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Un cabinet médical fermé à Mulhouse, le 14 février 2023, en raison d'une grève (image d'illustration).
Crédit : SEBASTIEN BOZON / AFP
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Des précautions sont de mise si vous avez rendez-vous avec votre médecin ce lundi 5 janvier 2026. En effet, des milliers de médecins libéraux, généralistes et spécialistes, démarrent une grève de 10 jours.
Les médecins de ville et les cliniques protestent contre le manque de moyens accordés à la santé, la politique du gouvernement et le budget de la Sécurité sociale qui "piétine leur profession".
Le mouvement s'annonce très suivi. "Je n'ai pas vu ça depuis 30 ans", affirme Frank Devulder, président de la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF). Selon ce syndicat, 85 % des médecins seront en grève, autour de 80 % des établissements de santé seront fermés. L'ampleur est telle qu'elle pourrait mettre sous tension l'hôpital public, déjà éprouvé par le pic d'épidémies hivernales.
Les généralistes fermeront leurs cabinets dès ce lundi et pour toute la semaine, avant une manifestation à Paris le samedi 10 janvier où ils passeront le relais aux spécialistes qui, eux, cesseront le travail la semaine suivante, à partir du lundi 12 janvier. À partir de là, les cabinets de ville et les hôpitaux seront concernés.
Certains médecins de ville fermeront totalement leur cabinet, d'autres se cantonneront aux seules urgences ou feront une "grève administrative", refusant par exemple de transmettre des données à l'Assurance maladie.
La grève devrait aller crescendo. Dans les blocs des cliniques, l'activité sera réduite dès lundi, et s'"arrêter" à partir du 10 janvier. "Du 10 au 14 janvier, il y aura, je pense, 80 % des blocs opératoires arrêtés", estime Lamine Gharbi, président de la Fédération de l'hospitalisation privée (FHP) qui regroupe les cliniques.
Plus de 2.000 professionnels de santé comptent même partir en Belgique pour éviter d'être réquisitionnés, un "exil" symbolique du 11 au 14 janvier, à Bruxelles. D'autres resteront en France pour assurer la continuité des soins à l'hôpital.
Une situation qui a poussé Stéphanie Rist, ministre de la Santé, à prendre des mesures avec les Agences régionales de santé (ARS), les établissements et les professionnels "pour que les concitoyens ne soient pas en danger pendant cette mobilisation".
Dans un entretien à La République du Centre publié ce dimanche 4 janvier 2026, la ministre indique que des "réquisitions" ne sont pas à exclure "en cas de besoin".
Quelles sont les conséquences de cette mobilisation d'ampleur pour vous ? Il est fort probable que le cabinet de votre généraliste reste fermé ce lundi. À l'hôpital, les opérations non urgentes seront décalées. Alors, si vous tombez légèrement malade, demandez conseil à votre pharmacien. Si c'est plus grave, vous pouvez appeler le Samu qui vous redirigera vers une maison médicale ou vers les urgences ouvertes dans votre secteur.
À noter que les patients déjà hospitalisés continueront d'être soignés mais les personnes arrivant aux urgences ou à la maternité seront, sauf urgences vitales, "transférées vers l'hôpital public", selon les syndicats.
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