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Emmanuel Macron : Schiappa, Pénicaud, Le Maire... Ces ministres désavoués par les mesures

ÉCLAIRAGE - Le président de la République a annoncé une série de mesures sociales, ce lundi 10 décembre. Au risque de faire des déclarations contradictoires avec les propos de ses ministres quelques heures plus tôt.

Emmanuel Macron, le 10 décembre 2018
Emmanuel Macron, le 10 décembre 2018
Crédit : AFP
Marie-Pierre Haddad

Une semaine de silence. Puis une série d'annonces qui ouvrent un nouveau tournant social. Emmanuel Macron s'est exprimé face à la nation, ce lundi 10 décembre. ISF, CSG, prime de fin d'année, heures supplémentaires défiscalisées... Le président de la République a envoyé un signal fort aux "gilets jaunes".

Au delà du mea culpa qu'il avait formulé il y a plus de dix jours, cette fois-ci Emmanuel Macron a entamé une remise en cause de son style. "Je sais qu'il m'est arrivé de blesser certains d'entre vous par mes propos", a-t-il concédé lors de son allocution.

Emmanuel Macron a ajouté ressentir "comme juste à bien des égards" la colère des "gilets jaunes". Justement, cette colère a provoqué une crise politique entre Emmanuel Macron et Édouard Philippe

"C'est intéressant ces choix, parce que pour certains des ministres, il était hors de questions d'augmenter le Smic. Donc, il y a eu une confrontation et un rapport de force au sein du pouvoir, entre ceux qui voulaient un coup de barre à gauche et les autres", estime Nicolas Domenach, éditorialiste politique chez RTL. Les "gilets jaunes" ont fissuré la solidarité gouvernementale entre le chef de l'État et ses ministres. Retour sur ces couacs à répétition.

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Muriel Pénicaud sur le Smic

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Demande principale des "gilets jaunes" : la hausse du Smic. Dès le début du mouvement en novembre dernier, Édouard Philippe avait assuré qu'il n'y aurait aucun coup de pouce à l’augmentation du Smic.

Quelques jours plus tard, face à cette revendication qui persistait, Muriel Pénicaud a déclaré sur LCI, que "le coup de pouce au Smic, on sait que ça détruit des emplois donc ça n'est pas la bonne méthode". Et d'ajouter : "Si on augmente tous les salaires de façon automatique, il y a plein d'artisans et de commerçants qui vont mettre la clef sous la porte, ou alors ils vont augmenter les prix et personne ne pourra se payer le service".

Emmanuel Macron en a décidé autrement. "Je demande au gouvernement et au Parlement de faire le nécessaire afin qu'on puisse vivre mieux de son travail dès le début d'année prochaine. Le salaire d'un travailleur au Smic augmentera de 100 euros par mois dès 2019 sans qu'il en coûte un euro de plus pour l'employeur", a-t-il affirmé. 

Marlène Schiappa et Benjamin Griveaux sur l'ISF

Autre revendication des "gilets jaunes" : le rétablissement de l'ISF. Cette possibilité a provoqué de nombreuses fausses notes au sein du gouvernement. Marlène Schiappa, la secrétaire d'État à l'Égalité entre les femmes et les hommes, s'était dit prête à proposer de "rétablir l'ISF" si les évaluations du nouveau dispositif qui le remplace (IFI) ne sont pas concluantes, et elle en fait même un communiqué le lendemain. 

Même si Benjamin Griveaux, le porte-parole du gouvernement, a assuré à l'antenne de RTL que "ce sujet-là n'est pas sur la table", il avait néanmoins concédé que "si quelque chose ne marche pas, on n'est pas idiot, on va le changer". Cette déclaration a entretenu une certaine ambiguïté. 

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Édouard Philippe aussi avait du entrer dans le débat : "Nous ne craignons pas ce débat. Il est nécessaire, il aura lieu", avait assuré le premier ministre devant les parlementaires, en s'en remettant au comité d'évaluation. 

Emmanuel Macron avait fini par trancher, mettant un terme à toutes les options envisagées par ses ministres. "Nous ne détricoterons rien de ce qui a été fait depuis dix-huit mois", avait-il tranché en Conseil des ministres. Lors de son allocution, le chef de l'État a déclaré : "Revenir en arrière nous affaiblirait alors que nous sommes en train de créer des emplois dans tous les secteurs". 

Bruno Le Maire sur la CSG

Sur RTL, Bruno Le Maire, le ministre des Finances s'est d'ailleurs déclaré favorable à une "accélération" de la baisse des impôts en France, mais s'est opposé à la suppression de la hausse de la CSG pour les retraités.  

"Je suis totalement ouvert à une accélération de la baisse des impôts, a-t-il affirmé. Je souhaite que nous accélérions la baisse des impôts et la baisse des taxes". Interrogé par un auditeur sur la possibilité de supprimer la hausse de la CSG pour les retraités, il a rejeté catégoriquement cette idée. "Je vais vous décevoir, mais la réponse sera non", a-t-il affirmé. "La hausse de la CSG c'est ce qui permet de financer l'augmentation du salaire net de tous ceux qui travaillent", a-t-il argumenté.  

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Emmanuel Macron a indiqué ce soir : "Pour ceux qui touchent moins de 2.000 euros par mois, nous annulerons en 2019 la hausse de la CSG subie cette année. L'effort qui leur a été demandé était trop important et n'était pas juste", a-t-il dit. Jusque-là, seuls les retraités gagnant moins de 1.200 euros environ étaient exemptés

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