2 min de lecture Réseaux sociaux

Affaire Mila : trois adolescents ont été mis en examen

Des adolescents suspectés d'être à l'origine de la diffusion de données personnelles de la jeune Mila ont été mis en examen. La lycéenne avait reçu des menaces de mort après une critique de l'Islam sur les réseaux sociaux.

Le principal proxénète, âgé de 24 ans, aurait versé 500 € à une connaissance pour prendre sous son aile la victime, qui s'était échappée d'un foyer d'Île-de-France.
Le principal proxénète, âgé de 24 ans, aurait versé 500 € à une connaissance pour prendre sous son aile la victime, qui s'était échappée d'un foyer d'Île-de-France. Crédit : JACQUES DEMARTHON / AF
Ryad Ouslimani
Ryad Ouslimani
et AFP

L'affaire avait agité l'opinion mais aussi la sphère politique. Mila, jeune lycéenne de l'Isère, avait reçu des menaces de mort au mois de janvier après avoir émis des critiques sur l'Islam sur les réseaux sociaux. Mercredi 17 juin, le parquet de Vienne annonce la mise en examen de trois adolescents impliqués. 

L'un des trois suspects est âgé de 17 ans, vivant à Besançon. Il lui est "reproché d'avoir été à l'origine de la diffusion d'informations personnelles" de la jeune fille, a communiqué la procureure de la République Audrey Quey, relayée par l'AFP.

Interpellé le 20 février dernier, il s'est vu déférer le lendemain dans le cadre d'une information judiciaire pour "vol, menaces de mort, menaces de commettre un crime, harcèlement et usage de l'identité ou de données d'identification d'autrui en vue de porter atteinte à la tranquillité ou à l'honneur".

Selon le parquet, le jeune homme a reconnu "avoir lui-même diffusé les informations" de la jeune Mila. Il a été mis en examen pour "recel de vol, harcèlement électronique et usage de données d'identification d'autrui", avant d'être placé sous contrôle judiciaire

Des données personnelles publiées

À lire aussi
santé
"La privation de liberté ne doit pas être une privation de dignité", plaide Dupond-Moretti

Deux autres mineurs, âgés de 17 ans et originaires de l'Isère et du Rhône, ont été déférés devant le juge d'instruction en charge de l'affaire le 10 juin. Ils ont tous les deux reconnu "avoir récupéré les données personnelles de Mila avant de les transmettre au mineur de Besançon". Dans la foulée ils ont été mis en examen pour "vol et recel de vol de données informatiques" et placés sous contrôle judiciaire.

Une quatrième personne, "un auteur de menaces de mort", a par ailleurs été interpellé en mai par la section de recherches de la gendarmerie de Grenoble sur commission rogatoire de la juge d'instruction de Vienne.

"Les investigations se poursuivent désormais en vue de l'identification d'autres auteurs de menaces", a conclu Audrey Quey.

Mila blanchie par une enquête

En janvier dernier, une vidéo de cette lycéenne mineure, diffusée dans une discussion personnelle sur un réseau social, s'était retrouvée à circuler de manière virale, lui attirant un déferlement de menaces et déclenchant les commentaires jusqu'au sommet de l'État. La jeune fille avait dû être retirée de son lycée de Villefontaine, dans le nord du département de l'Isère. 

Elle avait alors été l'objet de l'ouverture d'une enquête pour "provocation à la haine raciale". En parallèle, une autre pour rechercher les auteurs des menaces et de la diffusion de ses données personnelles avait été enclenchée. La première avait été classée sans suite le 30 janvier, le parquet de Vienne estimant que "les propos diffusés, quelle que soit leur tonalité outrageante, avaient pour seul objet d'exprimer une opinion personnelle à l'égard d'une religion, sans volonté d'exhorter à la haine ou à la violence".

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Réseaux sociaux Harcèlement Justice
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants