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Présidentielles 2022 : pourquoi les partisans de Zemmour traitent-ils Macron d'assassin ?

Dimanche, des milliers de personnes étaient réunies au Trocadéro pour un meeting d'Eric Zemmour. Pourquoi y a-t-on entendu "Macron assassin" ?

Meeting d'Eric Zemmour au Trocadéro le 27 mars
Meeting d'Eric Zemmour au Trocadéro le 27 mars
Crédit : AFP
Philippine Rouvière Flamand

Dimanche, Eric Zemmour, candidat à l'élection présidentielle, organisait un meeting sur l'esplanade du Trocadéro, à Paris, face à la Tour Eiffel. Bien que le nombre de personnes présentes fasse débat, des milliers de partisans étaient réunis et on scandé à plusieurs reprises "Macron assassin !"

Cette accusation a été scandée une dizaine de fois sur l'esplanade du Trocadéro, après que le candidat Zemmour a déclaré : "Certains s'indignent de ma fermeté. Ce qui m'indigne moi, ce ne sont pas les mots et les concepts, ce sont les drames quotidiens que vous subissez. Ce qui m'indigne moi, c'est qu'on ne rendra jamais la paix à Evelyne Reybert, maman de Julien, massacré" à Romans-sur-Isère. "Ce qui m'indigne, moi, c'est qu'on ne consolera jamais les enfants de Sarah Halimi ou de Mireille Knoll. On ne rendra jamais justice à tous ceux que l'État n'a pas su protéger." 

Ce slogan scandé par les partisans d'Eric Zemmour sont donc une critique de la politique en matière de sécurité d'Emmanuel Macron. Dans le programme de l'ancien éditorialiste, la politique de sécurité est un axe majeur, et il appuie sur le fait qu'elle est beaucoup plus stricte que celles des autres candidats, avec notamment l'armement des policiers municipaux et la présomption de légitime défense pour les policiers et gendarmes en cas d'usage de leurs armes. 

Eric Zemmour a souvent pointé le manque de fermeté de ses adversaires, et notamment ce qu'il considère comme du laxisme vis-à-vis des délinquants et du terrorisme islamiste. Se présentant comme autoritaire, ferme, sans concession, le candidat de Reconquête ! aime s'ériger en protecteur de la France et des Français contre toutes les menaces, d'où qu'elles viennent. Et à ceux qui relèvent son manque d'humanité, il cite les victimes de faits divers ou attentats survenus ses dernières années pour justifier ce qu'il considère comme étant une nécessité pour redresser le pays. 

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Et c'est d'ailleurs à la fin d'une de ces litanies que ses supporters présents au Trocadéro ont scandé le polémique "Macron assassin". Un slogan qui a duré une dizaine de secondes, et qu'Eric Zemmour n'a pas condamné, expliquant qu'il n'avait pas entendu

Condamnation unanime des autres candidats

Depuis, la classe politique s'enflamme et condamne ces accusations. Valérie Pécresse en a parlé sur Twitter. Selon la candidate des Républicains, bien qu'elle ne soit pas en accord avec la politique d'Emmanuel Macron, "laisser traiter un adversaire de meurtrier, c'est dangereux pour la République. Ce n'est certainement pas ça la droite ! Ce n'est pas ça ma France !"

Christophe Castaner, président du Groupe LREM à l'Assemblée nationale, a quant à lui qualifié d'"irresponsable" le fait qu'Eric Zemmour laisse ses partisans accuser le Président d'assassinat.

Anne Hidalgo a également condamné "très fermement les propos tenus" par la foule. "Cette violence et ces propos haineux n'auront jamais leur place dans notre démocratie" a affirmé la candidate socialiste sur les réseaux sociaux.

Selon Yannick Jadot, candidat EELV, Eric Zemmour aurait fait preuve de mauvaise foi en disant ne pas avoir entendu la foule "quand vous êtes en meeting, vous entendez la foule (…) ce message est indigne."

Fabien Roussel a considéré "extrêmement choquant toutes ces violences", affirmant qu'il ne fallait pas confondre les combats politiques avec les combats de boxe. Selon le candidat du PCF, une campagne présidentielle "c'est combattre avec les idées et présenter son projet avec bienveillance."

Du côté du Rassemblement National, les accusations sont plus douces. Jordan Berdella ne remet pas la faute sur le candidat : "Eric Zemmour a indiqué qu'il ne l'avait pas entendu, et je veux bien croire en sa bonne foi", ajoutant que ça lui parait tout de même "invraisemblable de ne pas condamner même immédiatement ce type de hurlement, y compris lorsque vous êtes en meeting."  

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