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Pays-Bas : un "boucher végétarien" au coeur du plan végétal d'Unilever

Jaap Korteweg a vu son projet d'offrir des substituts végétariens aux carnivores les plus fervents être racheté par le géant de l'agroalimentaire Unilever, alors que le marché de la "viande" à base de végétaux pourrait atteindre 100 milliards de dollars d'ici 15 ans.

De la viande et des saucisses (illustration)
De la viande et des saucisses (illustration)
Crédit : Pixabay / Creative Commons
Quentin Marchal & AFP

Sa notoriété s'est envolée en quelques mois seulement. Lorsque Jaap Korteweg, un agriculteur néerlandais de neuvième génération, a renoncé à la viande et a monté son entreprise avec l'ambition d'offrir des substituts végétariens aux carnivores les plus fervents, ses proches ont cru à une plaisanterie.

Le fondateur du "Boucher Végétarien" (De Vegetarische Slager en néerlandais) a pourtant vu ses efforts aboutir avec le rachat en 2018 de son entreprise par le géant de l'agroalimentaire Unilever. La multinationale anglo-néerlandaise a désormais placé le "boucher" au cœur de ses projets visant à réaliser des ventes annuelles d'un milliard d'euros via ses aliments d'origine végétale, un marché florissant.

"La prochaine étape chez Unilever est formidable, ils investissent beaucoup. Ils ont les connaissances et le pouvoir de développer la marque partout dans le monde, donc l'équipe explose, et les résultats aussi", se réjouit Jaap Korteweg auprès de l'AFP. "C'est un rêve devenu réalité", explique-t-il au milieu d'un champ où il construit sa future maison éco-responsable, au toit recouvert d'herbe.

Se décrivant comme un ancien "grand amateur de viande", l'agriculteur raconte être devenu végétarien il y a 20 ans, après avoir dû stocker des cochons morts dans ses chambres froides lors d'une épidémie de peste porcine. "Pour moi, c'était le moment d'arrêter, j'en avais assez de ce système utilisant des animaux pour la viande", se souvient M. Korteweg, qui admet que ce n'était "pas facile".

Un surf avant l'heure sur la vague végétarienne

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Avec du recul, Jaap Korteweg s'amuse de l'ironie qu'un fils de fermier, qui a grandi dans la campagne néerlandaise "au milieu des taureaux et des vaches", ait fini par ouvrir en 2010 une petite "boucherie" végétarienne à La Haye. "Mais ce que je vois maintenant, c'est que ma famille, mon frère et mes sœurs sont très favorables à cette transformation et à la nouvelle entreprise", déclare-t-il.

Avec l'aide de chefs cuisiniers, l'entrepreneur a élaboré des substituts végétariens et végétaliens censés recréer le goût et l'aspect de boulettes de viande, escalopes, saucisses et autres. "Mon objectif était de devenir le plus grand boucher du monde le plus tôt possible. À l'époque, les gens se moquaient parce qu'ils ne le prenaient pas au sérieux", se rappelle M. Korteweg.

"Moi, j'ai pris ça au sérieux car je voulais créer une alternative à la viande industrielle", lâche-t-il. L'agriculteur néerlandais a su surfer sur la vague végétarienne avant l'heure, en partie dopée par l'urgence climatique, l'élevage bovin étant l'une des industries les plus polluantes au monde. D'après JPMorgan, le marché de la "viande" à base de végétaux pourrait atteindre 100 milliards de dollars d'ici 15 ans.

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