2 min de lecture Justice

Affaire Mila : ouverture d'une enquête pour menaces de mort et harcèlement

Après une nouvelle vidéo publiée sur les réseaux sociaux, l'adolescente iséroise est de nouveau la cible de harcèlement et de menaces de mort.

Des agents de police (illustration)
Des agents de police (illustration) Crédit : PATRICK KOVARIK / AFP
Florine Boukhelifa et AFP

La jeune Mila a publié une nouvelle vidéo polémique sur l'Islam, suscitant un torrent de réactions hostiles. Le parquet de Vienne, en Isère, a annoncé dimanche 15 novembre l'ouverture d'une enquête pour "menaces de mort par écrit et harcèlement". L'adolescente grenobloise avait déjà été harcelée en janvier dernier, après une première publication sur le prophète Mahomet.

Dans un communiqué, la procureure de la République Audrey Quey a indiqué qu'"à la suite d'une nouvelle publication de la jeune Mila sur le réseau social TikTok, celle-ci fait l'objet, depuis ce matin, de menaces de mort caractérisées. Mon parquet a immédiatement ouvert une enquête".

Cette enquête, "confiée en co-saisine à la division de lutte contre les crimes de haine de l'office central de lutte contre les crimes contre l'humanité, les génocides, les crimes de guerre et les crimes de haine, ainsi qu'à la section de recherche de la gendarmerie nationale de Grenoble", est "diligentée des chefs de menaces de mort par écrit et harcèlement électronique", a-t-elle précisé. 

Selon la magistrate, les auteurs de ces menaces, une fois identifiés, seront poursuivis en justice et encourent jusqu'à 3 ans d'emprisonnement et 45.000 euros d'amende.

Plusieurs condamnations judiciaires prononcées

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Dimanche après-midi, le nom Mila figurait en première place dans les tendances Twitter quelques heures après que la jeune fille s'en fût pris à ses détracteurs dans une vidéo en déclarant : "Et dernière chose, surveillez votre pote Allah, s'il vous plaît. Parce que mes doigts dans son trou du cul, j'les ai toujours pas sortis."

Insultes, messages de haine et menaces de mort ont alors fusé sur Twitter, où l'Iséroise a aussi reçu de nombreux soutiens de personnalités dont celui de Marlène Schiappa. "Ce n'est plus de la controverse, c'est de la persécution, contre une mineure qui plus est", écrit la ministre déléguée à la Citoyenneté, précisant qu'elle adresserait lundi un signalement au procureur.

En janvier, Mila avait publié une vidéo devenue virale dans laquelle elle proférait de virulentes critiques sur l'islam, déclenchant un déferlement de menaces - qui l'ont contrainte à quitter son lycée - mais aussi de soutiens.

Durant l'été, la jeune fille avait été menacée de mort et de viol alors qu'elle était à Malte en séjour linguistique. L'auteur des menaces, un Algérien vivant en France, avait été interpellé et condamné à de la prison avec sursis par la justice maltaise. En France, à Auch, un jeune homme de 23 ans avait été condamné le 1er octobre à trois ans de prison dont 18 mois avec sursis, pour des menaces de mort.

Par ailleurs, plusieurs personnes ont été mises en examen dans le cadre de l'enquête sur menaces de mort de janvier et à la diffusion des coordonnées de Mila.

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