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Présidentielle 2022 : comment les candidats ont-ils jugé le meeting de Macron ?

Le premier grand meeting de campagne d'Emmanuel Macron, à La Défense, a suscité la réaction de ses adversaires.

Emmanuel Macron en meeting à La Défense Arena, samedi 2 avril 2022.
Emmanuel Macron en meeting à La Défense Arena, samedi 2 avril 2022.
Crédit : Thomas Coex / AFP
Thibault Nadal

Il se savait attendu, que ce soit par ses soutiens, les Français, mais aussi par ses adversaires. Emmanuel Macron avait donné samedi 2 avril son premier grand meeting à la Défense dans les Hauts-de-Seine dans cette campagne, à huit jours du premier tour.  

Devant 30.000 personnes chauffées à bloc, digne d'un "show américain", le candidat Macron a parlé pendant plus de deux heures de son programme, avec un discours très orienté sur le volet social. Un meeting qu'ont évidemment commenté plusieurs autres candidats à l'élection présidentielle et le moins que l'on puisse, c'est qu'ils n'ont pas été tendre avec Emmanuel Macron

Et ce sont les candidats d'extrême droite, sur qui le chef de l'État a tapé sans les nommer durant son discours, qui ont le plus vite réagi. En déplacement dans les Bouches-du-Rhône, Éric Zemmour - qui a été exclu d'un complexe sportif - n'a pas apprécié la boutade d'Emmanuel Macron qui rebaptisé la théorie du "grand remplacement" en théorie du "grand rabougrissement" : "Emmanuel Macron décide de m’attaquer dans son meeting. Qu’il vienne débattre. Il lui reste 7 jours pour faire semblant d’avoir fait campagne", a-t-il écrit sur Twitter. 

Dans d'autres tweets, Éric Zemmour a aussi dénoncé "le poisson d'avril d'Emmanuel Macron" sur l'augmentation du pouvoir d'achat sous son quinquennat ou le scandale McKinsey, qui pollue la campagne du Président.

L'extrême droite attaque Macron sur le pouvoir d'achat

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Marine Le Pen a, elle aussi, attaqué Emmanuel Macron sur le pouvoir d'achat, l'accusant d'avoir "financé la suppression de l’ISF en taxant le carburant, le gaz, le fioul et l’électricité de tous les ménages" et promet si elle est élue de "rendre l'argent aux Français pour qu’ils puissent vivre de leur travail et de leur retraite".

La question du pouvoir d'achat a été reprise par le dernier candidat d'extrême droite : Nicolas Dupont-Aignan, qui a affirmé que "celui qui a créé tant de problèmes n'apportera pas les solutions", avant de se demander "s'il vivait dans la même France qu'Emmanuel Macron depuis 10 ans".  

À gauche, la fibre sociale jouée par Macron ne passe pas

Il est le premier à avoir dégainé. Quelques minutes après la fin du meeting, Yannick Jadot a partagé sur Twitter un extrait d'un ancien meeting, affirmant qu'Emmanuel Macron "n'a eu de cesse de souffler sur les braises de la division en méprisant les gilets jaunes, les précaires, les mesures de la convention citoyenne pour le climat et le rapport Borloo sur les banlieues".

De son côté, Jean-Luc Mélenchon a dénoncé le "décor vieillot pour un long déballage notarial cousu de satisfécits improbables et de menaces sociales pour le futur", s'en prenant ensuite au refus du chef de l'État de débattre avec les autres candidats, lui donnant rendez-vous le 20 avril prochain pour le débat de l'entre-deux-tours. "Si Macron est au deuxième tour, on ouvrira l'huître sans trop de peine."

Philippe Poutou dénonce un "vol"

Nathalie Arthaud a dénoncé les propos d'Emmanuel Macron sur les plus pauvres : "je ne me résoudrai jamais à ce que l'on puisse faire des économies au détriment des Français les plus précaires, les plus modestes, tandis que d'autres fraudent, c'est injuste". La candidate de Lutte Ouvrière a simplement déclaré que le natif d'Amiens avait fait "l'école du rire capitaliste !"

Enfin, Philippe Poutou a été un des plus virulents. Le candidat du NPA n'a pas apprécié qu'Emmanuel Macron paraphrase un slogan d'Olivier Besancenot, figure du parti anti-capitaliste. "Nos vies, leurs vies (qui) valent plus que tous les profits", a lancé le chef de l'État. L'élu de la mairie de Bordeaux, qualifiant cette reprise de "vol", a aussi dénoncé "les copains d'Emmanuel Macron qui volent les plus riches". 

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