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Coronavirus : les professionnels de santé, premiers touchés par l’épidémie

La crise sanitaire a fortement touché le personnel médical, en hôpital, EHPAD et autres. On dénombre au total 56.000 cas positifs parmi les soignants.

Le personnel soignant d'un hôpital, pendant la crise sanitaire du coronavirus
Le personnel soignant d'un hôpital, pendant la crise sanitaire du coronavirus
Crédit : SEBASTIEN BOZON / AFP
Covid-19 : les professionnels de santé, premiers touchés par l'épidémie
00:03:05
Covid-19 : les professionnels de santé, premiers touchés par l'épidémie
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Sophie Aurenche - édité par Nicolas Barreiro

Selon Santé Publique France, à l’hôpital, un peu plus de 33.000 contaminations ont été déclarées au 10 septembre, dans 84% des cas, il s’agit de professionnels de santé. Les infirmiers et les aides-soignants représentent à eux seuls, la moitié des contaminations.

D'autres cas positifs sont à noter aussi parmi les non-soignants, même si c’est minoritaire,  les agents d’entretien notamment ou encore le personnel de l’accueil. À titre d’exemple, 5.352 contaminations ont été comptabilisées dans les hôpitaux parisiens, dont 540 depuis le 1er août. Au CHU de Strasbourg, on dénombre 631 cas sur 9.000 personnes. À Mulhouse, sur plus de 6.000 agents, plus de 800 ont eu des signes évocateurs de la Covid-19. Dans les EHPAD, on compte environ 23.000 cas. Au total, 56.000 cas ont été dépistés parmi les soignants.

En terme de décès, les chiffres restent moins précis. Santé publique France ne dénombre que 16 morts. De son côté, la caisse de retraite et de prévoyance des médecins libéraux (CARMF), affiche un chiffre plus élevé, 53 décès. À noter que tous les défunts n’ont sans doute pas été déclarés.

Un manque d'équipement en cause

Selon le Groupe d'Etudes sur les Risques d'Exposition des Soignants, 97% ont "attrapé le virus" sur leur lieu de travail. Ces contaminations ont eu lieu lors de soins mais aussi lors des réunions, des pauses, des repas où on se relâche sans masque.

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La majorité d’entre eux sont tombés malades entre mars et avril. Dans les secteurs hors Covid, une fois sur deux, ils ne portaient pas de masque pour les prélèvements dans le nez. C’est une grande prise de risque. Mais pourquoi ? Une fois sur trois parce qu’il n’y en n’avait pas et une fois sur trois parce qu’il n’y avait pas de recommandation en ce sens.

Désormais, les hôpitaux ont finalement des stocks de masque. Au sein du CHU de Strasbourg par exemple, ils ont normalement trois voire quatre mois d’avance. L’inquiétude concerne désormais tous ceux qui bénéficient des stocks d’État gratuits dans les pharmacies, comme les infirmiers libéraux qui ont droit à 24 masques par semaine.

Sauf que ce dispositif prend fin le dimanche 4 octobre. Ensuite, chacun devra donc s’équiper. Sans oublier que les prix se sont envolés depuis le printemps, ils sont aujourd’hui presque six fois supérieurs à leur prix habituel.

La situation est la même pour les boîtes de gants. En mars dernier, la boîte de 100 gants coûtait 4,35€. Depuis cet été, celle-ci coûte 9€ voire parfois même 15€, avec en prime des difficultés d’approvisionnement. Les professionnels de santé demandent donc soit une aide du gouvernement, soit un encadrement des prix sur une plate-forme d’achats groupés.

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