2 min de lecture

Non, les vaccins anti-Covid à ARN messager n'ont pas causé une hausse de la mortalité en France

Des scientifiques ont analysé les données de près de 30 millions de Français, soit l'ensemble de la tranche d'âge 18-59 ans. La plupart des vaccins utilisés contre le Covid-19 étaient ceux à ARN messager et ils n'ont pas causé de hausse de la mortalité en France.

Une personne recevant un vaccin (image d'illustration).

Crédit : AFP

AFP - édité par Sylvain Zimmermann

Je m'abonne à la newsletter « Infos »

Les vaccins anti-Covid n'ont pas causé de hausse de la mortalité en France depuis leur apparition au début des années 2020, montre ce jeudi 4 décembre une étude allant à l'encontre de théories répandues dans les milieux vaccinosceptiques.

"Les vaccins à ARN messager (ARNm) contre le Covid-19 n'augmentent pas le risque de mortalité toutes causes à long terme", résume dans un communiqué le groupement Epi-Phare, organisme français regroupant l'Agence de sécurité du médicament (ANSM) et l'Assurance maladie, dont les chercheurs ont publié cette étude dans la revue Jama Network Open.

Les scientifiques ont examiné des données sur près de 30 millions de Français entre 2021 et 2025, soit l'ensemble de la tranche d'âge 18-59 ans.

23 millions de Français ont reçu un vaccin à partir de la mi-2021

Près de 23 millions ont reçu un vaccin à partir de la mi-2021, date de lancement d'une campagne massive de vaccination contre la maladie à l'origine d'une pandémie majeure au début des années 2020.

À écouter aussi

Le reste, presque six millions, n'a pas été vacciné, malgré des mesures contraignantes tel que le pass sanitaire. La plupart de ces vaccins étaient ceux à ARN messager, soit de Moderna, soit de Pfizer/BioNTech, vite devenu fer de lance de la vaccination anti-Covid en France.

Au sein du groupe vacciné, 0,4% des personnes sont mortes dans les quatre ans ayant suivi l'administration du premier vaccin. Au sein des non-vaccinés, le chiffre s'établit à 0,6%, ce qui revient à dire que la mortalité générale y est supérieure d'un quart.

Les principaux effets secondaires graves, rares, sont des problèmes cardiovasculaires, qui ne remettent pas en cause l'intérêt de la vaccination dans la plupart des tranches d'âge. Le vaccin Moderna a toutefois été déconseillé en France aux jeunes adultes.

Le vaccin à ARN messager cible des vaccinosceptiques

Mais les milieux vaccinosceptiques ont fréquemment relayé l'idée fausse que les vaccins, en particulier à ARN messager, avaient tué à bas bruit de nombreuses personnes, sans que cela apparaisse clairement dans les données officielles, celles-ci se concentrant sur la mortalité directement liée au Covid avec un recul de seulement quelques mois après la vaccination.

En août dernier, l'administration Trump a fait annuler des financements pour le développement de plusieurs vaccins à ARN messager, malgré les millions de vies sauvées pendant la pandémie de Covid-19. "Les données montrent que ces vaccins ne protègent pas efficacement contre les infections des voies respiratoires supérieures telles que le Covid et la grippe", avait déclaré le ministre de la Santé américain, Robert Kennedy Jr, provoquant un tollé.

Aujourd'hui, les chercheurs sont certains que les vaccins n'ont pas causé de hausse de la mortalité, ils préviennent que leur étude, à elle seule, ne permet pas d'affirmer qu'ils ont occasionné une baisse du taux général de décès.

La rédaction vous recommande
À écouter aussi

L’actualité par la rédaction de RTL dans votre boîte mail.

Grâce à votre compte RTL abonnez-vous à la newsletter RTL info pour suivre toute l'actualité au quotidien

S’abonner à la Newsletter RTL Info