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Élisabeth Borne : est-elle prête à relever les défis qui incombent au Premier ministre ?

Lundi 16 mai, Élisabeth Borne a succédé à Jean Castex au poste de Première ministre. Elle va devoir relever certains défis à 4 semaines du premier tour des élections législatives.

Elisabeth Borne, nouvelle Première ministre, depuis le 16 mai 2022.
Elisabeth Borne, nouvelle Première ministre, depuis le 16 mai 2022.
Crédit : CHRISTIAN HARTMANN / POOL / AFP
Philippine Rouvière Flamand

Depuis qu'elle a été nommée Première ministre, Élisabeth Borne doit porter les projets du président et répondre aux attentes des Français pour espérer faire avoir la majorité à Renaissance (le parti d'Emmanuel Macron) aux législatives. La seconde femme locataire de Matignon de l'Histoire de la Vᵉ République a un mois pour convaincre les électeurs, notamment ceux de gauche, à cause du nuage Jean-Luc Mélenchon, qui vise son poste. 

Les sujets de discorde dont l'absence de traitement majeur a été reprochée lors de la campagne présidentielle, tels que la transition écologique, sont fortement attendus lors du mandat d'Élisabeth Borne. La nouvelle Première ministre est également attendue sur les sujets du pouvoir d'achat, dans la tourmente depuis plusieurs mois, la réforme des retraites, qui avait secoué la France avant l'arrivée du Covid-19.

L'urgence de la transition écologique

Lors de son meeting à Marseille le 16 avril (pendant l'entre-deux-tours de la présidentielle), Emmanuel Macron a spécifié qu'il souhaitait nommer un "Premier ministre vert" et a assuré que le futur chef du gouvernement serait "directement chargé de la planification écologique". 

Des spécificités qui ne semblent pas imputées à Élisabeth Borne au premier abord, pourtant, la nouvelle Première ministre a de l'expérience en ce qui concerne l'écologie. En effet, elle a été, entre 2014 et 2015, la directrice de cabinet de Ségolène Royal lorsqu'elle était ministre de l'Environnement. Elle a elle-même été nommée ministre de la Transition écologique et solidaire en juillet 2019. Lors de ce passage au ministère, elle a notamment porté au Parlement la loi Énergie Climat, qui a pour but de réduire la dépendance française aux énergies fossiles et accélérer le développement des énergies renouvelables. 

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En revanche, trois jours après sa nomination à Matignon, Jean-François Julliard, directeur général de Greenpeace France, a critiqué la politique écologique de la nouvelle Première ministre. Selon lui, "elle n’a pas brillé par des positions fortes et ambitieuses sur l’écologie", évoquant notamment la loi Climat-Énergie "où elle a fait reculer de 10 ans le délai accordé à la réduction du nucléaire dans le mix énergétique". 

Élisabeth borne a encore beaucoup à prouver dans le domaine de la transition écologique, à en croire les associations. Elle devra notamment nommer un ou plusieurs ministres en charge de ces questions. Emmanuel Macron avait notamment promis un ministre de "la planification énergétique" et un ministre de la "planification écologique territoriale". 

Le sujet sensible de la réforme des retraites

Emmanuel Macron l'a bien fait comprendre pendant sa campagne présidentielle : il veut reporter l'âge légal de la retraite à 64 ou 65 ans de manière progressive. 

Interrogée sur le sujet sur RTL le 25 avril, avant sa nomination à Matignon, Élisabeth Borne a soutenu le projet d'Emmanuel Macron. Elle expliquait notamment que le gouvernement souhaitait "revaloriser les retraites pour tenir compte de l'inflation en juillet". Elle explique également être prête à discuter avec les syndicats, dont la CFDT qui conteste d'ores et déjà le projet de réforme : "Il y aura ne place importante pour de la concertation", expliquait-elle sur RTL. Celle qui n'était pas encore Première ministre ajoutait tout de même que, pour revaloriser les pensions sans augmenter les cotisations, "il faudra travailler un peu plus longtemps", mais que "ceux qui ont commencé à travailler plus tôt (partiront) plus tôt". 

Le renforcement du pouvoir d'achat des Français

La dégradation du pouvoir d'achat, du fait de la flambée de l'inflation, restera le sujet le plus urgent à traiter au début du quinquennat. Emmanuel Macron promettait ainsi "dès cet été, une loi exceptionnelle pour le pouvoir d'achat". 

La nouvelle Première ministre en parlait au lendemain de l'élection présidentielle sur RTL. Selon elle, "la guerre en Ukraine a engendré une flambée des prix des matières premières et aussi de certains biens essentiels au niveau de l'alimentation." La nouvelle locataire de Matignon ajoute : "C'est bien pour ça que dès le mois de juillet, on va indexer les pensions, je rappelle aussi qu'au premier mai, le Smic sera revaloriser de 2,65% et puis cet été aussi une revalorisation des minimas sociaux. Cette question du pouvoir d'achat, je peux vous assurer qu'Emmanuel Macron en est bien conscient."

Parlant des mesures "très efficaces" pour protéger le pouvoir d'achat des Français, Élisabeth Borne parle du bouclier tarifaire du gaz et de l'électricité. Selon elle, la France serait "le seul pays au monde à avoir une mesure qui garantit aux Français, quelles que soient les évolutions de la guerre en Ukraine, qu'ils seront protégés sur le prix du gaz et de l'électricité".

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