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Mélenchon, Le Pen, Wauquiez... Qui pense quoi des "gilets jaunes" ?

ÉCLAIRAGE - Si l'opposition est solidaire de la colère des "gilets jaunes" face à Emmanuel Macron, cela ne signifie pas pour autant qu'elle manifestera à leurs côtés, le 17 novembre.

Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen et Laurent Wauquiez
Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen et Laurent Wauquiez Crédit : AFP
MariePierreHaddad75
Marie-Pierre Haddad
et AFP

Un mouvement citoyen né sur les réseaux sociaux. C'est ainsi que l'on pourrait définir les "gilets jaunes". Dimanche 17 novembre, ces automobilistes veulent manifester leur colère contre le gouvernement et la hausse des prix du carburant, en multipliant les opérations escargots dans toute la France. 

Ce mouvement des "gilets jaunes" inquiète l'exécutif, qui a déjà mis en garde contre le blocage des routes, comme l'a déclaré Édouard Philippe sur RTL. Mais le gouvernement n'est pas le seul à être déstabilisé par eux. L'opposition aussi tentent de se positionner, parfois au prix de contorsions pour concilier défense de l'écologie et du pouvoir d'achat. 

D'autant qu'en face, le gouvernement crie à la "récupération politique" par le Rassemblement national de Marine Le Pen et Debout la France de Nicolas Dupont-Aignan, mais aussi La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon. C'est aussi parce qu'ils ne veulent pas être confrontés à la même accusation que les syndicats n'ont lancé aucun appel à rallier le mouvement.                    

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Laurent Wauquiez manifestera

Dans les rangs des Républicains, le président du parti, Laurent Wauquiez a indiqué qui participera à une manifestation dans son département de la Haute-Loire. Mais il a précisé qu'il n'appelait pas au blocage. Éric Ciotti, député Les Républicains des Alpes-Maritimes, a aussi indiqué qu'il soutenait le mouvement, sur RTL. Mais ce n'est pas le cas de tout le monde au sein des Républicains

"Le chef de file des sénateurs LR, Bruno Retailleau, a signifié son opposition à Laurent Wauquiez. Pas question pour lui, a-t-il expliqué en substance, de soutenir l’initiative des deux vice-présidents de LR, les députés Guillaume Peltier et Damien Abad. Ceux-ci, dans un 'appel aux territoires', lancé le même jour, proposaient la création d’un 'chèque-carburant' mensuel de 100 euros pour les 13 millions Français qui n’ont pas accès aux transports en commun", explique Pauline de Saint-Rémy, journaliste politique à RTL.            

Marine Le Pen soutient le mouvement, sans manifester

Si Marine Le Pen ne participera pas aux blocages, car selon elle "la place d'un chef de parti n'est pas au sein des manifestations", elle a été parmi les premiers à assurer que les élus RN seraient "aux côtés des manifestants", et prédit une mobilisation "importante".  

Nicolas Dupont-Aignan, qui va jusqu'à distribuer lui-même, gilet jaune sur le dos, des tracts dans les stations-services, avait dès fin octobre appelé à "bloquer toute la France le 17 novembre". 

Sur RTL, le président de Debout la France proposait de "mettre son gilet jaune sur le pare-brise. Je propose même qu'à midi, on klaxonne sur tous les carrefours de France pour que l'Élysée entende la colère légitime des Français (...) Le gouvernement taxe la France qui travaille. Il taxe ceux qui ne peuvent pas manifester".

Jean-Luc Mélenchon laisse le choix à ses troupes

À gauche, Jean-Luc Mélenchon souhaite le "succès" de la mobilisation à laquelle participeront les députés de la France insoumise Alexis Corbière, Adrien Quatennens et François Ruffin, "à titre personnel". Mais Clémentine Autain, qui préfère lutter "contre l'injustice fiscale" plutôt que défendre "un ras-le bol fiscal", n'ira pas

Dans un autre exemple d'acrobatie, le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure dit "entendre la colère" exprimée. Tout en évoquant les "formes parfois critiquables" du mouvement. 

La séquence est d'autant plus compliquée pour les écologistes d'EELV, qui défendent la taxe carbone et n'appellent donc pas à manifester. Mais leur chef de file Yannick Jadot veut s'adresser aux ménages les plus modestes, qu'il appelle à aider dans cette transition écologique, tout en s'indignant du peu d'effort des constructeurs automobiles, épargnés selon lui par le gouvernement. 

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ÉCLAIRAGE - Si l'opposition est solidaire de la colère des "gilets jaunes" face à Emmanuel Macron, cela ne signifie pas pour autant qu'elle manifestera à leurs côtés, le 17 novembre.
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2018-11-15 07:27:00
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