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Coronavirus, confinement, masques, écoles : les précisions du gouvernement

ÉCLAIRAGE - Le gouvernement a fait le service après-vente après l'allocution d'Emmanuel Macron, afin d'apporter des précisions sur le confinement prévu jusqu'au 11 mai.

Christophe Castaner et Jean-Michel Blanquer, le 5 décembre 2019
Christophe Castaner et Jean-Michel Blanquer, le 5 décembre 2019 Crédit : LUDOVIC MARIN / AFP
Marie-Pierre Haddad
Marie-Pierre Haddad
Journaliste RTL

Prolongation du confinement jusqu'au 11 mai, réouverture "progressive" des écoles, masques pour tous les Français, tests pour les personnes présentant des symptômes du Covid-19... Emmanuel Macron a détaillé, le 13 avril au soir, les différentes mesures qui vont être mises en place pour lutter contre le coronavirus et organiser la fin du confinement. 

"Très souvent, ce qui semblait impossible depuis des années, nous avons su le faire en quelques jours. Nous avons innové, osé, agi au plus près du terrain, beaucoup de solutions ont été trouvées. Nous devrons nous en souvenir car ce sont autant de forces pour le futur", a déclaré le président de la République. 

Au lendemain de cette prise de parole, de nombreuses questions restent en suspens sur les modalités du déconfinement "progressif". Emmanuel Macron a d'ailleurs chargé le gouvernement de présenter d'ici quinze jours "le plan de l'après 11 mai". Le gouvernement a néanmoins précisé les contours de certaines mesures.

Un déconfinement le 11 mai ?

Pour lutter contre la pandémie, "le confinement le plus strict doit encore se poursuivre jusqu'au lundi 11 mai", a annoncé le président français. Et ne pas dépasser cette échéance ne "sera possible que si nous continuons d'être civiques, responsables, de respecter les règles et que si la propagation du virus a effectivement continué à ralentir", a-t-il prévenu.

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L'horizon du 11 mai pour entamer un déconfinement progressif est une date à "conquérir par le respect du confinement", a précisé Christophe Castaner. "Ce qu'a annoncé le président de la République hier, ce n'est pas le déconfinement le 11 mai, c'est le confinement jusqu'au 11 mai", a souligné le ministre de l'Intérieur sur France Inter. "Il est nécessaire de ne pas se projeter en disant 'le 12 mai, c'est le mois de mai et nous faisons ce qu'il nous plaît'. Non, il faudra continuer à se battre", a poursuivi le ministre.

Sur les contrôles et verbalisations visant à faire respecter les mesures de confinement, le ministre de l'Intérieur a dévoilé un nouveau bilan. Depuis leurs mises en place à la mi-mars, 11,8 millions de contrôles ont été réalisés par les forces de l'ordre et 704.000 infractions ont été constatées, partout en France.

La réouverture des écoles dès le 11 mai ?

Une réouverture "progressive". A partir du 11 mai, les crèches, écoles, collèges et lycées rouvriront "progressivement", a poursuivi le chef de l'État, en soulignant que "trop d'enfants", notamment dans les "quartiers populaires" ou les "campagnes" sont "privés d'école" actuellement, faute d'accès au numérique. Dans l'enseignement supérieur, les cours ne reprendront "physiquement pas avant l'été" en revanche.

La réouverture des écoles, annoncée à partir du 11 mai, ne se fera "pas du jour au lendemain", et la priorité pourra être donnée "aux publics les plus fragiles", a prévenu Jean-Michel Blanquer. "On va élaborer toute une méthodologie" de reprise "qui passe forcément par de très grands aménagements. En mai-juin ce ne sera pas du tout comme avant, ce sera forcément différent", a-t-il prévenu sur France 2.

La reprise progressive "implique forcément qu'on ne va pas avoir les mêmes âges qui rentrent au même moment", et "il ne pourra pas y avoir de grands groupes" dans les classes, a aussi affirmé le ministre de l'Éducation. De ce fait, "il est possible qu'il y ait une charge horaire moins importante" pour les élèves. Interrogé pour savoir si des masques seraient mis à disposition de tous les élèves et professeurs, il a assuré que c'est "fort possible mais ça fait partie des choses qu'on va décider au cours des deux prochaines semaines".

Des masques pour tous ?

Autre annonce d'Emmanuel Macron : le 11 mai, "nous serons en capacité de tester toute personne présentant des symptômes" pour pouvoir mettre les malades en quarantaine. "Nous n'allons pas tester toutes les Françaises et tous les Français, ça n'aurait aucun sens. Mais toute personne ayant un symptôme doit pouvoir être testée. Les personnes ayant le virus pourront ainsi être mises en quarantaine, prises en charge et suivies par un médecin", a ajouté le chef de l'État.

Olivier Véran s'est dit confiant sur "la multiplication des points de dépistage" à partir du 11 mai pour les personnes présentant les symptômes du coronavirus. Sur RTL, le ministre de la Santé a indiqué : "La multiplication des points de dépistage, nous saurons faire". "Nous sommes plus de 60 millions dans ce pays, aucun pays au monde n'a jamais été capable et ne sera jamais capable de tester tout le monde. Il y a des pays qui prennent l'engagement de tester toute personne qui présente des symptômes, de manière à isoler ces personnes", a-t-il poursuivi. 

Le ministre souhaite "qu'on innove, qu'on mobilise toutes les bonnes volontés, toutes les forces vives de la nation", qu'il y ait des tests "dans les hôpitaux, les laboratoires - quel que ce soit leur statut", y compris ceux consacrés "à la recherche". Il veut aussi "s'appuyer sur les collectivités", "mettre en place des équipes mobiles, des drive-tests, procéder à partir des pharmacies, d'officines volontaires".

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