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Affaire Carlos Ghosn : que lui est-il précisément reproché ?

ÉCLAIRAGE - Carlos Ghosn est entendu à partir de ce lundi comme témoin par des magistrats français. RTL fait le point sur les affaires qui l'entourent.

Carlos Ghosn à Beyrouth le 8 janvier 2020
Carlos Ghosn à Beyrouth le 8 janvier 2020
Crédit : AFP
Coline Daclin & AFP

C'est de début des interrogatoires pour Carlos Ghosn. L'ancien patron de Renault-Nissan est entendu à partir de ce lundi 31 mai par des magistrats français, qui ont fait le déplacement jusqu'au Liban. L'audition doit durer cinq jours, et se tient dans une salle de la Cour de cassation à Beyrouth.

L'ex-PDG de 67 ans est visé par plusieurs enquêtes, et un mandat d'arrêt d'Interpol. Au Japon d'abord, Carlos Ghosn est accusé de malversations financières alors qu'il était encore chez Nissan. Il avait été arrêté en novembre 2018 sur le tarmac de l'aéroport de Tokyo, puis remis en liberté sous caution après plusieurs mois de détention. Malgré son interdiction de quitter l'archipel, dans l'attente de son procès, il a fui au Liban pour, selon lui, "échapper à l'injustice" et à un "complot" des autorités japonaises.

Entendu comme témoin

Des enquêtes françaises examinent également le cas Ghosn. Les auditions à Beyrouth concernent justement celles-ci, qui ont été ouvertes à Nanterre et à Paris. L'ancien magnat de l'automobile est entendu comme témoin, un statut que contestent ses avocats. "Seul le statut de mis en examen", que les trois avocats "appellent de leurs vœux, lui permettra de dénoncer les vices juridiques affectant le dossier et de faire réaliser des auditions", estiment-ils. 

Carlos Ghosn ne peut en effet sous le statut de témoin pas avoir accès au dossier et connaître les charges exactes qui pèsent sur lui, ni demander des actes, comme des contre-expertises, ou l'audition de témoins par exemple. Mais cette mise en examen ne pourra pas intervenir tant que Carlos Ghosn n'est pas sur le sol français. 

Une enquête à Nanterre, et une à Paris

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A Nanterre, la justice soupçonne l'homme d'affaires d'avoir tiré un bénéfice personnel d'une convention de mécénat entre Renault et l'établissement qui gère le Château de Versailles, en y organisant deux soirées. Elle s'intéresse aussi à plusieurs millions d'euros de paiements considérés suspects entre RNBV, une filiale néerlandaise de Renault-Nissan, et le distributeur du constructeur automobile français à Oman, Suhail Bahwan Automobiles (SBA). 

Dans cette enquête, une nouvelle plainte a été déposée le 18 mai. Une actionnaire de Renault accuse Carlos Ghosn d'avoir fait verser par le groupe automobile des "sommes conséquentes" à RNBV à "l'insu des actionnaires". 

L'enquête instruite à Paris fait suite à une plainte de la même actionnaire, mais les juges d'instruction s'intéressent cette fois à des prestations de conseil conclues par RNBV à partir de 2019 avec l'ancienne ministre française de la Justice Rachida Dati et le criminologue Alain Bauer. Tous deux nient l'existence d'irrégularités de ces contrats, et ont été placés sous le statut de témoin assisté, comme l'ancien bras droit chez Renault de Carlos Ghosn, Mouna Sepehri. 

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