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Présidentielle 2022 : Zemmour drague la droite au Trocadéro... non sans polémique

Le candidat de Reconquête! a rassemblé ses partisans dimanche 27 mars au Trocadéro à Paris. "Je suis le seul candidat de droite", a-t-il assuré à ses partisans, en tendant la main à des figures majeures des Républicains ou du Rassemblement national.

Durant le meeting d'Eric Zemmour, des "Macron assassin" ont été lancés par le public.
Durant le meeting d'Eric Zemmour, des "Macron assassin" ont été lancés par le public.
Crédit : BERTRAND GUAY / AFP
Présidentielle 2022 : Zemmour drague la droite au Trocadéro... non sans polémique
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Aurélie Herbemont

À 13 jours du vote, Éric Zemmour veut se présenter comme "le candidat de la droite". C'est ce qu'il a essayé de faire dimanche 27 mars à son meeting au Trocadéro, après les meetings de Nicolas Sarkozy puis François Fillon là-bas en 2012 et 2017. 

"Je suis le seul candidat de droite", a martelé Éric Zemmour devant la foule, renvoyant Valérie Pécresse au rang de candidate "centriste" et Marine Le Pen au rang de "socialiste" en économie. Et s'il dit qu'il aura besoin de Jordan Bardella, l'actuel patron du RN, Éric Zemmour cite davantage d'élus LR : Éric Ciotti, Nadine Morano, Laurent Wauquiez, François-Xavier Bellamy... Aucun d'eux n'a réagi à ces mains tendues. 

"Il regarde la droite avec les yeux d'un amoureux transi", se moque un proche de Marine Le Pen. La candidate du RN est loin devant dans les sondages, le vrai enjeu pour Éric Zemmour c'est donc de finir devant Valérie Pécresse le 10 avril. "C'est le match dans le match", glisse un de ses lieutenants. Sans quoi Éric Zemmour ne sera pas central dans la recomposition du paysage politique.

Un meeting... et une polémique

Éric Zemmour s'est aussi offert une polémique à ce meeting. Alors qu'il faisait une liste de victimes, la foule s'est mise à crier "Macron assassin". Le candidat n'a pas arrêté ses supporters. Valérie Pécresse a été la première à condamner ces propos. "Laisser traiter un adversaire de meurtrier c'est dangereux pour la République, ce n'est certainement pas ça la droite !" s'est-elle exclamée. Manière de montrer la différence entre droite et extrême-droite. 

À écouter aussi

Les Macronistes aussi sont montés au créneau. Les "indignes", "irresponsables" ont fusé... Le président de l'Assemblée Richard Ferrand s'est fendu d'un tweet : "Les slogans de mort font écho au râle politique de celui qui a 'le suicide français' pour obsession et la haine pour seul viatique". 

Marine Le Pen critique également un "propos outrancier", "regrettable". Alors, l'entourage d'Éric Zemmour jure qu'il n'a "pas entendu ce que la foule scandait". Et à force de relances des journalistes pour savoir s'il condamne : oui, il "condamne" ce que la foule a dit à ce moment-là.

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