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Syrie : comment la révolte contre Bachar al-Assad a démarré

Le 18 mars 2011, 4 manifestants sont tués à Deraa, en Syrie, qui se révolte contre son président Bachar al-Assad.

Bachar al-Assad, président syrien, en juin 2009
Bachar al-Assad, président syrien, en juin 2009
Crédit : Louai Beshara / AFP
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Bastien Robin

En cette année 2011, la Tunisie, l’Egypte et la Lybie ont vu le sol trembler sous les pas des manifestants et de leurs slogans. Dans chacun de ces pays, tous ne réclamaient qu’une seule chose, le départ de leur président, qui bien souvent était en place depuis trop longtemps, et s’accrochait au pouvoir. Et l’on ne tarda pas à qualifier ces soulèvements populaires qui embrasaient l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient du nom de "Printemps arabe".

La révolte avait gagné peu à peu une bonne partie de la région, et s’était organisée notamment sur les réseaux sociaux, et sur Facebook en particulier. Pourtant en Syrie, Facebook est interdit depuis deux ans déjà, mais le pouvoir a décidé de réautoriser l’accès au réseau social ? Par bonté ? Évidemment que non, simplement pour pouvoir contrôler ce qui s’y dit, et ce qui s’y prépare, car depuis 1963 en Syrie, toute manifestation est interdite.

Mais, la jeunesse syrienne, qui assiste de loin à ce que vit la Tunisie, l’Égypte, et la Lybie, aspire elle aussi au changement. Alors, inspirés par ce qu’ils ont vu ailleurs, quelques adolescents vont s’improviser tagueurs et écrire sur le mur d’une école de la ville de Deraa : "Ton tour arrive, docteur". Mais qui est ce docteur ? Il s’agit de Bachar al-Assad, le président syrien, ophtalmologue de formation.

La Syrie sombre dans le chaos

Pour avoir tagué ce mur, ils seront détenus plusieurs semaines, et même torturés. Les parents viennent supplier les autorités de relâcher leurs enfants… Mais rien n’y fait. Pire encore, Atef Najib, cousin de Bachar al-Assad et chef de la sécurité de la ville de Deraa aurait alors eu ces mots envers les parents : "Oubliez vos enfants et allez retrouver vos femmes. Elles vous en donneront d'autres. Et puis, si vous n'êtes pas capables de leur faire des enfants, amenez-nous vos femmes. On le fera pour vous."

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Qu’elles soient vraies ou non, ces paroles se répandent en ville comme une traînée de poudre. L’affaire s’ébruite et le 18 mars 2011, plus de 3.000 habitants de Deraa se retrouvent dans la rue, pour réclamer la libération des adolescents. Bilan de la manifestation: 4 manifestants tués. Rapidement, la contestation, pourtant violemment réprimée par les sbires de Bachar al-Assad, gagnera le pays tout entier.

Morcelée entre fidèles du pouvoir, armée syrienne libre, rebelles kurdes et forces djihadistes, la Syrie sombre dans le chaos. Profitant de ce chaos, les djihadistes gagneront du terrain, et feront de Raqqa, ville du nord de la Syrie, la capitale d’un autoproclamé État Islamique, d’où seront organisés les sanglants attentats du 13 novembre qui frapperont Paris, mais également les attentats de Bruxelles.

Ce soir dans Jour J de 20h à 21h, nous décryptons la guerre éminemment complexe et sanglante qui secoue la Syrie depuis 11 ans. Notre invité sera Vincent Hugeux, journaliste indépendant, essayiste et enseignant à Sciences Po, et auteur de "Tyrans d'Afrique, les mystères du despotisme post-colonial".

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