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Présidentielle 2022 : 8 punchlines à retenir du débat Macron-Le Pen

ÉCLAIRAGE - Lors de ce débat télévisé opposant Emmanuel Macron à Marine Le Pen, les échanges ont été denses et acerbes. Tout en restant courtois dans l'ensemble.

Marine Le Pen lors du débat d'entre-deux-tours le 20 avril 2022
Marine Le Pen lors du débat d'entre-deux-tours le 20 avril 2022
Crédit : AFP
Marie-Pierre Haddad

Les premières minutes policées du débat ont rapidement laissé place à des phrases piquantes. Emmanuel Macron et Marine Le Pen se sont affrontés lors du débat de l'entre-deux-tours. La candidate RN s'est définie comme "la présidente du régalien". Tandis qu'Emmanuel Macron veut "améliorer la vie du quotidien". 

Les demandes de précision sur chaque point du programme des candidats ont laissé place à des réponses techniques sur le pouvoir d'achat. Le sujet de la guerre en Ukraine a lancé la séquence des répliques qui accrochent l'oreille. 

Lors de ce débat télévisé, les échanges ont été denses et acerbes. Tout en restant courtois dans l'ensemble. Le président sortant a mis son adversaire sur la défensive à plusieurs reprises, l'accusant tôt dans la soirée de "dépendre du pouvoir russe" et "de monsieur Poutine" ou encore en lui lançant lors d'un échange sur l'environnement : "Vous dites n'importe quoi". 

1. "Je serai la présidente du régalien"

Marine Le Pen a pris la parole en première pour répondre à la question suivante : quel président serez-vous ? Selon la candidate RN, "le plus grand atout de la France, c'est son peuple. Cela fait des années que je vais à sa rencontre (...) Un autre choix est possible", lance-t-elle. 

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Elle ajoute : "Je serai la présidente du régalien (...) Je serai aussi la présidente du quotidien, du pouvoir d'achat, de l'école (...) surtout je serai la présidente de la concorde restaurée (...) de la paix civile". 

2. "Nous devons améliorer la vie du quotidien"

C'est ensuite au tour d'Emmanuel Macron de prendre la parole. Le candidat a commencé par rappeler les crises traversées ces derniers mois et "le retour de la guerre sur le sol européen". "D'évidence, nous parlons d'une époque où les peurs et les inquiétudes sont là (...) Nous devons et nous pouvons rendre notre pays plus indépendant et plus fort", a-t-il indiqué. 

D'après lui, "nous pouvons et nous devons améliorer la vie du quotidien (...) Notre France sera plus forte si elle sait se saisir de la question écologique".

3. "Pas le mot 'chômage' dans votre programme"

Sur le sujet du pouvoir d'achat, Emmanuel Macron a répété à plusieurs reprises que Marine Le Pen avait voté contre le bouclier énergétique. "Je suis content d’apprendre que vous voulez bloquer les prix, mais vous avez voté contre" le bouclier énergétique, à l'Assemblée nationale. 

Le candidat souligne aussi "qu’il n’y a pas le mot chômage dans (votre) programme". "C'est une reconnaissance du travail bien fait pour les cinq années qui se sont écoulées, je vous en remercie", a-t-il ajouté avant de poursuivre : "Or la meilleure façon de lutter contre le pouvoir d’achat, c’est de lutter contre le chômage". 

4. "D'accord sur l'intégralité des sanctions prises contre les oligarques, les banques"

L'invasion russe de l'Ukraine a été le deuxième sujet abordé lors de ce débat. Selon Emmanuel Macron, "la Russie choisit une voie qui est funeste". Le candidat a estimé que "le rôle de la France et de l’Europe, comme nous l’avons fait, est de soutenir l’Ukraine”, notamment en accueillant cinq millions de (réfugiés) Ukrainiens”. Emmanuel Macron a ensuite expliqué vouloir faire en sorte que cette guerre “ne s’étende pas”

En réaction, Marine Le Pen a déclaré : "J'étais d'accord sur l'intégralité des sanctions prises contre les oligarques, les banques". Et d'ajouter : "La seule sanction avec laquelle je suis en désaccord, c'est le blocage de l'importation du gaz et du pétrole russes. Je pense que ce n'est pas la bonne méthode. Ça ne fera pas de mal à la Russie, mais ça fera du mal au peuple français". 

