1. Accueil
  2. Actu
  3. Politique
  4. Présidentielle 2022 : Édouard Philippe lance son parti et irrite la majorité
2 min de lecture

Présidentielle 2022 : Édouard Philippe lance son parti et irrite la majorité

L'ancien Premier ministre lance son parti samedi 9 octobre au Havre, mais ses ambitions ne manquent pas de diviser au sein même de la majorité présidentielle.

Édouard Philippe, le 4 avril 2021
Édouard Philippe, le 4 avril 2021
Crédit : THOMAS COEX / AFP
Un air de campagne du 06 octobre 2021
02:59
Edouard Philippe sous surveillance
02:59
Aurélie Herbemont - édité par Quentin Marchal

C'est une démarche qui ne manque pas d'agiter la majorité. L'ancien Premier ministre Édouard Philippe lance son parti ce week-end au Havre. Si l'intéressé assure que son initiative vise à "aider le président", les macronistes le gardent à l’œil. En effet, "bienveillance" rime avec "surveillance" et certains députés racontent avoir été dissuadés d'y aller.

"Il y aura une délégation, qui sera bien encadrée", explique un fervent soutien d'Emmanuel Macron alors que tous les présidents des groupes de la majorité, comme Christophe Castaner, seront présents. Un député de l'aile droite qui ne veut pas demander d'autorisation pour aller au havre persifle : "C'est pathétique, ils sont bien fébriles".

Ces derniers mois, les relations entre la Macronie et l'ancien Premier ministre sont comme la météo normande, changeante au gré des marées. Le vent a tourné depuis son soutien au président il y a trois semaines mais la retraite à 67 ans est mal passée tout comme son alerte sur la dette. "

"Ça fait vieille droite", ironise un ministre. "Que tout le monde boive un verre d'eau, on ne dit rien quand l'aile gauche veut légaliser le cannabis", riposte une proche d'Édouard Philippe. En réalité, le maire du Havre a des vues sur l’Élysée pour 2027 et les Macronistes ont peur qu'il se livre dès maintenant à du débauchage dans leurs rangs. "Ça serait perçu comme une déclaration de guerre", prévient l'un d'eux, qui ajoute que "son rôle c'est de faire venir des nouveaux".

Certains soutiens déjà connus

À lire aussi

Pour intégrer le nouveau parti d'Édouard Philippe, il y aura effectivement des "nouveaux",  ses copains maires de la droite modérée à l'image de Christophe Béchu d'Angers et de Frédéric Valletoux de Fontainebleau. Ces élus sont déjà dans la galaxie philippo-macroniste.

Il y aura également des maires de communes plus petites, qui ne sont pas encore membres de la majorité, sans que l'entourage de l'ancien Premier ministre ne donne pas de chiffres. Du côté des encartés LR, il y aura Arnaud Robinet, le maire de Reims mais pas Jean-Luc Moudenc, de Toulouse, qui ne se voit pas être adhérent LR et en même temps avec Édouard Philippe.

Un autre élu confie avoir été invité "mais je ne peux pas y aller, dit il, je ferais exploser LR chez moi". Un rendez-vous manqué qu'il pourrait néanmoins rejoindre si la droite n'est pas au second tour de la présidentielle 2022.

La rédaction vous recommande

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/