ce qui a pu suivre ensuite.

Il souhaite que davantage d'intelligence humaine et de développement trouve sa place dans notre monde actuel et déplore le poids des grandes puissances de l'argent. Pour lui, l'euro est devenu "la courroie de transmission" de cet ordre financier international. Une idéologie et une façon de voir le monde auxquelles les gens s'adaptent selon lui et qui présente un grand danger. "Si l'État ne contrôle pas la monnaie, c'est la monnaie qui contrôle l'État", affirme-t-il.

Sa carte blanche est consacrée à la culture et à l'éducation. "Lorsque les enfants pensent, la société s'améliore" déclare-t-il, souhaitant multiplier les gestes pour amener la culture et la science à un maximum de gens dans toute la France.

Réclamant la suppression du secret de l'instruction, Jacques Cheminade estime que la justice actuelle, "à jeter en pâture" est l'objet de "trop de tentations" et qu'il faut surtout une égalité de traitement entre les citoyens, quelle que soit leur catégorie sociale.

22h11 - Emmanuel Macron prend la parole
L'ancien ministre de l'Économie avait ramené une grammaire, qui l'accompagnerait à l'Élysée, mais a décidé de la laisser dans sa loge pour parler de ce qui s'est passé sur les Champs-Élysées, où un policier a perdu la vie dans une fusillade, rappelant que la France devait s'habituer à vivre avec une "menace" au-dessus d'elle.

Interrogé sur ses propositions au sujet de l'ISF, il rappelle qu'il souhaite que les personnes investissant pour le bien de l'économie française soient épargnées fiscalement. Il déroule ensuite les mesures qu'il désire mettre en place pour récompenser l'innovation et la compétence.

La carte blanche d'Emmanuel Macron porte sur l'éducation. Dans un monde en plein trouble, il estime qu'il est indispensable de mettre l'accent sur l'éducation, notamment dans les écoles primaires et dans les zones d'éducation prioritaire. Il veut également rétablir les études dirigées et ajouter des heures d'enseignement. Emmanuel Macron rappelle que son projet prend en compte la nécessité d'assurer la formation "tout au long de la vie".

Emmanuel Macron estime qu'il est un défenseur inébranlable de la culture française, à la suite de ses déclarations remarquées sur le sujet. "La capacité à s'affranchir" de cette culture française est la preuve, selon lui, que celle-ci n'est pas unique et continue à évoluer.

Concernant la Syrie, il se déclare prêt à "prendre ses responsabilités" pour détruire les stocks d'armes chimiques de Bachar al-Assad mais précise que l'objectif sera de ne pas "détruire l'état syrien". Sa priorité sera également d'éradiquer, dans le cadre d'une coalition, Daech et tous les groupes jihadistes du même genre.

A-t-il un regret ? S'il assume ce qu'il a dit, il déclare regretter d'avoir blessé certaines personnes à la suite de ses déclarations sur la guerre d'Algérie.

21h52 - Philippe Poutou arrive sur le plateau
L'objet choisi par Philippe Poutou est un drapeau de la Guyane, un département paralysé en ce moment par une crise sociale historique et dont le combat pour une hausse du pouvoir d'achat et des investissement structurels est symbolique selon lui.

"On ne peut pas laisser aux capitalistes les moyens de diriger seuls", déclare Philippe Poutou, fidèle à son credo d'un retour du pouvoir aux salariés et de la nécessité que chacun ait un emploi. Il pointe du doigt ces "exploiteurs" qui gagnent de l'argent mais qui n'ont jamais rien fait eux-mêmes, se contentant de licencier à tour de bras. Interrogé sur un chef d'entreprise qui pourrait lui servir de modèle, il cite le cirque tzigane Romanes, qui fait office de modèle selon lui.

La carte blanche de Philippe Poutou concerne l'écologie, qui fait partie "des choses importantes" pour le NPA. Il propose de mettre en place un service public de l'énergie, en charge d'appliquer une politique cohérente et focalisée sur la transition vers de l'énergie renouvelable. "Il faut arrêter le nucléaire le plus vite possible", expliquant qu'il n'est pas question de supprimer des emplois mais de les transférer dans une autre activité.

Interrogé sur sa proposition de désarmement des policiers, il rappelle les nombreuses "agressions" des policiers dans certaines manifestations et déplore une surprotection policière actuellement. Il parle d'un "engrenage de violence" très dangereux et affirme que la police qui est "au contact de la population au quotidien" n'a pas à être armée. En termes de sécurité, il juge d'ailleurs que les frontières ne protègent absolument pas contre un risque quelconque et met en avant son souhait d'une "planète sans frontières" plus en accord avec l'histoire de l'humanité.

21h33 - Nicolas Dupont-Aignan fait son entrée sur le plateau
Nicolas Dupont-Aignan emmènerait avec lui à l'Élysée un objet "qui ne le quitte jamais", une figurine réalisée à la main, qui lui a été offert par un enfant il y a de nombreuses années. "Il y a quantité de Français dans la difficulté (...) Je veux récompenser le travail", déclare-t-il, insistant sur le besoin de lutter contre le gaspillage pour remplir les innombrables "besoins sociaux".


