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Mort de Quentin Deranque : après Giorgia Meloni, l'administration Trump dénonce la violence politique d'extrême gauche

L'affaire du militant identitaire battu à mort par des antifas à Lyon n'en finit plus de faire réagir à l'international. Après l'Italie, l'administration de Donald Trump a condamné la violence politique d'extrême gauche.

Donald Trump à la Maison Blanche, le 3 avril 2020

Crédit : JIM WATSON / AFP

La rédaction numérique de RTL & AFP

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Après l'Italie, au tour de l'administration de Donald Trump de s'engouffrer dans la brèche ouverte par la mort de Quentin Deranque. L'administration américaine a dénoncé ce vendredi 20 février la violence politique d'extrême gauche après la mort en France du militant nationaliste Quentin Deranque, appelant à traduire les responsables en justice.

"Lorsque l'on décide de tuer des gens pour leurs opinions au lieu de les persuader, on se place en dehors de la civilisation", a écrit sur X la sous-secrétaire d'Etat à la diplomatie publique, Sarah Rogers, soulignant que les Etats-Unis suivent de "près" cette affaire.

Elle a partagé un message publié la veille du Bureau de lutte contre le terrorisme, qui dépend du département d'Etat américain, affirmant que "l'extrémisme violent de gauche est en hausse et son rôle dans la mort de Quentin Deranque démontre la menace qu'il représente pour la sécurité publique".

Sarah Rogers a partagé un message publié la veille sur X par le Bureau de lutte contre le terrorisme, qui dépend du département d'Etat américain, affirmant que "l'extrémisme violent de gauche est en hausse et son rôle dans la mort de Quentin Deranque démontre la menace qu'il représente pour la sécurité publique".

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"Nous continuerons à suivre la situation et espérons que les auteurs de ces violences seront traduits en justice", a-t-il écrit.

Mme Rogers mène au nom du gouvernement américain l'offensive contre les atteintes, selon Washington, à la liberté d'expression en Europe.

Passe d'armes entre la France et l'Italie jeudi

La veille, la mort du militant identitaire avait alimenté des tensions entre la France et l'Italie. Le président français Emmanuel Macron s'en était pris jeudi à Giorgia Meloni lui sommant d'arrêter de "commenter ce qui se passe chez les autres", après des propos de la Première ministre italienne sur la mort en France du militant nationaliste. Elle avait notamment écrit sur X que "la mort d'un garçon d'à peine plus de 20 ans, attaqué par des groupes liés à l'extrémisme de gauche dans un climat de haine idéologique qui se répand dans plusieurs pays, est une blessure pour l'Europe entière".

"Que chacun reste chez soi et les moutons seront bien gardés", a lancé le président français jeudi depuis l'Inde, où il achevait une visite officielle. "Je suis toujours frappé de voir que des gens qui sont nationalistes, qui ne veulent pas qu'on les embête chez eux sont toujours les premiers à commenter ce qui se passe chez les autres", a également déclaré Emmanuel Macron.

"Je suis désolée que Macron" ait interprété ces commentaires comme une "interférence", a répondu la Première ministre italienne jeudi soir dans un entretien à la chaîne SkyTG24. "Intervenir (...) pour exprimer ma solidarité avec le peuple français sur une affaire qui concerne manifestement tout le monde ne relève pas d'une interférence. Je suis désolée que Macron ne l'ait pas compris", a-t-elle ajouté.

"Je vois un climat que je n'aime pas, je le vois en Italie, je le vois en France, je le vois aux Etats-Unis. (...) Les classes dirigeantes doivent (réfléchir) sur la manière de combattre un climat qui pourrait nous ramener des décennies en arrière, une histoire que l'Italie connaît très bien et que la France connaît très bien, vu qu'elle a accordé l'asile politique à des membres des Brigades rouges", a-t-elle également déclaré.

Giorgia Meloni avait dans un premier temps écrit sur X que "la mort d'un garçon d'à peine plus de 20 ans, attaqué par des groupes liés à l'extrémisme de gauche dans un climat de haine idéologique qui se répand dans plusieurs pays, est une blessure pour l'Europe entière".

La France traverse "un moment Charlie Kirk", selon Dominique de Villepin

L'ancien premier ministre français Dominique de Villepin a estimé vendredi que la France traverse "un moment Charlie Kirk", à savoir "un moment qui vise à la délégitimation d'une partie du spectre politique et à la victimisation de l'extrême droite triomphante", a-t-il écrit dans un long post sur X en assurant ne pas parler au nom d'un camp mais "d'une certaine idée de la République".

Après l'assassinat du militant d'extrême droite Charlie Kirk par un homme se revendiquant de l'antifascisme, Donald Trump et ses partisans avaient tenté d'en rendre responsable l'opposition démocrate pour la disqualifier.

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