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Grippe, météo, grève : sur RTL, la porte-parole de Samu-Urgences de France appelle "à réquisitionner" des médecins libéraux pour faire face à l'augmentation des appels

Invitée de RTL, ce mardi 6 janvier, Agnès Ricard-Hibon, médecin urgentiste et porte-parole de Samu-Urgences de France, souhaite que les consultations urgentes gérées par les médecins généralistes soient considérées comme un service public.

Une médecin dans l'hôpital de Strasbourg

Crédit : AFP

Grippe, météo, grève : sur RTL, la porte-parole de Samu-Urgences de France appelle "à réquisitionner" des médecins libéraux pour faire face à l'augmentation des appels

00:04:35

Jérémy Descours

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"La situation risque de se dégrader dans les jours à venir." Les services du Samu sont particulièrement sollicités depuis ce lundi 5 janvier et le déclenchement d'une grève, lancée par les médecins libéraux opposés au budget de la Sécurité sociale pour 2026. Invitée de RTL Soir, Agnès Ricard-Hibon, médecin urgentiste dans le Val-d'Oise et porte-parole de Samu Urgences de France, signale "une augmentation très importante des appels au Samu et des passages aux urgences". 

"On est habitué, on sait gérer. (...) On priorise les appels : les appels d'urgence vont être priorisés et envoyés vers les médecins urgentistes, donc ils seront rapidement traités. Les appels où il n'y a pas de signe de gravité seront orientés vers les médecins généralistes qui sont présents en salle de régulation du 15", explique la médecin. 

"Quand on est en grève, on est réquisitionné, ça devrait être pareil pour la médecine de ville"

Mais pour faire face à la situation, Agnès Ricard-Hibon appelle "à réquisitionner" des médecins libéraux de ville. "On réclame depuis longtemps que le service d'accès aux soins, qui sont la demande de consultation urgente par les médecins généralistes, soit considéré comme un service public, au même titre que les médecins hospitaliers. Quand on est en grève, on est réquisitionné, ça devrait être pareil pour la médecine de ville, des réquisitions pour assurer des consultations urgentes des patients qui ont vraiment besoin de voir un médecin dans les 48 heures".

Par ailleurs, malgré les difficultés rencontrées par le Samu, la porte-parole insiste : "Il faut continuer à appeler le 15". "D'abord, si on a des signes de gravité, il y aura une prise en charge immédiate par les équipes du Samu et un transfert en réanimation sans passer par les urgences. Donc ça, c'est la sécurisation des patients qui sont de la détresse vitale. Et pour les patients qui n'ont pas de signes de gravité, c'est important d'appeler le 15 de façon à être orienté dans la bonne filière", conclut-elle. 

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