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Emmanuel Macron restaure l'importance du nucléaire

Le gouvernement avait promis une réduction du nucléaire en France d'ici 2035, mais la consommation en énergie devient de plus en plus importante et aucune ressource renouvelable ne saurait remplacer le nucléaire.

Emmanuel Macron au Creusot le 8 décembre
Emmanuel Macron au Creusot le 8 décembre
Crédit : Laurent Cipriani / POOL / AFP
Nucléaire : Emmanuel Macron restaure son importance
03:03
Nucléaire : Emmanuel Macron restaure son importance
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L'Eco and You - Martial You
Martial You
Journaliste

Emmanuel Macron était au chevet du nucléaire au Creusot, le mardi 8 décembre. Le nucléaire est en train de redevenir très tendance dans la Macronie, et on revient de loin. Il y a encore un an environ, dans le Grand Jury de RTL, Bruno Le Maire réclamait quasiment la tête du patron d'EDF, Jean-Bernard LEVY. Rapport à l'appui. 

La Cour des Comptes étrillait le bilan financier et le naufrage industriel de l'EPR de Flamanville en annonçant une ardoise de 19 Milliards et 11 ans de retard sur le calendrier. Et d'ailleurs, Emmanuel Macron était au Creusot, mis en cause dans la fabrication de la cuve de l'EPR, symbole de notre perte de savoir-faire puisqu'on avait relevé des anomalies.

La Startup Nation et le monde d'après ont besoin du nucléaire. Toute la révolution technologique qui se prépare ne tourne pas au pétrole mais à l'électricité. 100 milliards d'objets connectés dans le monde à horizon 2030 et au bout des serveurs qui analyseront toutes nos données. Des véhicules autonomes, l'avènement de l'intelligence artificielle, la 5G. Et par rapport à l'an dernier, la Covid est passée par là et on a aussi ouvert les vannes du financement à grands coups de milliards. 

Un besoin énergétique massif

La montée en puissance des objets connectés est tellement rapide qu'on voit mal comment produire l'électricité nécessaire sans passer par le nucléaire. Rien que sur les véhicules électriques ou hybrides rechargeables, alors que les immatriculations de nouvelles voitures sont en chute, les véhicules propres connaissent un boom. Près de 10% du parc et 80.000 voitures de plus en 1 an.

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Une réduction de la production d'énergie nucléaire est toujours prévue à l'horizon 2035, mais j'ai du mal à y croire quand je prends tous les calendriers. Le mix énergétique doit faire descendre le nucléaire à 50%. En échange, cela nécessite une hausse du renouvelable mais c'est instable par essence tant qu'on ne sait pas stocker l'énergie produite. Pas de soleil la nuit et pas de vent tous les jours. Donc le reste de l'énergie qui n'est pas nucléaire est fossile.

L'hydrogène pour remplacer le nucléaire ?

Je vais prendre l'exemple de l'hydrogène. 7 milliards investis côté français, 9 milliards côté allemand, dans les 10 ans. Cela nous rapproche de 2035. L'objectif est de faire de l'hydrogène vert sinon ça n'a pas d'intérêt. Les Français pourront le faire grâce au nucléaire. Les Allemands, faute de nucléaire, vont devoir faire de l'électrolise avec de l'électricité produite dans les déserts d'Afrique et du Moyen-Orient grâce à des champs de panneaux photovoltaïques. Cela paraît tout de suite plus compliqué.

Finalement, EDF va présenter un projet de 6 nouveaux EPR après Flamanville. L'idée était inenvisageable il y a 1 an mais on se dit aujourd'hui : pourquoi pas ? Le nucléaire est propre, mais il est surtout redevenu fréquentable en sortie de crise.

Le plus : incroyable défilé d'introductions en bourse à New York

Si vous aviez encore un doute sur le fait que le Coronavirus profite aux entreprises technologiques... Dans la semaine, vous avez l'arrivée en bourse de DoorDash, Wish et AirBnB, qui a souffert pour le coup de l'arrêt du tourisme. Il y a eu 88% d'introductions en bourse de plus cette année par rapport à 2019. Et beaucoup de startups.

La note : 8/20 à la grande distribution

Malgré les grands discours sur un meilleur paiement des matières premières aux agriculteurs, on s'aperçoit que les acteurs de la grande distribution refusent les hausses de prix demandées par les entreprises qui produisent les compotes. La récolte de cet été a été mauvaise en raison de la sécheresse. Et bien, les grandes enseignes refusent et on pourrait voir disparaitre les pommes françaises de la composition de nos compotes. On ira chercher des fruits en Pologne, Ukraine, Turquie.

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