Sur le plan européen, il estime que la France n'a plus à accepter une Union européenne qui a "défiguré" la vision originelle de l'Europe. Sa conception consiste en un retour aux frontières et au monnaies nationales, ce qu'il explique dans le "traité alternatif" qu'il a préparé avec son équipe.

"Je veux que les Français sachent pourquoi la démocratie ne fonctionne plus", poursuit-il, illustrant ensuite ce qu'il considère comme l'influence néfaste de puissances financières en lisant un échange de messages avec un grand patron de presse français qui lui reproche ses propos sur François Fillon en le boycottant.
 
21h15 - Benoît Hamon arrive sur le plateau
Quel est l'objet qu'elle installerait dans son bureau de l'Élysée ? "La carte vitale. Elle a été menacée par le projet politique de certains. Au delà de cette carte vitale, il faudra utiliser la carte d'électeur qui n'est pas une carte consommateur", indique-t-il. Mon analyse est que la révolution numérique va conduire à une raréfaction du travail. Les rapports se sont multipliés (...) Il permettra à 19 millions de personnes de bénéficier d'une augmentation du pouvoir d'achat. Ce n'est pas une incitation à la oisiveté".

La carte blanche de Benoît Hamon est l'Europe. "Je n'ai pas envie que l'on joue à la roulette russe. (...) Je ne pense pas que la solution pour sortir de l'austérité soit l'Europe. 

"Si aujourd'hui notre politique étrangère est dépendante de quelques centaines de millions d'euros, c'est qu'il n'y a plus de diplomatie française" déclare Benoît Hamon qui se déclare en outre opposé à des "frappes unilatérales" sur la Syrie, désapprouvant ainsi l'action de Donald Trump en Syrie. "On aura une démocratie médiocre si l'on a une classe politique médiocre", affirme-t-il, faisant ensuite un plaidoyer pour un vote sincère, quelles que soient les prévisions des sondages.

20h56 - François Asselineau prend la parole
Quel est l'objet qu'elle installerait dans son bureau de l'Élysée ? "Un rameau d'olivier. C'est un symbole de paix, le symbole de la République et celui qui figurait sur la pièce de 1 franc. C'est un symbole méditerranée et son avenir passe aussi par la Méditerranée", répond le candidat.

Il explique : "Les Français n'attendent pas du chef de l'État qu'il soit polémiste ou qu'il stigmatise une partie de la population. Les services publics sont menacés année après année par les traités européens. Je ne vais pas obliger à privatiser. Je veux rendre aux Français la Sécurité sociale pour tous". François Asselineau juge que "la guerre est illégale. Un État n'a pas le droit d'intervenir militairement dans un autre État".

Sa carte blanche concerne la sortie de la France de l'Union européenne. "Hausse de la TVA, gel du SMIC, réforme du droit du travail avec la baisse de l'assurance chômage... Moi, je déchire cela". Le seul regret que j'ai eu est de ne pas avoir été repris par la presse. On a des équipes formidables, je fais des meetings qui sont pleins et nous allons créer la surprise le soir du premier tour". 

20h38 - Marine Le Pen arrive sur le plateau
Quel est l'objet qu'elle installerait dans son bureau de l'Élysée ? "C'est une clé qu'un chef d'entreprise m'a donné. C'est celle de son entreprise". "Je compte engager une grande négociation pour rendre aux Français leur souveraineté : maîtrise des frontières, de leur économie et de leur monnaie. Les Français ont vu l'euro changer valeur de façon spectaculaire (...) Bien entendu on peut faire des choses, mais il faut retrouver la liberté de les faire et l'Union européenne nous empêche de les faire. Je veux retrouver la voie de la création d'emplois".

La candidate Front national a choisi la sécurité et le terrorisme comme carte blanche : "Que ce sujet soit totalement absent, alors qu'il est aussi grave m'apparaît ahurissant. je pense que rien n'a été fait. Nous subissons les conséquences d'un laxisme qui n'a pas cessé depuis des années. Je veux que les victimes soient à nouveau considérées (...) Il faut s'attaquer à la racine du mal, le fondamentalisme islamique. Il faut s'attaquer au communautarisme, à son développement dans nos banlieues, il faut expulser les imams qui prêchent la haine et expulser les fichés S. Tous les fichés S étrangers qui ont un lien quelconque avec le fondamentalisme islamique doivent être expulsés. Je serai d'une fermeté absolument totale, je suis une mère, j'ai trois enfants et je ne veux pas que des Français viennent me dire qu'ils ont peur quand ils vont vers des courses à La Défense".

Marine Le Pen poursuit : "J'ai beaucoup de mal à supporter la multiplication des humiliations subies par notre pays de la part d'Angela Merkel (...) On ne se met jamais, quand on est un pays indépendant et souverain, dans des conditions de chantage. Je veux que nous ayons des frontières nationales. Je n'ai aucune confiance dans la passoire de Schengen". Elle explique avoir été déçue par la politique de Donald Trump qui a bombardé la Syrie : "Je pense toujours à la France. Je vois les conséquences de l'intervention en Irak, en Libye. Il a pris une décision contraire à ses engagements. J'espère que cela ne va pas redevenir une politique systématique de notre pays".

