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Comment va être surveillée la mise en œuvre du plan de relance ?

ÉCLAIRAGE - Le Premier ministre promet de s'impliquer "personnellement" dans la surveillance du plan de relance. Un conseil de la relance et un comité de pilotage seront mis en place.

Le gouvernement présente le plan de relance
Le gouvernement présente le plan de relance
Crédit : LUDOVIC MARIN / POOL / AFP
Coline Daclin
Journaliste

100 milliards d'euros pour relancer l'économie française. C'est la promesse du gouvernement pour faire face notamment à la crise économique liée au coronavirus. Il a détaillé les mesures ce jeudi 3 septembre au cours d'une conférence de presse. Au programme, des mesures pour l'emploi, pour la transition écologique ou encore les transports.

Pour la réussite de ce plan, le Premier ministre Jean Castex a appuyé sur un point particulier : la "responsabilité". Celle des entreprises, des collectivités territoriales et des citoyens en général, "pour que les entreprises embauchent, [...] pour que les partenaires sociaux dialoguent et trouvent des accords, pour que les collectivités investissent aux côtés de l'État [...] et pour que les ménages investissent et consomment au lieu d'épargner". 

Mais les ministres aussi devront être "responsables", car ils seront surveillés dans leur mise en place du plan de relance. "Vous avez des objectifs mais si vous ne les atteignez pas, [...] nous allouerons les crédits vers des secteurs qui avancent plus vite", a déclaré le Premier ministre à l'intention de son gouvernement

En cas de retard, la possibilité de réallouer les fonds

"Ce plan de relance c'est un rendez-vous de l'administration avec elle-même", a souligné Jean Castex. Concrètement, l'application du plan de relance sera surveillée par une "mission budgétaire unique", a expliqué le ministre de l'Économie Bruno Le Maire

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D'un côté, le Premier ministre présidera un "conseil de la relance". Il pourra décider si un projet prend du retard de "réallouer les fonds vers un autre projet plus mûr, de façon à garantir l'efficacité de la relance", a poursuivi Bruno Le Maire. Pour sa part, le ministre de l'Économie présidera toutes les semaines un "comité de pilotage" qui aura aussi pour objectif de suivre la mise en place du plan de relance. 

"Nous mettrons en place une batterie d’indicateurs de suivi qui seront publics, sur le taux de décaissement, sur la réduction de CO2, le nombre de rénovations énergétiques, la création d'emploi... Pour que les Français puissent suivre directement la mise en oeuvre de ce plan de relance", a encore expliqué Bruno Le Maire. 

Une implication "personnelle" du Premier ministre

En tous cas, le Premier ministre le promet, il sera "particulièrement attentif aux conditions de mise en oeuvre et d'exécution de ce plan". "J'entends bien m'y impliquer personnellement", a-t-il assuré. 

Enfin, pour la bonne mise en place du plan de relance, le soutien aux entreprises fera l'objet d'un contrôle de l'État. "Nous attendons des entreprises qu'elles jouent le jeu de ce plan de relance et nous avons un certain nombre de dispositifs pour lesquels nous définirons des contreparties", a déclaré Bruno Le Maire.

De leur côté, les entreprises aussi promettent de surveiller l'État. François Asselin, président de la Confédération des petites et moyennes entreprises, a indiqué qu'il serait "vigilant" sur le fléchage effectif des aides aux PME. 

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