5. "Vous parlez à votre banquier quand vous parlez à la Russie”

Emmanuel Macron a élargi le sujet de la Russie à l'emprunt bancaire contracté par Marine Le Pen, auprès d'une banque russe. “Vous dépendez du pouvoir russe et vous dépendez de monsieur Poutine (...) Vous parlez à votre banquier quand vous parlez à la Russie”. 

Marine Le Pen a longuement répondu au candidat La République En Marche. "Si j'ai été obligée de faire un prêt à l'étranger - c'est de notoriété publique - c'est parce qu'aucune banque française n'a voulu m'accorder de prêts", a-t-elle lancé. "Vous avez trouvé ça tellement scandaleux que vous avez fait voter une loi sur la banque de la démocratie que vous n'avez jamais mis en œuvre", a-t-elle lancé.

S'en est suivi un échange très tendu. Emmanuel Macron a indiqué : "Ce prêt, vous l'avez contracté en 2015 et vous ne l'avez toujours pas remboursé. Aujourd'hui, d'autres candidats proches de vous comme M. Zemmour ne sont pas allés chercher des prêts en Hongrie ou en Russie". Là encore, Marine Le Pen s'est justifiée. "Oui, c'est long à rembourser, a répondu Marine Le Pen", a-t-elle répondu. Et d'ajouter : "Il y a des millions de Français qui ont fait des prêts, ils ne vous doivent rien (...) Nous remboursons tous les mois rubis sur l'ongle. C'est assez long, nous sommes un parti pauvre mais ce n'est pas déshonorant".

6. "Le Mozart de la finance"

Critiquée il y a cinq ans pour la faiblesse de son programme économique, Marine Le Pen a cette fois-ci renvoyé Emmanuel Macron à son bilan sur ce sujet. "Il y avait 5,5 millions de chômeurs A+B+C quand vous êtes arrivé. Ils sont 5,4 millions", a-t-elle lancé. La candidate RN a estimé que son adversaire n'a "pas spectaculairement fait baisser le chômage" durant son mandat à l'Élysée

"En matière de succès sur le chômage, permettez-moi d'être dubitative", a-t-elle déclaré avant de le qualifier avec ironie de "Mozart de la finance qui a un bilan économique très mauvais".

7. "Climatosceptique" vs "climatohypocrite"

Moment très attendu par la jeunesse, l'écologie a été un sujet supplémentaire sur lequel Emmanuel Macron et Marine Le Pen se sont affrontés. Le candidat LaREM a été "frappé par le rapport du GIEC". "Je veux aller deux fois plus vite dans le quinquennat qui vient", explique-t-il. Comme annoncé lors du meeting de Marseille, Emmanuel Macron a réexpliqué sa volonté de nommer un premier ministre en charge de la planification écologique.

Le candidat a accusé Marine Le Pen d'être "climatosceptique". Réponse directe de la candidate RN : "Je ne suis absolument pas climatosceptique, en aucun cas. Mais vous vous êtes un peu climato-hypocrite", a-t-elle lancé. "Vous êtes le pire de l'écologie punitive, vous accompagnez des mesures de grandes violences pour les classes moyennes et modestes, toutes les décisions qui consistent à expliquer aux gens qu'ils sont coupables parce qu'ils ne peuvent pas acheter de voitures électriques", a-t-elle ajouté. 

8. "Vous allez créer la guerre civile si vous faites ça"

Emmanuel Macron et Marine Le Pen ont eu une rude passe d'armes autour du voile et de la laïcité mercredi lors de leur débat d'entre-deux-tours, le chef de l'État accusant son adversaire de "trahir l'esprit français et de la République". 

"Je suis pour l'interdiction du voile dans l'espace public, je l'ai dit de la manière la plus claire" car "le voile est un uniforme imposé par les islamistes" et "une grande partie des jeunes femmes qui le mettent ne peuvent pas faire autrement en réalité", a assuré la candidate du Rassemblement national vers la fin de ce débat. 

"Il faut libérer l'ensemble de ces femmes, il faut faire reculer les islamistes et pour cela, je le crois, il faut interdire le voile dans l'espace public", a-t-elle martelé. "Ce que vous proposez est une trahison de l'esprit français et de la République", a rétorqué Emmanuel Macron en accusant son adversaire : "Vous allez créer la guerre civile si vous faites ça"

"La France, patrie des Lumières, de l'universel, serait le premier pays au monde à interdire les signes religieux dans l'espace public" mais "la laïcité, ce n'est pas combattre une religion", a-t-il ajouté, promettant qu'avec lui "il n'y aura pas d'interdiction ni du foulard, ni de la kippa ni de quelques signes religieux dans l'espace public".

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