1. Accueil
  2. Actu
  3. International
  4. Twitter, Golf, TV… Comment Donald Trump occupe-t-il ses dernières semaines ?
3 min de lecture

Twitter, Golf, TV… Comment Donald Trump occupe-t-il ses dernières semaines ?

ÉCLAIRAGE - Après une brève allocution dimanche au sommet virtuel du G20, Trump s’est rendu à son golf de Virginie, près de Washington. Rarement l’agenda officiel d’un président n’aura été aussi "léger".

Donald Trump le 22 novembre 2020
Donald Trump le 22 novembre 2020
Crédit : TASOS KATOPODIS / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / Getty Images via AFP
Thomas Pierre

Donald Trump serait-il las de la fonction présidentielle ? Si ce n'est sa frénésie de tweet habituelle, le président sortant ne se sera finalement que très peu montré devant les caméras depuis le 3 novembre. Juste le temps, à seulement trois occasions, de pester contre cette "frauduleuse" élection qui aura sonné sa défaite, ou de vanter "sa" réussite dans les avancés majeures en matière de vaccin contre la Covid-19. 

Mais, un peu plus de deux semaines après la victoire de Joe Biden, le locataire de la Maison Blanche, si pugnace sur Twitter, semble bien, dans les faits, avoir raccroché les gants. Bien qu'il regarde beaucoup la télévision, blessé dans son orgueil d'avoir été lâché par Fox News, et commentant abondamment l'antenne de ses nouvelles chaînes favorites (OAN et Newsmax), son attitude envers le Bureau oval contraste désormais nettement avec l'énergie impressionnante déployée dans les derniers jours de la campagne. 

Le candidat Trump pouvait alors faire quatre États dans la même journée pour y enchainer les meetings, moquant dans la foulée "Basement Joe", son rival démocrate, supposément reclus dans son sous-sol. Sauf que depuis l'"election Day", son agenda officiel, allégé, trahit un Donald Trump, à son tour terré à la Maison Blanche, mais bien loin de la gestion des affaires courantes ou de la crise sanitaire. "À l'exception des vacances, je ne me souviens pas de si peu (de choses) dans l'emploi du temps présidentiel", témoigne le correspondant à la Maison Blanche du New York Times.

Entre golf et "vie d'après"

Et pour cause, le président américain semble ailleurs, occupé à digérer sa défaite et à s'imaginer sa "vie d'après" la Maison Blanche. En attendant une éventuelle candidature en 2024, Donald Trump se renseignerait même sur la meilleure manière de faire fructifier son expérience à la tête de la première puissance mondiale.

À lire aussi

Selon le Washington Post, il s'intéresserait en effet aux tarifs pratiqués sur le marché des conférenciers, envisagerait déjà un contrat juteux pour ses mémoires (à la manière de Barack Obama et de ses 60 millions de dollars d'à-valoir) et réfléchirait à comment continuer d'exister politiquement et médiatiquement sans pour autant fonder sa propre chaîne de télévision. "Trump a exploré des moyens de gagner de l'argent pour relativement peu de travail", précise le quotidien. 

Une tendance à lever le pied qu'il a déjà fait sienne, à en croire la fréquence de ses déplacements sur son parcours de golf de Virginie. Dimanche, après une brève allocution au sommet virtuel du G20, le milliardaire new yorkais s’est de nouveau éclipsé pour aller s'adonner à son passe-temps favori. Depuis le 3 novembre, Donald Trump y aura passé tous ses week-ends, selon le site Trump Golf Count. Il y aurait même appris sa défaite dans les urnes le 7 novembre.

La fin du baroud d'honneur ?

Lassitude du pouvoir ? Baisse de régime après une campagne éreintante ? Ou simple aveu que ces jours d'ici au 20 janvier sont comptés ? En tout cas, le baroud d'honneur du républicain pourrait rapidement toucher à sa fin. Après recompte manuel, la Géorgie a confirmé vendredi la victoire du démocrate. Les cinq autres États-clé devraient à leur tour bientôt certifier leurs résultats, malgré les recours locaux des avocats du milliardaire. 

Samedi, celui-ci a ainsi subi un nouveau revers en Pennsylvanie, où un juge a rejeté les allégations de fraude estimant que le camp Trump avait présenté "des arguments juridiques sans fondement et des accusations hypothétiques". La certification des résultats devait y avoir lieu ce lundi. 

Preuve supplémentaire que la contre-attaque judiciaire du président se délite peu à peu, son propre camp commence à se retourner contre lui. Pour l'ancien gouverneur du New Jersey Chris Christie, membre de l'équipe de transition de Donald Trump en 2016, le comportement des avocats du président est dorénavant "une honte nationale".

Le gouverneur républicain du Maryland Larry Hogan a pour sa part estimé sur CNN que les États-Unis commençaient à ressembler à "une république bananière", avant de demander sur Twitter au président d'"arrêter de jouer au golf et d'admettre" la défaite. En vain pour l'instant.

La rédaction vous recommande

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/