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"Ce ne sont pas des menaces" : sur RTL, la ministre de la Santé envisage des "réquisitions" face à la grève des médecins libéraux

La ministre de la Santé s'est exprimée sur la mobilisation des médecins libéraux, qui protestent contre le budget de la Sécurité sociale en fermant leurs cabinets. Stéphanie Rist a évoqué la possibilité de réquisitions pour assurer les soins d'urgence.

La ministre française de la Santé, Stéphanie Rist, participe à une réunion avec des responsables locaux et du personnel médical lors d'une visite à l'hôpital de Carentan, dans le nord-ouest de la France, le 30 octobre 2025.

Crédit : LOU BENOIST / POOL / AFP

Stéphanie Rist, ministre de la Santé : "Je suis la ministre de tous les médecins"

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Amandine Bégot & Eléonore Aparicio

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Les médecins libéraux se mobilisent contre le budget de la Sécurité sociale. Ils sont appelés à fermer leur cabinet ce lundi 5 janvier pour une durée de 10 jours. Invitée sur RTL, Stéphanie Rist a assuré être "la ministre de tous les médecins, quel que soit leur secteur d'activité, qu'ils soient salariés à l'hôpital, salariés en centre de santé ou libéraux". 

"Je ne suis absolument pas contre le secteur 2, donc l'activité libérale des professions. Ils regrettent certaines mesures qui ont d'ailleurs disparu du budget de la Sécurité sociale en partie. Je leur ai fait une lettre ouverte le 31 décembre, pour les rassurer", a ajouté la ministre de la Santé sur notre antenne. 

Face à la fermeture des cabinets, Stéphanie Rist a évoqué la possibilité de réquisitions pour garantir les soins d'urgence. "Ce ne sont pas des menaces. Ma responsabilité en tant que ministre de la Santé, elle est que nos concitoyens, les Français qui nous écoutent, soient soignés s'ils en ont besoin dans l'urgence. Le droit et le respect à la grève est bien sûr maintenu, mais dans ce métier, nous avons une obligation, moi en tant que ministre, mais aussi les professionnels de santé eux-mêmes", a-t-elle assuré. 

Les grévistes fustigent des "attaques politiques" contre leurs dépassements d'honoraires

Les grévistes dénoncent entre autres un budget de la  Sécurité sociale insuffisant face à des besoins croissants, des mesures permettant aux autorités de baisser "de façon autoritaire" les tarifs de certains actes médicaux, en "contournant" le dialogue social, ou encore une limitation des prescriptions d'arrêt de travail.

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Ils fustigent diverses "attaques politiques" contre leurs dépassements d'honoraires, en forte augmentation selon plusieurs rapports, et craignent encore la restriction de leur liberté d'installation, objet de textes en cours d'examen au Parlement.

La fédération de l'hospitalisation privée qui regroupe l'ensemble des cliniques françaises, soutient le mouvement.

Une enquête en cours dans l'incendie des urgences d'Hyères

Interrogée sur l'incendie d'un box des urgences de l'hôpital d'Hyères qui a entrainé le décès d'un patient de 76 ans, la ministre a exprimé ses regrets et salué l'intervention rapide du personnel hospitalier et des pompiers. "Une enquête est en cours. Je regarde de très près pour avoir des explications, mais je ne les ai malheureusement pas déjà", a-t-elle précisé. 

Les causes de cet incendie demeurent inconnues à ce jour. Grâce à l'intervention rapide du service de sécurité de l'hôpital et de plusieurs autres personnes, le feu n'a pas dépassé les limites du box concerné. Ce n'est pas la première fois que le service des urgences d'Hyères est touché. Début juin, déjà, un incendie avait détruit trois boxes de soins, plusieurs personnes avaient été intoxiquées. La ministre a assuré que les urgences ne rouvriront que "si les conditions de sécurité sont réunies".

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