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Remboursement des tests de soumission chimique : comment fonctionne cette expérimentation lancée le 1er janvier

Depuis le 1er janvier 2026, les victimes de soumission chimique peuvent bénéficier d'une prise en charge gratuite pour réaliser des analyses médicales le plus rapidement possible. Il s'agit d'une expérimentation qui va concerner trois régions pendant trois ans.

Des mèches de cheveux prélevées à la cellule de lutte contre la soumission chimique

Crédit : Hermine Le Clech / RTL

Cindy Hubert - édité par Jérémy Descours

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C'est nouveau depuis ce 1er janvier 2026. Les analyses médicales permettant de détecter une soumission chimique seront désormais remboursées par l'Assurance maladie dans le cadre d'une expérimentation menée pendant trois ans dans trois régions : l'Ile-de-France, les Hauts-de-France et les Pays de la Loire. 

Auparavant, ces analyses n'étaient pas prises en charge par la Sécurité sociale si la victime ne portait pas plainte, et ces analyses pouvaient coûter cher. Jusqu'à 1.000 euros... Désormais, même sans plainte, elles seront donc remboursées. 

Une mesure prise dans le sillage de l'affaire Pelicot qui avait secoué le pays l'an passé. En "levant (cet) obstacle" pour "accéder aux soins et aux preuves médicales", le gouvernement affirme que "la protection des victimes passe avant tout".

Comment faire ces analyses médicales ?

Concrètement, si on soupçonne d'avoir été drogué à son insu, la première démarche à entreprendre est de consulter un médecin, qu'il s'agisse de son médecin traitant ou d'un autre praticien. Ce dernier se chargera de prescrire les analyses nécessaires, incluant des tests sanguins, urinaires ainsi que des prélèvements capillaires.

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Il suffira ensuite d'aller dans n'importe quel laboratoire de biologie médicale. Dans la foulée, ces prélèvements seront envoyés dans un laboratoire spécialisé dans la recherche de drogues, de médicaments, d'anxiolytiques, de sédatifs. En clair, tout ce qui a pu faciliter des agressions.

Il est crucial de garder à l'esprit que ces tests doivent être effectués dans les plus brefs délais, car les traces des substances disparaissent de l'organisme en quelques jours, voire en quelques heures. C'est notamment le cas du GHB, une drogue aux effets sédatifs et amnésiants.

Il faut donc agir vite pour prouver la soumission chimique. Au-delà de 5 jours, les analyses de sang et d'urine ne sont plus possibles. Mais les cheveux peuvent encore parler, car certaines substances vont laisser des traces plus durables. Les prélèvements de cheveux doivent être faits dans les 6 mois au plus tard.

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