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Dominique de Villepin : les coulisses de son discours à l'ONU en 2003

Le 14 février 2003, au nom de la France, Dominique de Villepin dit non à la guerre en Irak, dans un discours vibrant de 15 minutes.

Dominique de Villepin à l'ONU le 14 février 2003
Dominique de Villepin à l'ONU le 14 février 2003
Crédit : HENNY RAY ABRAMS / AFP
RÉCIT - Dominique de Villepin : le jour de son discours à l'ONU contre la guerre en Irak
00:02:43
L'INTÉGRALE - Dominique de Villepin : les coulisses de son discours à l'ONU
00:27:25
Capucine Trollion
Capucine Trollion

Le 14 février 2003, devant le conseil de sécurité des Nations Unies, Dominique de Villepin dit non à la guerre en Irak sur fond de pressions et d’appel au boycott des produits français aux États-Unis. 

Dominique de Villepin prononce discours historique dans un contexte de tensions extrêmes que nous rappelle l’actualité depuis quelque temps… Vous allez comprendre les coulisses de cette décision, un épisode de pression, de menaces auxquelles le ministre des Affaires Étrangères refusera de céder. "Ce discours s'est vraiment préparé à la dernière minute puisque c'est le 3e. Il y a eu un premier discours en janvier 2003, un deuxième début février", explique Michaël Moreau, journaliste, auteur du livre Les plumes du pouvoir- Tous les discours ont une histoire, au micro de Jour J

"À l'époque, Dominique de Villepin dit qu'on ne s'attendait pas à un tel retentissement. En fait, c'est le dernier rendez-vous avant la guerre ou pas la guerre et donc c'est pour ça qu'il y a eu cette tension extrême", poursuit Michaël Moreau. 

Certains mots rajoutés au dernier moment

"Plusieurs personnes ont participé en fait à ce discours. Il y a des conseillers qui ont commencé à faire des premières trames. Il se trouve que ce discours qui est prononcé à New York à l'ONU, le matin même, Dominique de Villepin est encore à Paris et n'a pas encore relu son discours ", détaille le journaliste au micro de Jour J. 

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Le Ministre débarque alors chez ses conseillers où il découvre son discours, "il trouve que ça manque de souffle et donc il dicte à sa secrétaire (...) la fameuse phrase qu'on retiendra : 'Et c'est un vieux pays, la France, d'un vieux continent comme le mien, l'Europe, qui vous le dit aujourd'hui, qui a connu les guerres, l'occupation, la barbarie'".

"Il est très bon orateur, c'est un discours qui est très court, qui dure une quinzaine de minutes. Et à la fin il y a des applaudissements dans la salle alors que c'est interdit à l'ONU. il se trouve que ce sont des ambassadeurs des pays qui ne sont pas membres du Conseil de Sécurité qui approuvent ce discours", révèle Michaël Moreau. 

Un discours aussi "visionnaire"

"C'était un discours aussi visionnaire", analyse Flavie Flament. "C'est un discours qui finalement n'a pas empêché la guerre, mais Dominique de Villepin le dit très bien lui-même, ce n'était pas le seul but de ce discours. C'était de prévenir, de ne pas engager l'ONU dans cette guerre et aussi d'éviter une cassure entière entre l'Occident et les pays du Moyen-Orient", résume-t-il.  "La France sera accusée de défendre ses intérêts, mais, De Villepin décide en tout cas de marteler l'engagement du pays contre le terrorisme dans son discours", conclut Flavie Flament. 

Tous les jours dans Jour J, de 20h à 21h sur RTL, Flavie Flament vous fait découvrir les grands moments d’actualité qui ont marqué la mémoire collective.

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