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Jean-Michel Blanquer dénonce "l'islamo-gauchisme" dans les universités

Le ministre de l'Éducation nationale a pointé du doigt le syndicat étudiant Unef et La France insoumise, qui favorisent, selon lui, une idéologie qui "mène au pire".

Jean-Michel Blanquer, à l'Assemblée nationale
Jean-Michel Blanquer, à l'Assemblée nationale Crédit : Ludovic MARIN / POOL / AFP
Photo Quentin Marchal
Quentin Marchal
et AFP

Jean-Michel Blanquer fustige certains comportements dans les universités. Le ministre de l'Éducation nationale a dénoncé, ce jeudi 22 octobre, "l'islamo-gauchisme" qui fait selon lui "des ravages à l'université", prenant notamment pour cibles le syndicat étudiant Unef et La France Insoumise (LFI) qui, en retour, déplore des attaques "minables".

"Notre société a été beaucoup trop perméable à des courants de pensée", a déclaré le ministre sur Europe 1. "Ce qu'on appelle l'islamo-gauchisme fait des ravages" a-t-il affirmé en ajoutant que "ces gens-là favorisent une idéologie qui ensuite, de loin en loin, mène au pire".

Appelant à "combattre le fanatisme", il a pointé du doigt toutes les formes de "complicités intellectuelles" de crimes comme celui du professeur Samuel Paty, assassiné pour avoir montré des caricatures de Mahomet, le vendredi 16 octobre. Dans un communiqué, l'UNEF a de son côté dénoncé "un Ministre de l'Éducation Nationale qui attise la haine avec des amalgames inacceptables", un "climat délétère" et une "injure" aux étudiants.

L'organisation enjoint en outre Jean-Michel Blanquer "à revenir sur ses déclarations" et annonce qu'elle prendra "les mesures juridiques à [sa] disposition".

La classe politique réagit aux propos de Blanquer

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Un autre membre du gouvernement, le porte-parole, Gabriel Attal, qui dénonce régulièrement "l'islamo-gauchisme", a également critiqué, ce jeudi 22 octobre, dans un entretien au Parisien, La France insoumise, qui est selon lui "le parti de la complaisance, de la laïcité honteuse et des valeurs républicaines à géométrie variable".

"Nous sommes dans le camp républicain, il n'y a pas débat sur ce sujet", a tranché sur franceinfo la députée LFI Clémentine Autain, "en colère" contre ces déclarations successives qui "attisent la haine".

"Il est inadmissible que dans notre pays aujourd'hui on laisse tranquille (la présidente du Rassemblement national, NDLR) Marine Le Pen, tapis rouge sur tous les plateaux, sans jamais lui porter la contradiction, comme si elle était dans l'espace républicain pendant qu'une majeure partie de la gauche serait en dehors des clous républicains", a également fustigé la députée.

L'eurodéputé et proche de Jean-Luc Mélenchon Manuel Bompard a quant à lui déploré sur RFI des "attaques indignes, extrêmement blessantes" et "minables", qui relèvent de "l'instrumentalisation pour régler des comptes politiques".

Jean-Michel Blanquer s'exprimait alors que démarre le Grenelle de l'éducation, dont il a promis qu'il déboucherait, dans trois mois, sur une augmentation des salaires des enseignants ou encore sur des mesures de protection supplémentaires.

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