Quel est son regret pendant la campagne ? "Je n'ai aucun regret. Peut-être celui de ne pas avoir pu multiplier des meetings que j'ai faits dans les petits villages de 800 ou 2.000 habitants. Je n'ai jamais de regret à dire la vérité aux Français. Je ne ferai rien sans le peuple français ou contre lui", explique-t-elle.

20h21 - Nathalie Arthaud prend à son tour la parole.
L'objet qu'elle apporterait dans le bureau de l'Élysée est la photo de John Carlos et Tommie Smith, lors des Jeux Olympiques de 1968. "Je crois qu'à l'époque ça leur avait demandé énormément de courage et avait parlé à des millions d'opprimés. Je suis convaincue que les travailleurs changeront la société", explique-t-elle.

"Il y a beaucoup d'entreprises qui sont nationalisées et qui se conduisent comme celles qui sont privées. Il faudrait que dans les conseils d'administrations soient composés de salariés, des travailleurs du groupe, de la population. Ils fonctionneraient en imposant des décisions dans l’intérêt collectif et non pas ceux d'une minorité", ajoute-t-elle. 

Pour sa carte blanche, la candidat Lutte Ouvrière souhaite "permettre aux salariés, comptables, secrétaires, ouvriers, de dire toutes les informations qu'ils connaissent et transformer tous les salariés en lanceurs d'alerte. On verrait ce qui est verser en salaire, en dividende, de qui échappe à l'impôt et au fisc. Ce serait une arme fantastique pour les salariés puissent se défendre. À partir du moment, où les salariés verraient qu'il y a des choix qui ne répondent qu'aux intérêts des grands patrons, ils pourraient contester et prendre en main l'entreprise". Elle ajoute : "Je pense que l'état d'urgence a pu avoir son utilité au lendemain des attentats, par son effet de surprise. Je m'en réfère à ce que disent les experts. Il a été beaucoup instrumentaliser. Il y a beaucoup de démagogie".

Quel est son regret pendant la campagne ? "Globalement, je suis fière de la campagne que nous avons menée. C'était collectif et militant. J'espère que beaucoup ce sont reconnus dans ce que j'ai dit et iront voter pour Nathalie Arthaud dimanche".

20h01 - Jean-Luc Mélenchon est le premier candidat à s'exprimer. Le candidat de la France insoumise explique que l'objet qu'il souhaite mettre dans le bureau du président à l'Élysée serait un réveil. Pour lui, "il est temps. Il est temps de prendre en compte le réchauffement climatique. Il est temps de sortir du nucléaire. Il est temps de répartir la richesse. Il est temps de sortir de la monarchie présidentielle".

Jean-Luc Mélenchon a choisi en carte blanche sa mesure concernant "le fin du règne de la caste". "Je pense qu'il faut qu'on convoque une assemblée constituante où le peuple redéfinira les enjeux politiques. On convoque la constituante, ils prennent le temps qu'il faut. Une partie des personnes seront tirées au sort. Cette idée est pour que cela ne soit pas entièrement le résultat d'un 'vote normal' (...) Il ne faut pas croire que les Français sont une bande d'agités. Ils veulent la stabilité des institutions et pouvoir intervenir (...) Le pouvoir sera fort, si le peuple y consent".

Il ajoute : "Je pense que la force vient de l'intelligence collective. Un chef d'État, un maire qui ne parlerait avec personne... Ce n'est pas un élu du peuple. Faite confiance à l'intelligence des gens, à l'intelligence collective". Sur la Russie, il explique qu'il ne connaît "ni maître, ni ennemi". "Je suis pour une France indépendante, qui soit championne du monde de la paix. Je suis hostile aux G8 et G20 qui sont des petits clubs de riches (...) Je n'ai jamais proposé une conférence pour rediscuter les frontières de l'Europe (...) Il n'y a pas d'Europe sans la France". 

Est-ce que vous avez envisagé de faire autre chose que de la politique ? "J'ai énervé beaucoup de monde et agacé plus d'une fois le président Mitterrand. Je l'aimais beaucoup et j'essaye de mettre mes pas dans les siens", répond Jean-Luc Mélenchon. A-t-il un regret ? "Non, j'ai beaucoup de gratitude à l'égard des personnes qui se sont manifestées. Je remercie mes équipes".

20h00 - L'émission débute
19h30 - Cette soirée a été compliquée à organiser. Emmanuel Macron était opposé à l'idée de participer à un nouveau débat et la date de l'événement ne convenait pas à Jean-Luc Mélenchon. François Fillon avait alors déclaré sur RTL que le programme n'aurait "aucun intérêt" sans ses deux rivaux.

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Les onze candidats à la présidentielle se sont retrouvés pour la dernière fois avant le premier tour de l'élection. Ils ont chacun passé un oral de 15 minutes dans l'émission de France 2.
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2017-04-20 19:40:00
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